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  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    Arles : de fabuleux trésors de l’époque romaine trouvés dans le Rhône

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    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

     

    La ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) est devenue colonie romaine en 46 avant Jésus-Christ, sur ordre de Jules César et en récompense de son soutien dans la guerre contre la cité voisine de Marseille. On vient, ces dernières années, d’y retrouver, dans les eaux troubles du Rhône, de nombreux trésors de cette époque.

    Iconographie : Musée départemental Arles antique © Maby J.-L et L.Roux

     

    IMPORTANT - Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    La ville d’Arles, dont le nom latin était « Arelate », comptait beaucoup pour les dirigeants de l’Empire romain, comme le confirme, en 380 après Jésus-Christ, le poète Ausone dans un ouvrage recensant les 17 plus importantes villes de cet Empire : « Ouvre, Arelate, douce hôtesse, ton double port, Arles, petite Rome gauloise. Tu es coupée par le cours impétueux du Rhône au milieu duquel un pont de bateaux forme une place où tu reçois les marchandises de tout le monde romain ».

    Cette notoriété de la cité est telle qu’au IVe siècle après J.-C., elle devient même une des résidences de l’empereur Constantin Ier, recevant en 328 le surnom temporaire de Constantina qu'elle conservera jusqu'en 340. Constantin n’hésite pas alors à y transférer l'atelier de frappe de monnaies d'Ostie qui fonctionnera durant le IVe siècle et le début du Ve. La population de l’époque atteignait 80 000 habitants, ce qui en faisait alors la cité la plus peuplée de Gaule ! Pas étonnant donc si elle possède, à l’époque, d’importants chantiers navals et si elle exporte huile, vin et céréales vers Rome et l'Orient. La domination romaine cesse brutalement en 473 lorsque la ville est prise par des hordes de Wisigoths emmenées par le roi Euric.

    De nos jours, Arles a conservé de nombreux vestiges de la présence romaine, en particulier les arènes, les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. C’est donc en toute logique qu’en 1981 les monuments romains de la cité ont été classés par l’UNESCO au Patrimoine mondial de l’Humanité.

     

    Premières découvertes archéologiques au fond de l’eau

    Les principales richesses, accumulées lors de cette opulente période de colonisation romaine, ont sombré dans l’oubli pendant plus de dix siècles. La première trouvaille est faite, en effet, par hasard en 1514 dans le Rhône : une superbe statue de Jupiter, le père des dieux pour les Romains, est découverte dans une faible profondeur d’eau.

    Puis, en 1639, lors d’une canicule exceptionnelle qui assèche fortement le fleuve, le niveau de l’eau baisse tant qu’un remarquable sarcophage de marbre apparaît à l’œil nu à tous ceux qui se promènent sur les berges ! Il est décoré des deux entités mythologiques grecques Leda et le Cygne : c’est pour séduire Léda, la mère de Castor et Pollux, que le dieu Zeus (Jupiter pour les Romains) prit la forme d'un cygne.

    Deux siècles plus tard, en 1845, au cours d’une nouvelle période spectaculaire de basses eaux, un archéologue du nom de Jacquemin fait un témoignage intéressant : « J’ai aperçu, à peu de profondeur, des centaines d’amphores rangées sur plusieurs lignes, debout sur leurs bases pointues et enfoncées jusqu’à la moitié de la hauteur de leur goulot ».

    Les trouvailles continuent, souvent faites par hasard, jusqu’au début du XXe siècle. Ainsi, en 1907, est repêchée une ravissante main de marbre : elle est aussitôt offerte au poète Frédéric Mistral, l’une des personnalités les plus célèbres de la Provence.

    Toutes ces découvertes fortuites démontrent que les eaux du Rhône semblent contenir de formidables richesses archéologiques.

     

    Des trésors mis au jour et des pilleurs interpellés !

    Les véritables recherches sous-marines dans le fleuve sont entreprises à partir de 1985 et se situent essentiellement face au centre historique de la ville d’Arles. Elles sont placées sous la direction du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), organisme créé en 1966 par André Malraux, alors secrétaire d’État aux Affaires culturelles. Ce service, basé à Marseille, est chargé de gérer, mettre en valeur, protéger et étudier l’ensemble des biens culturels du domaine public maritime français.

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    Les rectangles blancs (à gauche) posés sur l’eau délimitent les principales zones de fouilles, situées face au centre historique d’Arles et réalisées par le DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines).

    Depuis 2007, les fouilles sont entreprises, de façon systématique, chaque été car les eaux du Rhône sont au plus bas. Dans la vase, à une profondeur moyenne de 10 mètres, les plongeurs découvrent alors une multitude d’objets, entassés les uns sur les autres, provenant de périodes historiques sans rapport entre elles : quilles de navires en bois, bases de piliers et de statues, fûts de colonnes, pierres de construction, gravats modernes, galets de lests de navires du XVIIIe siècle, pièces de monnaies romaines en bronze, argent et or…

    Mais ce ballet, orchestré par les archéologues et les plongeurs, ne passe pas inaperçu. Très vite, Luc Long, Conservateur en chef du patrimoine au DRASSM, se rend compte que des individus observent les plongeurs, de loin aux jumelles, dont il aperçoit l’éclat lumineux du soleil sur les verres ! Il est persuadé que ces personnes cherchent à localiser précisément les endroits où sont faites les trouvailles, afin d’y venir de nuit, en dehors des périodes de fouilles, pour voler des richesses archéologiques ! Afin d’éviter tout risque de vol, Luc Long fait remonter discrètement les objets la nuit, puis les fait transporter immédiatement dans un bunker de verre à l’intérieur du musée d’Arles ! En novembre 2007, les Douanes judiciaires passent à l’action et arrêtent ces « observateurs » : une perquisition à leur domicile permettra de récupérer des objets remontés illégalement du site de fouilles archéologiques !

     

    Des conditions de plongée véritablement dantesques

    Faire des fouilles dans les eaux du Rhône relève de l’exploit pour les archéologues. En effet, les conditions techniques sous l’eau sont particulièrement difficiles. De très forts courants agitent l’eau en permanence, ce qui oblige les plongeurs à se lester lourdement de plomb, afin de pouvoir rester littéralement collés au fond du fleuve ! L’eau est trouble en permanence, ce qui se traduit par une faible visibilité, de l’ordre de quelques mètres en moyenne : certains jours, elle ne dépasse même pas le mètre !

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    Arles : découverte de blocs de marbre dans une eau à visibilité réduite.

    Cette visibilité réduite est, en partie, due au fait que l’eau véhiculée par le Rhône est polluée par de nombreux déversements sauvages, effectués en amont d’Arles : rejets d’usines, épaves de voitures au fond,… On a même relevé, par des mesures scientifiques, l’existence d’uranium enrichi provenant de centrales nucléaires implantées sur les bords du Rhône !

    Mais ce n’est pas tout : les plongeurs doivent être particulièrement vigilants lors de leurs remontées en surface, afin d’éviter d’être percutés par les nombreuses péniches qui circulent sur l’eau !

    Enfin, il convient de signaler que toutes les plongées s’effectuent en présence d’énormes poissons, appelés silures. Originaires d'Europe centrale où ils ont colonisé le Danube, ces poissons se rencontrent désormais fréquemment en France : on les pêche assez souvent dans le Rhône et la Saône. Comparés aux poissons-chats, auxquels ils ressemblent un peu sans être de la même famille, les silures peuvent atteindre 2,50 mètres de long et peser une bonne centaine de kilos ! Les plongeurs témoignent être souvent importunés par ces gigantesques poissons, dont le plaisir suprême consiste à mordre et même à arracher leurs palmes !

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    Arles : le silure, qui ressemble à un poisson-chat, infeste les eaux du Rhône où il dérange les plongeurs-archéologues en plein travail.

     

    Des trouvailles fantastiques dans la vase du Rhône !

    Presque tous les objets remontés par les plongeurs sont d’une qualité remarquable et la plupart se trouvent dans un état de conservation étonnant. L’explication est simple : l’eau des fleuves est douce, contrairement à celle de la mer qui contient du sel (chlorure de sodium) corrodant les objets sous l’eau. Ainsi, on peut apprécier ce résultat sur certaines amphores sur lesquelles les inscriptions sont d’une lisibilité étonnante, permettant d’identifier l’origine géographique et le nom des producteurs des contenus (boissons, céréales,…) de l’époque romaine.

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    Arles : l’eau douce du Rhône a permis de conserver les inscriptions des amphores, lisibles comme au premier jour.

    Parmi les milliers d’éléments remontés à la surface par les plongeurs, un certain nombre ont une valeur archéologique extraordinaire. C’est le cas de la statue en bronze, haute d’environ 70 cm, représentant probablement un prisonnier barbare, les mains liées dans le dos, un genou à terre en signe d’asservissement. Entièrement restaurée, la statue de ce captif est d’une qualité artistique remarquable.

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    Arles : exceptionnel bronze représentant un prisonnier barbare, les mains liées dans le dos et un genou posé à terre en signe d’asservissement.

    Autre objet étonnant : une amphore en bronze (ce qui est rare car elles sont, en général, en argile) de 44 cm de hauteur, découverte dans les restes d’une épave. Cet objet se caractérise surtout par ses anses en forme de « chien de mer », une sorte de monstre marin mythologique dont on distingue parfaitement la tête et les deux pattes avant, terminées d’épaisses griffes.

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    Arles : rarissime amphore en bronze dont les anses sont en forme de « chien de mer », une sorte de monstre marin mythologique.

    Parmi les nombreux bijoux, trouvés au fond de l’eau, figure une superbe bague en or, comportant quatre anneaux identiques, montés en parallèle, et datant probablement du Ier siècle après Jésus-Christ.

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    Arles : superbe bague en or datant probablement du 1er siècle après Jésus-Christ.

    Une exceptionnelle statue en bronze de la déesse ailée Victoire (Nikê pour les Grecs), de 70 cm de hauteur, a aussi été remontée à la surface du Rhône. Fait étonnant : lorsqu’elle a été découverte à 17 m du bord, elle portait encore des traces de dorure. Depuis, elle a été entièrement restaurée, afin de retrouver son état initial. On aperçoit des éléments de fixation sur son dos, ce qui confirme que cette statue devait décorer le mur d’un édifice public.

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    Arles : statue en bronze de la déesse ailée Victoire qui devait décorer le mur d’un édifice public.

    Mais, de toutes les trouvailles effectuées sur le site, les deux plus spectaculaires sont indubitablement une statue de Neptune et un buste de César.

     

    Une imposante statue de Neptune trouvée en quatre morceaux

    Neptune, le Dieu des fleuves, des mers et des océans dans la mythologie grecque, se devait d’être présent parmi les découvertes faites dans le Rhône.

    Un jour, un plongeur remonte une magnifique tête en marbre avec une chevelure et une barbe abondantes. Quelques jours plus tard, non loin du lieu où a été trouvée cette tête, les plongeurs découvrent un torse d’un mètre de haut. Et à une vingtaine de mètres du torse, une partie de la jambe droite comprenant le genou et la cuisse. Enfin, un peu plus tard, un quatrième élément, constitué d’une imposante base avec deux pieds, est trouvé dans la vase. Sur ce socle, on lit une inscription latine très intéressante car elle permet de dater précisément l’œuvre : NUMINIBUS AUGGG NNN HONORI CORPORIS RENUNCLARIORUM P. PETRONIUS ASCLEPIADES DONUM DECIT. Ce qui peut se traduire par : « À la majesté sacrée de nos trois Auguste et à l’honorable corporation des Renunclarii. Publius Petronius Asclepiades a fait ce don ».

    Cette traduction permet d’indiquer que la statue a été placée dans la ville d’Arles dans le courant de l’année 210 après Jésus-Christ, période où trois empereurs dirigèrent ensemble l’Empire romain : Septime Sévère et ses deux fils, Caracalla et Geta.

    Lorsque les archéologues se mettent à assembler, à l’air libre, les quatre éléments en marbre, c’est la stupéfaction : tous s’emboîtent parfaitement les uns dans les autres ! Cela prouve qu’ils appartiennent, en réalité, à une seule et même statue, malgré des variantes dans leurs colorations, dues probablement au long séjour passé dans des fonds différents. L’ensemble reconstitué fait près de 1,80 m de hauteur. Fin 2013 : manquent encore les deux bras et une partie de la jambe gauche que les plongeurs espèrent retrouver lors des prochaines campagnes de fouilles. Et, heureuse découverte, lors des fouilles menées en 2016, le mollet gauche a été remonté à la surface !

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    Arles : les quatre éléments en marbre, trouvés séparément sous l’eau, s’emboîtent parfaitement les uns dans les autres.

     

    Un rarissime buste de Jules César, grandeur nature !

    C’est, sans aucun doute, la découverte archéologique la plus importante qui ait été faite en France ces cinquante dernières années. Jusqu’ici, les archéologues n’avaient trouvé que des amphores, témoignage de l’activité portuaire de la ville antique d’Arles, mais jamais d’épave. Un jour, enfin, par 10 mètres de fond, ils localisent une embarcation en bois de 30 m de long et datant de 50 avant Jésus-Christ.

    En fouillant l’intérieur de l’épave, le plongeur Pierre Giustiniani aperçoit un visage en marbre. Luc Long, le responsable des fouilles, saute à l’eau et rejoint le plongeur au fond : hélas, à cause de la faible visibilité, ils ne reconnaissent pas l’illustre faciès. Ce n’est qu’une fois ramené en surface que le visage du personnage s’impose à tous : il s’agit de Jules César, fondateur de la cité romaine d’Arles en 46 avant J.-C. ! Les dimensions du buste sont imposantes : 40 cm de haut sur 22 de large.

    Cette découverte est exceptionnelle : jusqu’ici, en effet, il n’existait de par le monde que deux représentations de Jules César. La première a été sculptée au moment de sa mort. La seconde l’a été, bien après sa disparition, lorsqu’il fut divinisé. Ce troisième exemplaire révèle un César plus vrai que nature : il s’agit, sans doute, du premier portrait de Jules César qui, suprême rareté, a vraisemblablement été réalisé du vivant de l'empereur !

    Les archéologues espèrent maintenant mettre la main sur le reste de la statue et surtout sur son socle, ce qui permettrait de pouvoir y lire sa dédicace officielle et de lever définitivement le mystère sur ce buste extraordinaire, exposé aujourd’hui au Musée départemental Arles antique. À la fin de la campagne de l’été 2013, ce socle n’a toujours pas été retrouvé.

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    Arles : l’exceptionnel buste en marbre de Jules César, trouvé dans le Rhône, est vraisemblablement le premier portrait réalisé du vivant de l'empereur !

     

    Les dernières trouvailles

    Durant les fouilles de l’été 2013, l’équipe de Luc Long a remonté un coffre de 30 cm de large, 40 de long, 20 de haut pour un poids d’environ 40 kg. L’objet possède un châssis de bois, doublé de plaques de bronze. Ce coffre a été radiographié, mais seul le mécanisme de la serrure apparaît clairement. Selon une des hypothèses des archéologues, il pourrait s’agir d’un coffre funéraire.

    Au cours de cette campagne, un visage de Bacchus (le dieu romain du vin, de l’ivresse et des débordements, notamment sexuels, équivalent de Dionysos pour les Grecs) d’une quinzaine de centimètres de hauteur, a été découvert. Coiffés d’une couronne foliée, attachée avec une bandelette autour du front, les cheveux longs et ondulés du personnage sont ramenés en chignon tressé sur la couronne de lierre.

    De nombreuses monnaies (sesterces, dupondius, as et deniers) de l'époque des Antonins et des Sévères, c’est-à-dire des IIe et IIIe siècles après J.-C., ont été aussi remontées à la surface.

    Et les fouilles reprendront en été 2014 !

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    Arles : petite tête de Bacchus en marbre, trouvée lors des fouilles de l’été 2013. © Kim Boscolo

     

    De rarissimes monnaies de Jules César

    Les monnaies, émises lors du règne de Jules César, sont très recherchées des numismates, en raison principalement de la très forte notoriété de cet empereur.

    En voici trois qui présentent, chacune des caractéristiques remarquables.

    Un aureus très rare

    Frappé à Rome en 45 avant J.C., c’est-à-dire l’année précédant la mort de l’empereur, cet aureus pèse 9,1 grammes. À l’avers apparaît le buste drapé et ailé de la Victoire, à droite. On lit C CAES DIC TER, Jules César dictateur pour la 3e fois. Au revers, la légende L PLANC PR VRB, Lucius Plancus, préfet de Rome, entoure un vase avec poignée, servant à des sacrifices. Cote : 7 000 euros.

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    Le premier portrait de César sur un denier

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    Ce denier d’argent est très intéressant : pour la première fois, dans l’Empire romain, une pièce de monnaie présente, en effet, le portrait d’un empereur vivant. Cette autorisation, qui avait été exceptionnellement concédée à César par le Sénat, est considérée comme une véritable révolution numismatique dont useront et abuseront ses successeurs.

    Ce denier, pesant 3,56 g pour un diamètre de 19,3 mm, a été frappé à Rome en janvier 44 avant J.C., soit deux mois avant l’assassinat de César par Brutus. À l’avers apparaît la tête laurée de César à droite, avec à l’arrière un lituus (bâton utilisé par les prêtres-devins et se terminant par une crosse courbe comme celle des évêques, qu’il a inspirée). On lit CAESAR IMP, César empereur. Au revers, Vénus debout à gauche, tenant une Victoire de la main droite et une lance de la main gauche. Un bouclier est posé à ses pieds. On lit M-METTIVS, signifiant Marcus Mettius, responsable de la frappe de cette monnaie. Cote : 3 000 euros.

     

    Le denier qui condamne César à mort

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    Ce denier est assez proche du précédent : il a été frappé un mois plus tard (en février 44 avant J.C.) et possède à peu près les mêmes caractéristiques avec un poids de 3,66 g et un diamètre de 19,2 mm.

    Les différences sont cependant capitales : à l’avers, la tête de César à droite est laurée et voilée, lui donnant l’aspect d’un profil de femme. Mais surtout la légende choisie par César, CAESAR DICT PERPETVO, César dictateur à vie, sera perçue comme une provocation et poussera ses adversaires à l’assassiner le 15 mars. C’est pourquoi, ce denier a été surnommé « La monnaie qui tua César » ! Au revers, P SEPVLLIVS MACER indique que Sepullius Macer était responsable de la frappe de cette monnaie. Cote : 3 500 euros.

  • ACTUALITÉS

    Voici 2 ouvrages incontournables, consacrés aux prières des saints - Un coffret (cartes + livret) et un livre

    Disponibles sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

     

    Le coffret Les saints protecteurs - Comment les invoquer

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    1 livret de 160 pages + 56 images pieuses - Éditions Trajectoire - 29 €

    Le culte des saints remonte aux origines du christianisme. Par leur vie exemplaire ou la grandeur de leurs réalisations, les saints sont des modèles de vie. Ils peuvent intercéder en notre faveur si nous savons les invoquer avec foi et humilité.

    Ce coffret de Jacques Mandorla présente 56 saints illustres, d'Agnès à Vincent de Paul. Le livret qu'il contient s'utilise de façon simple et pratique : si vous souhaitez une aide spirituelle en liaison avec un problème ou une maladie déterminés, il suffit de vous reporter directement au saint concerné.

    Ce coffret vous fait découvrir une histoire détaillée de la vie du saint, la date de sa fête, les professions dont il est le patron et une prière personnalisée pour l'invoquer. Ces prières incitent à une saine méditation, quelles que soient vos croyances personnelles.

    Les 56 affections vont de Abcès à Verrues, en passant par Brûlure, Eczéma, Jambes lourdes, Maux d’estomac, Migraine, Stress,…

    Les 56 images pieuses sont de véritables œuvres d'art, créées pour la plupart au XIXe siècle par Ledoux et Kellerhoven, et rehaussées d'une couleur or. Au dos, vous retrouverez la prière correspondante.

    En portant sur soi la carte de son choix et en lisant régulièrement la prière inscrite au dos, ainsi protégé on donne plus de chance à ses vœux les plus chers de se réaliser.

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    Exemple de carte : Sainte Rose de Lima (invoquée pour les maux d'estomac).

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    Autres exemples de cartes.

     

    L’indispensable complément du coffret

    Le livre Comment prier les saints guérisseurs pour les 125 affections les plus courantes

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    125 saints à invoquer : d’Adrien à Zite, en passant par Antoine de Padoue, Benoît, Claire, Dominique, Jean-Baptiste, Pierre, Thérèse d’Avila, Vincent de Paul…

    125 prières pour soulager les affections les plus courantes : de Abcès à Zona, en passant par Brûlure, Eczéma, Jambes lourdes, Maux d’estomac, Migraine, Stress, Verrues…

     Un livre de 423 pages - Éditions Trajectoire - 24 €

  • ACTUALITÉS

    VIENT DE PARAÎTRE

    Voici le livre qui répond à toutes vos questions sur les dangers des ondes électromagnétiques !

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     Auteur : Jacques Mandorla - Éditeur : Grancher - 448 pages - 140 illustrations en couleurs - 24 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

     

    La pollution électromagnétique est-elle dangereuse pour notre santé ? Et, si oui, comment s'en préserver ?

    Qu'est-ce que le phénomène de l’électrosensibilité ?

    Le téléphone portable : invention géniale ou démoniaque ?

     Faut-il avoir peur des antennes-relais de téléphonie mobile ?

     Les lignes à haute tension sont-elles dangereuses pour notre santé ?

    Peut-on bien vivre chez soi, sans craindre les objets domestiques émetteurs d’ondes électromagnétiques ?

    Faut-il avoir peur des éoliennes ?

    L’énergie solaire est-elle dangereuse ?

    Notre habitat nous protège-t-il bien des ondes telluriques ?

    Que penser des produits de protection anti-ondes vendus dans le commerce ?

     

    Nous baignons en permanence dans un univers où circulent toutes sortes d’ondes : ondes gravitationnelles, magnétiques, sonores, sismiques, telluriques et électromagnétiques. L’ensemble de ces phénomènes est appelé « pollution électromagnétique » ou « electrosmog » chez les Anglo-Saxons.

    Avec l’apparition des objets connectés, utilisant des ondes électromagnétiques artificielles (qu’on ne trouve pas dans la nature car elles ont été créées par l’Homme), beaucoup pensent que l’on s’expose à des risques dont on ignore les effets nocifs réels sur notre santé.

    En effet, à chaque fois qu’on utilise son téléphone portable en liaison avec une antenne-relais, qu’on connecte à une borne Wi-Fi son ordinateur, ou son téléphone sans fil, qu’on cuisine sur une plaque à induction ou dans un four à micro-ondes…, ces appareils dits « connectés », bourrés d’électronique, émettent des ondes électromagnétiques.

    De plus en plus de chercheurs du monde entier estiment que ces ondes ne seraient pas étrangères à l’apparition de symptômes comme le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques, responsable de l’apparition d’une nouvelle catégorie de malades : les « électro-sensibles ». Certains scientifiques tirent même la sonnette d’alarme, affirmant que ces ondes causeraient des cancers ou d'autres maladies graves.

    Ce livre analyse les différentes ondes nocives auxquelles nous sommes exposés et présente les différents moyens de se protéger de leurs effets, qui menacent notre santé.

     

    Quelques extraits du livre

    Un extrait du chapitre " Le téléphone portable : invention géniale ou démoniaque ? " (pages 162-163)

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    Un extrait du chapitre " Faut-il avoir peur des antennes-relais de téléphonie mobile ? " (pages 178-179)

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    Un extrait du chapitre " L'énergie solaire est-elle dangereuse pour l'homme ? " (pages 274-275)

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  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    La mystérieuse pierre de Rosette,

    clé du déchiffrement des hiéroglyphes

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    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    19 juillet 1799 : un officier de Bonaparte découvre, près du village de Rachid dans le delta du Nil, une pierre en granit comportant trois écritures différentes dont deux sont totalement inconnues. Personne ne se doute alors que, 23 ans plus tard, un jeune Français du nom de Champollion parviendra, en travaillant sur ce trésor archéologique, à déchiffrer les énigmatiques hiéroglyphes égyptiens !

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    La pierre de Rosette a été trouvée par hasard, le 19 juillet 1799, dans le fort Julien situé dans le delta du Nil. Elle est de dimensions imposantes : 112 cm de hauteur sur 76 cm de large et 28 cm d'épaisseur, pour un poids de plus de 760 kg ! Elle est aujourd’hui exposée au British Museum à Londres.

    Le village de Rachid, nommé Rosette en Français, est situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alexandrie. Entre ces deux villes se trouve le port d’Aboukir où, en août de l’année précédente, la flotte du général (il ne sera sacré empereur qu’en 1804) Napoléon Bonaparte a été taillée en pièces par les navires anglais commandés par l’amiral Nelson.

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    Sur ce tableau de Maurice Orange (1867-1916), intitulé « Napoléon Bonaparte aux pyramides », des savants de la « Commission des Sciences et des Arts » présentent au général les premières découvertes faites par les archéologues français (Musée du Vieux Granville).

    Cette campagne militaire d’Égypte, menée de 1798 à 1801, se double d’une remarquable expédition scientifique nommée «  Commission des Sciences et des Arts » : 167 savants de toutes disciplines (historiens, ingénieurs, botanistes, dessinateurs…) accompagnent l'armée afin de réaliser un relevé des principaux trésors archéologiques des anciens pharaons.

    Ils consigneront toutes leurs informations dans un imposant ouvrage, intitulé : « Description de l'Égypte, ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'Armée française ». Cette œuvre monumentale comporte 10 volumes de textes et 13 volumes de planches : il faudra trois parutions en 1809, 1814 et 1829 pour obtenir la version définitive de ce qu’on appelle « La description de l’Égypte » !

    Il est précisé, sur la couverture de chacun des tomes : « Publié par les ordres de sa majesté l’empereur Napoléon le Grand » !

    Cette véritable encyclopédie de l’Égypte antique n’a qu’un seul défaut, hélas majeur : elle a été écrite alors que Champollion n’a pas encore déchiffré les hiéroglyphes, ce qui adviendra en 1822. La troisième parution, pourtant publiée en 1829, aurait dû bénéficier des résultats obtenus par le chercheur, ce qui ne fut pas le cas.

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    Sous l’œil attentif de Napoléon debout sous la tente, des dessinateurs reproduisent fidèlement sur papier les trésors qui seront publiés dans l’ouvrage collectif « Description de l’Égypte » (tableau de Léon Cogniet - 1835 - Musée du Louvre).

    Dans le village de Rosette réside une garnison française. Sa mission : consolider une forteresse en mauvais état, appelée Fort Julien et située sur la rive gauche du Nil. Il s’agit, en effet, d’être prêt à repousser une éventuelle attaque des Ottomans, alliés des Anglais. Les travaux sont dirigés par le lieutenant Pierre Bouchard, un jeune polytechnicien de 28 ans. Un jour, dans un coin du fort, ses hommes tombent sur un gros bloc de granit sombre de dimensions imposantes : 112 cm de hauteur sur 76 cm de large et 28 cm d'épaisseur. Les soldats ont beaucoup de mal à relever la pierre car elle pèse un peu plus de 760 kg !

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    Le village de Rachid, nommé Rosette en langue française, est situé dans le delta du Nil, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alexandrie.

    Trois textes, dont deux totalement mystérieux

    Cette pierre n’aurait sans doute jamais intrigué Bouchard si celui-ci n’avait constaté qu’elle portait, sur l’une de ses faces, un ensemble de signes mystérieux. En observant les inscriptions de plus près, il s’aperçoit qu’il y a, en réalité, trois textes totalement distincts.

    Ceux de la bande du haut s’étalent sur 14 lignes rédigées en hiéroglyphes, l’écriture sacrée des pharaons égyptiens, apparue vers 3 200 avant J.-C. et que plus personne ne comprend depuis au moins 15 siècles. Malheureusement la partie supérieure de la pierre est nettement cassée aux deux angles.

    Les textes de la bande du milieu occupent 32 lignes, mais dans une écriture que les savants de l’expédition ne parviennent pas à identifier non plus : certains parlent d’une écriture syriaque (langue des anciennes Syrie et Palestine), d’autres d’une écriture copte (langue des premiers chrétiens d’Égypte, apparue au IIIe siècle après J.-C.)… Finalement, on découvrira plus tard qu’il s’agit d’une écriture nommée démotique, qui est une simplification de l’écriture hiératique, elle-même simplification des hiéroglyphes.

    Enfin, les textes de la bande du bas sont clairs : il s’agit de grec ancien. Pourtant, les premiers érudits sur place ne sont pas d’accord sur le nom du pharaon qui a fait graver cette stèle : Ptolémée IV Philopator ? Ptolémée V Epiphane ? Ptolémée VI Philometor ?

    Par comparaison avec des stèles du même type, on peut estimer qu’il manque une quinzaine de lignes de hiéroglyphes dans la partie supérieure. De plus, les spécialistes estiment que le haut de la stèle devait certainement représenter le pharaon accompagné de dieux, eux-mêmes surmontés d'un disque ailé.

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    Reconstitution de la pierre de Rosette, telle qu’elle devait probablement se présenter à l’origine : le haut de la stèle était certainement décoré du pharaon, accompagné de dieux, eux-mêmes surmontés d'un disque ailé.

    Objectif prioritaire : reproduire fidèlement les trois textes

    La pierre est transportée par Bouchard jusqu’au port du Caire où la plupart des savants français, présents dans le delta du Nil, se précipitent pour l’admirer et l’étudier ! Le 15 septembre 1799, le Courrier d'Égypte révèle que « cette pierre offre un grand intérêt pour l'étude des caractères hiéroglyphiques. Peut-être en donnera-t-elle la clé ! ».

    On pense alors demander aux dessinateurs de l’expédition de reproduire fidèlement tous les signes figurant sur la stèle, mais on se rend très vite compte que ce travail va demander beaucoup de temps et que le risque de faire des erreurs de recopiage est grand : les membres de la Commission des Sciences et des Arts choisissent donc plutôt la solution de faire des reproductions et décident d’utiliser trois procédés différents.

    Premier procédé, baptisé « autographie » et mis au point par Jean-Joseph Marcel, le directeur de l’Imprimerie du Caire : la pierre est soigneusement lavée, puis essuyée tout en laissant de l’eau dans les creux des signes. On recouvre la surface avec de l’encre et on applique ensuite une feuille de papier. Cette impression donne le texte en blanc sur fond noir et à l'envers sur le papier : il suffit donc de lire la feuille par transparence ou en reflet dans un miroir.

    Deuxième procédé, nommé « chalcographie » : il est élaboré par le chimiste Nicolas Conté, génial inventeur en 1795 du crayon à papier avec mine graphite-argile. Conté traite l'inscription comme une sorte de cuivre gravé, les creux retenant l'encre : le texte imprimé apparaît alors en noir sur fond blanc, toujours à l'envers.

    Enfin, le troisième procédé, réalisé par l’ingénieur Adrien Raffeneau-Delille, consiste à effectuer un moulage à base de soufre. C’est cette copie qui sera publiée dans l’ouvrage collectif des savants, intitulé « Description de l’Égypte ». Cette œuvre monumentale sera éditée à partir de 1809, sur plusieurs années et en différents formats dont le plus grand fait 113 cm sur 81 ! Elle comportera 9 volumes de texte, 10 de planches et un atlas cartographique.

    Les inscriptions de la pierre de Rosette sont désormais triplement sauvegardées : il reste maintenant à les déchiffrer, ce qui est une autre histoire !

    La pierre de Rosette est transportée à Londres

    En janvier 1800, les Français sont battus par les Anglais et les Ottomans : ils sont alors contraints de signer un traité de paix. Les termes de ce traité imposent à la France d’évacuer l’Égypte : les savants peuvent seulement conserver leurs notes et échantillons, mais doivent obligatoirement remettre à la Couronne britannique les objets archéologiques les plus importants, parmi lesquels deux obélisques, des sarcophages, le poing d’une statue colossale de Ramsès II trouvé à Memphis et surtout la pierre de Rosette.

    Tous ces trésors sont ensuite transférés, à la fin de l'année 1802, au British Museum. Pour bien montrer que la pierre de Rosette leur appartient, les Anglais inscrivent à la peinture blanche sur un côté de la stèle : « Captured in Egypt by the British Army in 1801 » (Prise en Égypte par l’armée britannique en 1801) et sur l’autre côté : « Presented by King George III » (Don du Roi George III).

    Les premiers essais de déchiffrement

    Le texte en grec ancien est assez vite traduit : on apprend que la stèle est érigée après le couronnement du pharaon Ptolémée V Épiphane et qu’elle contient un décret émis par un congrès de prêtres rassemblés à Memphis, en 196 avant J.-C. Ce décret annonce que le pharaon a fait don d'argent et de grains aux temples égyptiens et que, lors de la huitième année de son règne, il a endigué une importante crue du Nil afin d'aider les agriculteurs. En remerciement, les prêtres s'engagent à célébrer chaque année l'anniversaire du roi et celui de son couronnement et à vénérer Ptolémée comme un dieu.

    Enfin, une copie de ce décret devra être placée dans chaque temple, écrite dans trois langues : la langue des dieux (hiéroglyphes), la langue des documents (démotique) et la langue des Grecs.

    Pour déchiffrer les hiéroglyphes, certains pensent que le meilleur moyen est de s’attaquer d’abord à l’écriture démotique, située au milieu de la stèle… mais que personne ne comprend ! Elle semble, en effet, plus facile à décoder que les hiéroglyphes.

    C’est ce que tente de faire Silvestre de Sacy, brillant professeur français maîtrisant de nombreuses langues orientales : sans succès. L’un de ses élèves, le Suédois Johan-David Akerblad commet l'erreur de croire que l'écriture démotique est alphabétique : l’alphabet qu’il propose n’apporte donc aucune avancée. Le premier à faire progresser le sujet est l’anglais Thomas Young : ce médecin de formation possède une culture phénoménale puisqu’il excelle en physique, botanique, chimie, optique, minéralogie et qu’il connaît plusieurs langues anciennes ! Mais ne voulant pas se compromettre aux yeux de ses confrères médecins, il fait paraître en 1814 un essai sur le déchiffrement du démotique de la pierre de Rosette sous le pseudonyme de… « ABCD » et dans lequel, hélas, figurent d’énormes erreurs à côté de belles trouvailles.

    Il faudra attendre les travaux de Jean-François Champollion, dit Champollion le Jeune, qui n’avait que 9 ans lorsque les savants français sont allés en Égypte avec Bonaparte, pour que les hiéroglyphes soient finalement déchiffrés.

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    À partir de l’âge de 9 ans, Champollion étudie de très nombreuses langues anciennes : il ne sait pas encore que cette boulimie lui permettra, bien plus tard, de réussir à déchiffrer les hiéroglyphes (tableau de Léon Cogniet – 1831 - Musée du Louvre).

    Champollion parvient à déchiffrer enfin les hiéroglyphes

    Champollion part, à l’âge de 11 ans, rejoindre son grand frère Jacques-Joseph à Grenoble. Ce dernier lui trouve un précepteur, l'abbé Dussert, qui lui enseigne le latin, le grec, l'hébreu, l'arabe, le syriaque et le chaldéen ! C’est à cette époque que naît la passion de Champollion pour les hiéroglyphes égyptiens.

    À la rentrée 1807, il a 17 ans : il monte à Paris pour suivre les cours de langues orientales au Collège de France et, plus particulièrement, ceux de persan, copte et amharique (langue parlée dans l’Éthiopie antique) ! Il ne sait pas encore que cette boulimie qui le pousse à étudier d’aussi nombreuses langues anciennes lui permettra de déchiffrer, plus tard, le secret des hiéroglyphes.

    Un jour, il émet l'idée que ces signes peuvent être à la fois des idéogrammes (exprimant une idée) et des phonogrammes (exprimant un son, comme pour la transcription de noms étrangers).

    Les années passent… jusqu’en 1821, où il parvient à déchiffrer deux cartouches royaux, dans lesquels il a l’intuition que figurent des noms de personnages importants : celui de Ptolémée identifié sur une reproduction de la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre repéré sur une lithographie d’un petit obélisque érigé sur l’île de Philae.

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    En 1821, Champollion déchiffre deux cartouches royaux : celui de Ptolémée sur la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre sur un petit obélisque. Il vient de trouver la clé d’interprétation des hiéroglyphes.

    Un an plus tard, le 14 septembre 1822, Jean-François Champollion se précipite chez son frère Jacques-Joseph pour lui annoncer qu’il est parvenu à déchiffrer entièrement l’écriture des hiéroglyphes. À peine entré dans son bureau, il s’écrie « Je tiens l'affaire ! » puis, submergé par l’émotion, il s’évanouit !

    Le 27 septembre, c’est la consécration : Champollion fait une communication à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, publiée sous le titre « Lettre à Monsieur Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques employés par les Égyptiens pour inscrire sur leurs monuments, les titres, les noms et les surnoms des souverains grecs et romains ». Ce « Monsieur Dacier », de son prénom Bon-Joseph, est le plus célèbre des savants de l’époque, cumulant les fonctions de conservateur des manuscrits de la Bibliothèque nationale, de membre de l’Académie française et de sociétaire de l’Académie des sciences morales et politiques.

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    À gauche : couverture de la « Lettre à monsieur Dacier ». À droite : l’une des 8 pages manuscrites de cette note, présentée par Champollion le 27 septembre 1822 à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

    Ce jour-là, Champollion présente un résumé de huit pages de ses recherches devant un parterre de spécialistes, dont l’Anglais Thomas Young lequel, faisant preuve d’un fair-play véritablement britannique, admet : « Je ne ressens que de la joie devant le succès de monsieur Champollion, qui est beaucoup plus que moi versé dans les différents dialectes de la langue égyptienne ».

    La version intégrale et définitive du document est publiée fin octobre chez Firmin-Didot dans une plaquette de 44 pages contenant 4 planches. Champollion y définit les hiéroglyphes comme « un système complexe, d'une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique dans un même texte, une même phrase, jusque dans le même mot ».

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    Couverture du document final de Champollion, publié fin octobre 1822 chez Firmin-Didot, sous forme d’une plaquette de 44 pages contenant 4 planches.

    En 1826, Champollion est nommé conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre. C’est aussi lui qui convainc le roi Charles X d'acheter l'obélisque de Louxor, qui sera dressé dix ans plus tard à Paris, place de la Concorde.

    Puis, entre 1828 et 1830, Champollion réalise enfin son rêve : il part en Égypte pour une mission scientifique franco-toscane de 16 mois. Il a enfin l’opportunité de voir, sur place, des milliers d’exemples de hiéroglyphes gravés ou peints sur des temples, statues, sarcophages, papyrus… lui qui n’a travaillé jusqu’à présent qu’à partir de reproductions sur papier ! Il peut alors vérifier, sur le terrain, que sa méthode de déchiffrement fonctionne parfaitement.

    À son retour en France en mars 1830, c’est la consécration : il est élu à l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres et obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France. Il meurt à Paris le 4 mars 1832, à seulement 41 ans, et est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Il restera à jamais, dans l’histoire de l’Humanité, comme le génial déchiffreur des hiéroglyphes !

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    Le peintre italien Giuseppe Angelelli a immortalisé l’expédition franco-toscane (1828-1830) sur les ruines de Thèbes. Champollion est le personnage barbu, assis au centre (Musée de Turin - 1836).

  • ACTUALITÉS

    JUST BEEN PUBLISHED

    THE SPHINX

    AND THE SECRET ATLANTIS HALL OF RECORDS

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    269 pages - Author: Erick Surcouf

    Editor: Strategic Book Publishing and Rights Co

     

    Book available on :

    www.amazon.com : paperback edition (US $ 16.95) – Kindle edition (US $ 9.69)

    www.fnac.com: Kobo edition (9,45 €)

     

    The author

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    Erick Surcouf was born in Paris, France, and has traveled around the world to more than 56 countries. He has lived in California, Mauritius Island, Reunion Island, Côte d'Azur (near Saint-Tropez), and now resides in Hyères on the South Coast of France. He is a noted marine treasure hunter, who has always been interested in unexplained mysteries as well as ancient civilizations that have disappeared, but have had an important influence on mankind's evolution.

     

    To contact Erick Surcouf:

    Email: groupesurcouf@gmail.com

    Facebook : https://www.facebook.com/ericksurcouf/

     

    The book’s pitch

    " Professor Allan Parker, an American Egyptologist, makes an incredible discovery under the Giza plateau and must face the huge political and religious consequences caused by it.

    In spite of the danger, the professor asks one of his former students, Patrick Marshall, to assist him with the find. But when Patrick arrives to Cairo, the professor has mysteriously vanished...

    In this stunning novel, I wanted to reveal the unknown history of powerful antique civilizations mixing mystery, suspense, adventure, conspiracies, deep teachings and scientific and religious consciousness.

    (Avons-nous été créés par une civilisation hautement évoluée qui a disparu après avoir préservé l'essence de sa haute technologie dans une Salle située en Égypte, près du Sphinx ? Le Professeur Allan Parker, un égyptologue américain, fait une incroyable découverte sous le plateau de Gizeh et doit faire face aux énormes conséquences politiques et religieuses qu'elle entraîne. En dépit du danger, le professeur demande à l'un de ses anciens étudiants, Patrick Marshall, de l'assister dans sa découverte. Mais quand Patrick arrive au Caire, le professeur a mystérieusement disparu... Dans cet étonnant roman, j'ai voulu révéler l'histoire inconnue de puissantes civilisations antiques en mélangeant mystère, suspense, aventure, conspirations, enseignements profonds et consciences religieuses et scientifiques).

     

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    https://youtu.be/GZcVibAdIFE

     

  • ACTUALITÉS

    Un bon livre-cadeau pour les fêtes

    60 TRÉSORS FABULEUX À DÉCOUVRIR

    Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    Beaucoup de gens pensent qu’il est excessivement rare - pour ne pas dire, impossible - de trouver un trésor. C’est entièrement faux !

    Les rubriques « Informations locales » ou « Faits divers » de nombreux quotidiens et magazines, français ou internationaux, mentionnent fréquemment des découvertes trésoraires, faites par des particuliers ou par des professionnels. Sans compter celles qui ne sont jamais déclarées.

    Dans ce livre, Jacques Mandorla vous propose de partir à la découverte - et même à la recherche, pour les plus courageux d’entre vous ! - de 60 trésors fabuleux qui n’ont toujours pas été trouvés*. Pour chacun, vous allez connaître sa véritable histoire, sa composition exacte et sa localisation supposée.

    Trésors de la Révolution, cachés par des membres du clergé, des nobles émigrés ou des chefs chouans ou vendéens (Charette, Stofflet)…

    Trésors de tueurs en série : Gilles de Rais, la marquise de Brinvilliers, Landru, le docteur Petiot…

    Trésors accessibles seulement après avoir déchiffré des messages codés (cryptogrammes) inscrits sur le parchemin de La Buse, la carte de l’île des Cocos, la pierre tombale de Marie d’Hautpoul à Rennes-le-Château, les murs de l’abbaye de Saint-Wandrille, le livre de la Chouette d’Or…

    Trésors de Napoléon (Austerlitz, retraite de Russie, Waterloo) et de son entourage (Fouché, Jérôme Bonaparte, Joséphine, Murat)…

    Trésors d’épaves : Soleil d’Orient, Télémaque, Titanic, City of Cairo…

    Trésors légendaires, mais bien réels : Templiers, Cathares, Incas…

    * Depuis la sortie du livre, l’un de ces 60 trésors a été trouvé par la société franco-britannique Deep Ocean Search, spécialisée dans la recherche sous-marine : il s’agit des 85 tonnes de lingots et piastres d’argent, transportées par le paquebot anglais City of Cairo, qui avait été coulé le 6 novembre 1942 par un sous-marin allemand U-68, en plein Atlantique, à 700 km au sud de l’île de Sainte-Hélène.