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LE BLOG DES CHERCHEURS DE TRÉSORS

  • MÉTÉORITES (3)

    Les météorites (partie 3/6)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 € - Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

    Les étranges phénomènes météoritiques

    Certains phénomènes sont parfois difficiles à expliquer par les scientifiques. Comme la formidable explosion qui eut lieu le 30 juin 1908 en Sibérie à 7h15, près de la rivière Toungouska. Les arbres furent abattus par l'onde de choc jusqu'à 100 km alentour et le bruit fut perçu à 1 500 km de distance !

    On pense qu'il s’agit d’un fragment de comète ou d’un astéroïde qui s’est désintégré à environ 7 km d'altitude. Sa vitesse d'arrivée étant de 15 km/s, la masse de l'objet devait avoisiner les 500 000 tonnes pour un diamètre de 60 m ! L'énergie dégagée correspondrait à 2 000 fois celle de la bombe d'Hiroshima.

    En 2013, une équipe de scientifiques, dirigée par le chercheur Victor Kvasnytsya de la National Academy of Sciences (Ukraine), a trouvé dans les roches piégées dans la tourbe des agrégats de diamant, de lonsdaléite, de graphite, de sulfures de fer, d’alliages de nickel et de fer, de troïlite et de taenite, minéraux caractéristiques d’objets célestes tels que les météorites.

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    L’explosion de l’astéroïde est survenue en 1908 au-dessus de la Toungouska.

    Le 9 octobre 1992 est advenu un rarissime phénomène dans la ville de Peekskill (État de New York) : une météorite est, en effet, tombée… sur l’arrière d’une Chevrolet Malibu ! D’un poids de 12,4 kg, elle a défoncé le coffre de la voiture à la vitesse de 270 km/h en produisant un bruit fracassant. Le propriétaire, qui venait juste d’acheter sa voiture pour 300 dollars, a revendu la météorite 10 000 dollars !

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    Météorite de Peekskill (masse noire visible au sol devant le bâton tenu par le propriétaire du véhicule).

    Classification simplifiée des météorites terrestres

    Le classement des météorites, effectué par les scientifiques, est assez complexe. Pour faire simple, disons qu’on peut les regrouper en 3 grandes familles.

    La première est constituée des météorites pierreuses ou lithoïdes (ce sont les plus nombreuses, représentant 92,8 % du total). Cette famille se répartit, d’une part, en chondrites (92,3% des météorites pierreuses) - les chondres sont des granules renfermant du verre, des silicates (olivine et pyroxène) et du sulfure de fer - et, d’autre part, en achondrites (7,7%). La météorite de L’Aigle est de type chondrite L6, la lettre L pour Low (signifiant « bas » en anglais) indique qu’elle contient peu de fer.

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    Coupe d’un des fragments de météorite ramassés à L’Aigle et montrant la présence de granules de sulfure de fer, appelés chondres.

    La deuxième famille est celle des météorites ferreuses ou sidérites (5,7 %), composées presque exclusivement d'un alliage de fer et de nickel.

    Enfin, la troisième famille est constituée des météorites mixtes ou sidérolithes (1,5 %), dans la composition desquelles le ferro-nickel et les minéraux silicatés entrent à parts égales. Les plus connues sont les pallasites qui contiennent des cristaux d’olivine (silicate de fer et de magnésium) noyés dans le métal.

    Comment reconnaître une météorite ?

    Statistiquement, les chances de trouver une véritable météorite sont extrêmement faibles, sauf si l’on assiste en direct à sa chute et que l’on se trouve à proximité du point d’impact. Ou bien si l’on connaît précisément la zone d’impact, comme c’est le cas à L’Aigle grâce à la précision de l’ellipse de chute.

    Chaque année, les conservateurs des musées français (et plus particulièrement ceux du Muséum national d’histoire naturelle à Paris) sont sollicités par de nombreuses personnes pensant avoir recueilli au sol une vraie météorite.

    Malheureusement pour la plupart de ces découvreurs, il s'agit le plus souvent d’autres choses : rognon de marcassite (c’est le minéral le plus souvent confondu visuellement avec les météorites car il est de couleur brune ; en revanche, contrairement aux météorites, il est recouvert de nombreuses bosses, se trouve en groupe et ne fait pas sonner les détecteurs puisqu’il ne contient pas de métal), éclats d’obus, cristaux de pyrite, concrétions d'oxydes de fer (appelées hot rocks, « pierres chaudes » ou « pierres qui sonnent »), magnétite (dont la couleur est sombre), scories de fonderie appelées « laitiers » (qui sont très légers et possèdent des sortes de trous d’éponge en surface), galets de basalte roulés par les eaux ou les glaciers… et même parfois morceaux de satellites artificiels, dont il existerait aujourd’hui 200 000 débris artificiels de plus d’un kilo, tournant autour de notre planète et susceptibles de retomber un jour sur Terre !

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    Ces deux éléments sont très souvent confondus avec une météorite : le rognon de marcassite (à gauche) et la scorie de fonderie, appelée « laitier », qui possède des sortes de trous d’éponge en surface.

    On peut identifier une météorite en fonction de trois caractéristiques principales. D’abord, elle est recouverte d'une croûte de fusion noire ou marron foncé, assez lisse et brillante, provenant des hautes températures rencontrées lors de son entrée dans l'atmosphère. Ensuite, elle comporte des minéraux métalliques, ce qui la rend magnétique et donc repérable au détecteur de métaux. Mais cela ne suffit pas : il faut aussi vérifier qu’elle soit attirée par un aimant, car toutes les météorites contiennent du fer. Enfin, elle est très dense, ce qui se traduit par un poids beaucoup plus élevé que celui d’un caillou de même taille.

    Prochain article (partie 4) : « Les vertus porte-bonheur des météorites ».

  • ACTUALITÉS

    VIENT DE PARAÎTRE

    Une histoire des chasseurs de trésors

    De la Renaissance à nos jours, sur terre et sous les eaux

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    Éditions du Trésor – 222 pages – 18 euros

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairies


    Ce livre, écrit par l'historien et docteur en archéologie Jean-Pierre Moreau, est vraiment original. C'est, en effet, le premier ouvrage de langue française qui met en avant les principaux chercheurs de trésors du monde entier, de l'époque préhistorique à aujourd'hui : que ces chercheurs soient des chasseurs professionnels, des archéologues aguerris ou encore des détectoristes munis de leurs poêles à frire !

    Cet imposant travail de recherche donne un livre passionnant, qui se lit comme un roman. L'auteur n'hésite pas à présenter de superbes découvertes qui ont été faites ou des trésors qui restent à découvrir (dont certains mythiques), mais il met aussi en garde ses lecteurs sur les arnaques qui fleurissent dans le monde des chasseurs de trésors.

    J'ai fortement apprécié la conclusion du livre, dans laquelle Jean-Pierre Moreau montre que les deux mondes qu'on oppose souvent – celui des archéologues et celui des détectoristes – pourraient non seulement être réconciliés mais aussi se rapprocher, à condition de bien respecter la législation, comme le montre l'extrait significatif ci-après.

    Extrait

    « J'ai moi-même suivi quelques détectoristes en Seine-et-Marne prospectant dans les champs. Il faut se baisser et creuser des centaines de fois avant de dénicher une pièce de monnaie intéressant les numismates, au milieu de divers débris métalliques et des boîtes de conserve. Et des années de recherche pour trouver, ou pas, un pot renfermant une collection de pièces plus ou moins bien conservées. Quant à découvrir un site archéologique homogène, comme une tombe ou des habitations, c'est encore plus aléatoire. Les détectoristes creusent rarement au-delà de 30 centimètres dans des champs retournés régulièrement par des engins agricoles, qui s'enfoncent bien plus profondément dans la terre, pour les labours profonds. Mais le risque existe, en particulier dans les zones non cultivées, et c'est pour se préserver de ce risque que la recherche archéologique entend contrôler au maximum l'utilisation des détecteurs. Mais les nuisances éventuelles apportées par les détectoristes me semblent infimes (sauf s'ils détectent illégalement dans des zones protégées) en comparaison avec les pillages organisés au niveau mondial, parfois par des mafias, dans des pays en guerre (Syrie, Irak ... ) ou pas (Pérou, Colombie ... ) au profit de grands antiquaires ayant pignon sur rue. En conclusion, il n'est pas possible d'être officiellement chercheur de trésors dans le domaine terrestre en France. Toutefois, les autorités archéologiques accueillent volontiers tout projet de prospection, à condition qu'il soit bien argumenté scientifiquement et que le candidat, même sans formation archéologique académique, soit à même de rendre compte de ses travaux. Le plaisir de la découverte et de faire croître l'arbre de la connaissance est ouvert à tous. li y a une vingtaine de DRAC (ou équivalents) en métropole et dans les départements et territoires d'outre-mer. C'est auprès d'eux qu'il faut présenter un dossier.

    Concernant le domaine sous-marin, sauf à démontrer ses titres de propriété, toute découverte archéologique dans la mer appartient à l'État. Le Code du patrimoine, article L. 532-2 le dit clairement: « Les biens culturels maritimes situés dans le domaine public maritime dont le propriétaire n'est pas susceptible d'être retrouvé appartiennent à l'État. » En revanche l'article L. 532-6 »· stipule qu'une compensation est prévue : « Toute personne qui a découvert et déclaré un bien culturel maritime dont la propriété est attribuée à l'État [...] peut bénéficier d'une récompense dont la nature ou le montant est fixé par l'autorité administrative. » Il est donc rigoureusement impossible en France d'être chasseur de trésors sous-marin professionnel. Ceux qui vivent de cette activité le font tout à fait illégalement ou obtiennent des contrats dans des pays qui n'ont pas encore adopté la recommandation de l'Unesco de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique. On peut citer Cuba, l'Indonésie, les Philippines... L'Unesco recommande bien qu'une collection d'objets découverte sur un site ne soit pas séparée, vendue ni exportée. Difficile dans ce cas à tout chercheur de trésors de rentabiliser son investissement en vendant, en général à l'étranger, là où les prix risquent d'être les plus élevés, une partie de ses découvertes. Pour les amateurs, toute demande de prospection subaquatique doit être adressée au service spécialisé du ministère de la Culture, qui relève de la direction de l'architecture et du patrimoine, sous-direction de l'archéologie : le DRASSM (147, plage de l'Estaque - 13016 Marseille) ».

    Autres ouvrages de Jean-Pierre Moreau

    1987 - Un flibustier français dans la mer des Antilles, 1618-1620, d'après le manuscrit n°590 de la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. Préface de Jean Meyer de l'Université Paris Sorbonne (Prix Robert de la Croix 1988, Médaille de l'Académie de Marine 1989).

    1988 - Guide des trésors archéologiques sous-marins des Petites Antilles d'après les archives anglaises, espagnoles, françaises des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles. Préface de Jean Boudriot, Musée de la marine.

    1992 -Les Petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu, 1493-1635, Préface de Frédéric Mauro, Professeur émérite de l'Université de Nanterre et de l'Institut des hautes études d'Amérique latine, Éditions Karthala.

    2006 - Pirates, flibuste et piraterie dans la Caraïbe et les mers du sud, 1522-1725. Préface de Paul Butel, Professeur émérite de l'université de Bordeaux. Postface de Philippe Hrodej, Maître de conférences à l'université de Brest. Éditions Tallandier.

    2007 - Une histoire des pirates des mers du sud à Hollywood, Points Seuil.

    2009 - Pirates au jour le jour, Éditions Tallandier.

  • MÉTÉORITES (2)

    Les météorites (partie 2/6)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 € - Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

    Les plus célèbres météorites du monde

    Un météore (encore appelé « bolide », « étoile filante » ou « aérolithe ») est un corps céleste qui produit un effet lumineux lorsqu’il pénètre dans l'atmosphère à une vitesse variant entre 10 000 et 290 000 km/h. Puis, lorsque les fragments de ce météore entrent en contact avec le sol, ils prennent alors le nom de météorites.

    L’entrée d’une météorite dans l’atmosphère provoque, à sa surface, l’apparition de ce qu’on appelle une « croûte de fusion » d’aspect brillant et de quelques millimètres d’épaisseur, due à la très haute température atteinte.

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    Croûte de fusion brillante à la surface d’un morceau de la météorite ferreuse Sikhote-Aline, tombée le 12 février 1947 en Sibérie orientale. Des dizaines de milliers de fragments de ce type ont été ramassés au sol !

    On estime à environ 500 le nombre de météorites de taille notable qui tombent chaque année sur Terre. Elles ont toutes été formées il y a 4 milliards et demi d’années, en même temps que le système solaire.

    En France, la plus ancienne chute vue par un témoin est celle d'Ensisheim, près de Mulhouse (Haut-Rhin) : elle eut lieu le 7 novembre 1492 (quelques jours avant, Christophe Colomb « découvrait » l’Amérique) aux environs de midi. Après une formidable explosion, une pierre noire de 127 kg fut retrouvée au fond d’un cratère de 2 mètres de profondeur, dans un champ de blé, par un jeune garçon, seul témoin de cette chute. Un peu plus tard, les curieux prélevèrent des fragments de cette pierre tombée du ciel, en guise de porte-bonheur... Ce pillage fut heureusement arrêté par le maire qui ordonna que la météorite soit portée sur le seuil de l'église. Elle fut ensuite divisée en plusieurs morceaux, envoyés aux muséums de Paris, Berlin, Budapest, Leningrad, Londres, Vienne, Chicago, Gôttingen, Copenhague, New York et Washington. Le dernier fragment, d’un poids de 55 kg, est aujourd’hui exposé au musée municipal de la Régence à Ensisheim.

    Ensisheim.jpg

    Première représentation imprimée (vers 1500) de la chute de la météorite d’Ensisheim.

    Le plus célèbre cratère d’impact visible sur Terre fut découvert en 1871 dans l’Arizona (États-Unis) : il s’agit du Meteor Crater. Son diamètre est de 1 200 m et sa profondeur de 150 m. On estime que la météorite, tombée il y a 50 000 ans, devait peser près de 100 000 tonnes et avoir un diamètre de 25 mètres ! L’énergie dissipée au moment de son impact au sol a été estimée à 150 fois la puissance de la bombe atomique d’Hiroshima. Le plus gros fragment récupéré (pesant 639 kg) est celui baptisé Canyon Diablo, du nom d’une rivière proche du cratère.

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    Meteor Crater

    Certains cratères sont beaucoup plus grands que celui de l’Arizona, mais ils ne sont plus du tout visibles.

    Soit parce la cuvette a disparu du paysage, comme pour la météorite (d’une taille d’environ 1 500 m de diamètre) qui s’est écrasée il y a environ 200 millions d’années à 4 km à l’ouest de Rochechouart, bourg du département de Haute-Vienne. Ce type de cratère d’impact (identifié en 1967 par le Français François Kraut, géologue au Muséum national d’histoire naturelle à Paris), érodé par le temps, est appelé « astroblème » par les spécialistes et fait 20 km de diamètre.

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     La grande météorite, qui a creusé le cratère de 20 km de diamètre à Rochechouart en Haute-Vienne, a frappé le sol français il y a 200 millions d’années (dessin de Don Davis, NASA).

     

    Soit parce que le cratère est en partie sous l’eau, comme celui de Chicxulub dans la péninsule du Yucatan (Mexique). Il a été provoqué par la chute d'une météorite gigantesque (environ 10 km de diamètre) qui s’est abattue sur la Terre il y a 66 millions d’années. Certains scientifiques pensent que cette météorite est la cause de l’extinction des dinosaures sur notre planète. Le cratère fait 180 km de diamètre et s'étend pour moitié sur la terre ferme et pour moitié sous l’eau du golfe du Mexique.

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    La gigantesque météorite de 10 km de diamètre, qui s’est abattue sur la Terre il y a 66 millions d’années, est probablement responsable de l’extinction des dinosaures sur notre planète.

    La plus grosse météorite visible actuellement sur Terre est celle d’Hoba en Namibie. Elle mesure 2,70 m de long sur autant de large et 90 cm de hauteur : elle pèse 60 tonnes et contient 84% de fer et 16% de nickel, avec des traces de cobalt. Elle a été découverte en 1920 par un paysan en train de labourer son champ : aucun cratère n’était visible en surface. Elle aurait chuté sur Terre il y a 80 000 ans.

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    Météorite d’Hoba en Namibie.

    Prochain article (partie 3) : « Les étranges phénomènes météoritiques ».

  • MÉTÉORITES (1)

    Les météorites (partie 1/6)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 € - Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

    Des milliers de météorites enfouies dans le sol à L’Aigle (Orne) !

    Compte tenu des prix très élevés auxquels les météorites se vendent aujourd’hui, certains détectoristes se sont uniquement spécialisés dans leur recherche. Rien qu’en France, on dénombre plus de 70 sites de chutes à prospecter, dont l’un des plus intéressants est certainement celui de L’Aigle, dans le département de l’Orne.

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    Les météores pénètrent dans l'atmosphère à une vitesse variant entre 10 000 et 290 000 km/h. S’ils percutent le sol terrestre (après avoir explosé en vol ou en créant directement un cratère), ils prennent alors le nom de météorites.

    La date du 6 floréal an XI (26 avril 1803) est historique pour tous les scientifiques du monde entier : ce jour-là vers 13 heures, des pierres tombent du ciel aux environs de L’Aigle, dans le département de l’Orne, provoquant une véritable panique.

    Jusqu’à cette date, personne n’était parvenu à expliquer ce phénomène très mystérieux : depuis toujours, en effet, on pense que des pierres ne peuvent pas tomber sur Terre… puisqu’on n’en voit pas dans le ciel !

    Le passage dans le ciel de ces boules de feu avait fait écrire au Français Antoine Furetière, dans son Dictionnaire universel paru en 1690 : « On a vu des météores en forme de clochers ardents, de lances flamboyantes, de javelots brûlants, de traits de feu volants, de chevrons de feu, d’étoiles volantes... Les Grecs les ont nommés météores car cela signifie qu’ils sont hauts dans les airs ». Et si des météores explosaient sous forme de météorites, ces dernières étaient à l’époque nommées « pierre de tonnerre » ou « pierre de foudre » parce qu’on pensait qu’au cours d’un orage les éclairs perçaient les nuages et en vitrifiaient des morceaux qui tombaient ensuite au sol sous forme de pierres !

    Il faudra attendre 1794, neuf ans avant la chute de météorites de L’Aigle, pour que le physicien allemand Ernst Chladni émette l'idée que les météorites sont originaires du système solaire et sont attirées par notre champ de gravitation terrestre. Malheureusement il n’apportait aucune preuve scientifique à sa théorie.

    Cette origine extraterrestre sera finalement établie le 18 juillet 1803 par le physicien, astronome et mathématicien français Jean-Baptiste Biot (1774-1862).

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    Jean-Baptiste Biot

    Biot mène une véritable enquête policière

    Mandaté par l’Académie des sciences à la demande du ministre de l’Intérieur de l’époque, Biot se rend à L’Aigle, ville située à cinquante kilomètres d’Alençon. Il visite une vingtaine de hameaux près du point d’impact et rencontre des dizaines de témoins directs de la chute de la météorite dont il rapporte à Paris de nombreux morceaux pesant 37 kg au total.

    Cette véritable enquête policière est consignée dans un rapport qui fait aujourd’hui référence. Intitulé Relation d’un voyage fait dans le département de l’Orne pour constater la réalité d’un météore observé à L’Aigle le 6 floréal an XI, ce document démontre, en effet, que les météorites viennent de l’espace !

    Voici les passages les plus pertinents du rapport de Biot.

    « Le mardi 6 floréal an XI a paru un globe lumineux animé d’un mouvement rapide et qui a éclaté dans l’air. Quelques instants après, on entendit à l'Aigle et autour de cette ville, une explosion violente qui dura cinq ou six minutes. Cette explosion a été entendue à plus de 30 lieues (120 km) à la ronde. Ce furent d'abord trois ou quatre coups semblables à des coups de canon, suivis d'une espèce de décharge qui ressemblait à une fusillade, après quoi on entendit un bruit ressemblant à un épouvantable roulement de tambour. L'air était tranquille et le ciel serein, à l'exception de quelques nuages, comme on en voit fréquemment. Le météore marchait du sud-est au nord-ouest, par une déclinaison d'environ 22°, direction actuelle du méridien magnétique à L’Aigle. La plus grosse de toutes les pierres trouvées pesait 8,5 kg au moment où elle tomba et la plus petite, que j'aie vue et que j'ai rapportée avec moi, ne pèse que 7 ou 8 grammes. Le nombre de toutes celles qui sont tombées peut être évalué à 2 000 ou 3 000. Les échantillons de pierres météoriques sont déposés au Muséum d’histoire naturelle à Paris. Le citoyen Thénard a bien voulu en analyser quelques-uns et il a trouvé : silice 43%, fer oxydé 42%, magnésie 9%, nickel 2% et soufre 4%. Je m’estimerai heureux que des physiciens trouvent que j’ai réussi à mettre hors de doute un des plus étonnants phénomènes que les hommes aient jamais observés ».

    Où rechercher les météorites tombées près de L’Aigle ?

    À l’issue de son enquête, Biot fut le premier à tracer une carte de répartition des morceaux de météorites tombés au sol : celle-ci prend la forme d’une ellipse qui fait 10 km de long sur 4 de large, soit 40 km2.

    C’est dans cette zone précise qu’il faut donc rechercher (avec ou sans détecteur de métaux, et avec l'accord des propriétaires des lieux) les précieux fragments de météorites encore présents dans le sol. Comme Biot a estimé que 2 000 à 3 000 morceaux y sont tombés et qu’il n’en a rapporté à Paris que quelques dizaines, il reste une énorme récolte à faire au nord-ouest de L’Aigle !

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    Suite à ses observations sur le terrain, Jean-Baptiste Biot a tracé (en pointillés) l’ellipse de chute au sol des morceaux de la météorite de L'Aigle. La flèche rouge indique la trajectoire que suivait le bolide avant d’exploser en vol.

    Prochain article (partie 2) : « Les plus célèbres météorites du monde ».

  • CHASSES AUX TRÉSORS

    La dernière interview de Max Valentin, à propos de sa Chouette d’Or

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    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

    J'ai reçu, de la part de plusieurs blogueurs, des questions concernant La Chouette d'Or. Personnellement, je dois avouer que je n'ai jamais cherché à résoudre les 11 énigmes de cette chasse extraordinaire, mais j'ai eu la chance de bien connaître Max Valentin, quelques années avant le lancement de son jeu. Puis j'ai publié plusieurs interviews de lui dans différentes revues : voici la toute dernière qu'il m'avait accordée, peu de temps avant sa triste et brutale disparition.

    Depuis 1993, des centaines de milliers de Français ont recherché (ou recherchent encore !) une chouette d'or, d'une valeur de plus de 150 000 euros. Derrière le pseudonyme de Max Valentin se cache l’homme qui est le seul à en connaître la cachette. Et pour cause : c'est lui qui a créé cette chasse au trésor aussi passionnante.

    Voici l’interview exclusive que mon ami Régis Hauser (le vrai patronyme de Max Valentin) m’avait accordée en fin d’année 2008, quelques semaines seulement avant sa brutale disparition.

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    Régis Hauser, alias Max Valentin (2001)

    Régis et moi, nous nous étions rencontrés en 1989 à l'occasion de l'écriture en commun d'un livre sur le marketing direct, car nous exercions l'un et l'autre la profession de publicitaires. Lors de notre premier rendez-vous, on s'est vite découvert une passion commune pour la recherche de trésors, aussi bien dans les archives que sur le terrain, au moyen d'un détecteur de métaux.

    Puis, un jour, nous évoquons l'expérience de Kit Williams, ce peintre-écrivain anglais qui a créé en 1979 une chasse au trésor intitulée Masquerade et dont le livre, contenant les énigmes, s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires ! Après 30 mois de recherches, Ken Thomas, un ingénieur de 58 ans, parvint à trouver le trophée récompensant le vainqueur : un lièvre d'or, incrusté de pierres précieuses que Kit Williams avait enterré, à Ampthill Park, près de la ville de Bedford.

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    Kit Williams et son lièvre d'or (1979)

    Aussi, quelle ne fut pas ma surprise quand, en début d'année 1993, Régis m'appelle pour me dire qu'il est parvenu à mettre sur pied une chasse au trésor dans l'esprit de Masquerade et qu'il a baptisée Sur la trace de la chouette d'or. Il m'a alors montré ses textes énigmatiques et les visuels faits par le peintre-sculpteur Michel Becker : j'étais abasourdi par le travail réalisé ! Quelques semaines plus tard, dans la nuit du 23 au 24 avril, Régis partit, de nuit, enterrer une chouette en bronze (copie de celle qui constitue le prix à gagner) en un endroit que personne, à ce jour, n'a encore trouvé. Pour les passionnés de phénomènes paranormaux ou bien de synchronicité, il est curieux de constater que Régis est décédé dans la nuit du 23 au 24 avril 2009, exactement 16 ans - jour pour jour - après avoir enterré sa chouette en bronze !

    Régis, il me revient soudain en mémoire une phrase que tu m'as dite et qui prend aujourd'hui toute sa valeur prémonitoire : « J'affirme à chaque chercheur : le trésor est là... pour vous ou pour l'éternité ! ». Avec la disparition prématurée de son créateur, la Chouette d'or va-t-elle, à jamais, rester enfouie quelque part en France ?

    Voici, retranscrite fidèlement, la dernière interview donnée par Max Valentin.

    Jacques Mandorla : Max Valentin, est-ce votre vrai nom ?

    Max Valentin : Non, c'est un pseudonyme. Étant donné que je réponds aux questions des chercheurs de trésor, et que je signe chacun de mes messages, j'ai choisi un prénom court pour gagner du temps : Max. De plus, l'expérience de l'Anglais Kit Williams m'a servi de leçon. Il avait eu la légèreté de communiquer son vrai nom dans son livre d'énigmes intitulé Masquerade. Or, son numéro de téléphone n’étant pas sur liste rouge, il recevait toutes les nuits des appels de lecteurs néo-zélandais, américains ou australiens qui ne tenaient pas compte du décalage horaire ! Je voulais donc éviter ce genre de désagréments. C’est pourquoi, sur les photographies ou à la télévision, je figure toujours de dos, pour conserver l'anonymat et éviter les pressions en tout genre, car je suis le seul à connaître l’endroit où est cachée la chouette.

    JM : Comment a été créée cette chasse au trésor ?

    MV : Pour élaborer mes énigmes, je me suis inspiré du principe de Kit Williams. Concernant les illustrations, j’ai eu la chance de rencontrer, en 1992, l’artiste-peintre Michel Becker dont j’avais vu une exposition. Il a tout de suite adhéré au projet et a immédiatement décidé de le financer, de peindre les toiles qui illustrent les 11 énigmes du livre et de sculpter la chouette qui constitue le prix du vainqueur !

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    Michel Becker a sculpté la Chouette d'Or et a illustré les 11 énigmes

    JM : Pourquoi avoir choisi une chouette pour symbole ?

    MV : Michel Becker est le descendant du fils illégitime du comte de Chambord. La chouannerie, terme venant de « chat-huant », famille de rapaces nocturnes dont la chouette fait partie, tient donc une place de choix dans l'histoire de sa famille ! De plus, la chouette est un animal éminemment sympathique. Savez-vous que les figurines de chouette sont les objets les plus collectionnés dans le monde ?

    JM : Qu’avez-vous enterré à l'endroit qu’il s’agit de trouver ?

    MV : Une copie de la chouette, grandeur nature, réalisée en bronze plein. Celui qui la déterrera n'aura plus ensuite qu'à l'échanger contre l'original en or et argent, rehaussé de 500 diamants, d'une valeur totale de 150 000 euros.

    JM : Que pouvez-vous nous dire sur ce lieu à trouver ?

    MV : Il s’agit d’un lieu public et non pas, bien entendu, d’une propriété privée. J’ai personnellement enterré la copie en bronze à 80 cm de profondeur, puis je l’ai recouverte de terre et de pierres. Et j’ai planté un petit arbuste dessus (ce doit donc être un arbre assez grand aujourd'hui). Je précise qu’elle ne se trouve pas sur une île et qu’elle est à plus de 100 kilomètres des côtes françaises. Il est important de noter que je suis le seul à connaître son emplacement : même Michel Becker l’ignore ! Enfin, j’ajoute que la chouette est à l’abri de l’humidité et qu’elle bénéficie d’une bonne protection contre les détecteurs de métaux.

    JM : Elle est donc enfouie sous des lignes à haute tension !

    MV : Pas du tout. J’ai simplement mis de la limaille de fer à une vingtaine de centimètres de la surface… pour pouvoir faire écran aux détecteurs électroniques !

    JM : Il faudra donc travailler en discrimination afin que le détecteur ne signale pas cet élément ferreux !

    MV : Exactement !

    JM : Quel est l'impact exact de ce jeu ?

    MV : Énorme ! Il tient en haleine des milliers de participants : au plus fort de la chasse, on a même atteint le cap de 200 000 joueurs en France et on a vendu près de 100 000 exemplaires du livre ! Plusieurs millions de messages ont été échangés, d’abord sur minitel, puis sur mon site Internet <www.lachouette.net> (le site existe toujours). Et on trouve plus d’une cinquantaine de sites non officiels, consacrés au jeu. J’ai personnellement répondu à plus de 100 000 questions et j'ai également reçu 10 000 lettres de lecteurs, qu'il m'a été physiquement impossible de lire car elles contiennent d'épais dossiers de solutions et cela m’aurait pris des mois pour les consulter !

    JM : Cette frénésie s'explique-t-elle uniquement par l'appât du gain ?

    MV : Que les 150 000 euros de la Chouette d'Or aient un effet incitateur pour l'achat du livre, c'est probable et bien compréhensible, après tout ! Mais un grand nombre de lecteurs me disent que, dans leur esprit, cette valeur financière s'efface très vite pour faire place à une autre motivation : être le premier à décrypter les énigmes. C'est donc surtout une affaire d'ego.

    JM : La chasse a déjà duré plus de 15 ans (rappelons que cette interview a eu lieu en fin d'année 2008. Aujourd'hui, la chasse dure depuis un peu plus de 24 ans !). Pourquoi ne pas donner un indice pertinent qui permettrait de trouver enfin la chouette et de clore cette belle histoire ?

    MV : Si je fais cela, je privilégie la douzaine de chercheurs qui sont actuellement tout près d’aboutir. Je ne peux pas pénaliser un chercheur qui commencerait aujourd’hui et qui aurait autant de chances de trouver la solution que les autres. C’est une question de déontologie. Mais, alors qu’il ne reste plus à cette douzaine de chercheurs qu’à emprunter l’autoroute pour aller directement la déterrer, ils se mettent à prendre, de façon inexplicable, un petit chemin de traverse qui les éloigne de la trouvaille ! D’ailleurs, le jour où la Chouette sera découverte, vous verrez que bien des chercheurs seront surpris, car les solutions sont bien moins compliquées que certains ne l'imaginent.

    JM : Il paraît qu'au cours des années suivant le lancement du jeu de la Chouette d'Or, vous n'avez pas pris un seul jour de vacances !

    MV : Les 5 premières années, je n'ai en effet pris aucun jour de vacances. La faute en incombe au site minitel 3615 MAXVAL, sur lequel je répondais plusieurs fois par jour aux questions des « chouetteurs », comme ils se surnomment eux-mêmes. Ensuite, j'ai décidé de ne plus répondre aux questions pendant les week-ends et les vacances scolaires, afin de passer plus de temps avec ma famille. Mais je ne suis pas parti en vacances pour autant : j'ai consacré ce temps libre à travailler sur d'autres projets.

    JM : D’après vous, pourquoi la chouette n’a toujours pas été trouvée ?

    MV : Au départ, je pensais qu’elle serait découverte en une petite année, pas plus. Mon estimation était parfaitement subjective, car c'était la première chasse que j'organisais. Je reste sidéré, pantois, médusé, abasourdi, effaré - rajoutez les adjectifs que vous voudrez - de constater que la Chouette est toujours dans son trou ! Mais la chasse la plus difficile que j'ai conçue est incontestablement celle du Trésor de Malbrouck, cela est sans doute dû à l'influence de mon ami Philippe d'Euck, qui avait co-signé sa première chasse avec moi : il est dur, cet homme-là !

    Mais le jour où la Chouette sera trouvée et où les solutions seront publiées, nul doute que bien des chercheurs seront surpris ! Les solutions ne sont pas enfantines, loin de là, mais elles sont bien moins compliquées que certains ne l'imaginent. Aux États-Unis, une chasse au trésor a duré 13 ans : lorsque j'ai vu les solutions, j'ai compris à quel point on pouvait se laisser entraîner sur de fausses pistes et - quand nos hypothèses sont séduisantes - combien il nous est difficile de faire marche arrière et de remettre tout à plat. Je suppose que pour la Chouette d'Or, c'est un peu pareil.

    JM : Pouvez-vous citer les anecdotes les plus étonnantes de cette chasse ?

    MV : Il y aurait de quoi remplir un livre entier ! Voici quelques exemples pris au hasard. Un chercheur a essayé de creuser sur un quai de gare, un autre dans le hall d'une banque, un troisième voulait fracturer un parcmètre dans lequel il pensait que la Chouette se cachait ! Il y en a même un qui était persuadé que la Chouette n'était pas enterrée, mais se trouvait dans l’espace, à l'intérieur du satellite Spot ! Ce sont là des cas extrêmes, burlesques.

    La plupart du temps, les anecdotes sont cocasses, voire émouvantes. Je me souviens de ces chercheurs qui ont été arrêtés, un soir, alors qu'ils creusaient un trou dans une forêt : à la gendarmerie, ils ont découvert que l'adjudant recherchait lui-même la Chouette, et ils ont passé le reste de la nuit à échanger avec lui des hypothèses !

    Il y a aussi l'histoire charmante de ce jeune couple parti creuser un trou. Au lieu de déterrer la chouette, ils ont déployé une couverture dans une clairière et se sont fait un câlin : neuf mois plus tard, ils m'avertissaient de la naissance de leur fils !

    Ou encore celle de ce chercheur parisien, qui dialoguait depuis des mois avec un correspondant. Un jour, il lui donne rendez-vous dans un bistrot : ils se rencontrent, sympathisent, échangent leurs adresses... et s'aperçoivent qu'ils habitent dans le même immeuble, à trois étages l'un de l'autre !

    J’ai aussi reçu de drôles de missives comme, par exemple, celle-ci : « Excusez-moi de vous poser cette question aussi abrupte : y a-t-il une petite chance, une chance infime, que Michel Becker et vous-même soyez fous à lier et que tout ceci fasse partie de votre thérapie ? ».

    Ou encore cette autre : « Je suis ravi d’avoir acheté votre livre qui me permet de caler la table de ma cuisine, table sur laquelle je m’appuie pour siroter nombre de préparations alcoolisées afin d’oublier que vous existez ! ».

    JM : Le chercheur de la Chouette a-t-il un profil spécifique ?

    MV : J'ai constaté qu’une majorité des chasses au trésor que j'ai organisées ont été gagnées soit par des informaticiens, soit... par un médecin allergologue ! Ce dernier, connu parmi les chasseurs de trésors sous le pseudonyme de « Météor », détient d'ailleurs le record du monde dans ce domaine : à ce jour (nous sommes en 2008), il a déjà remporté une bonne vingtaine de chasses au trésor ! Son métier d’allergologue le pousse en effet à trouver, chez ses patients, les facteurs qui déclenchent leur allergie : pour cela, il se livre à de véritables enquêtes d’investigation. Je pense qu’il pratique de la même façon pour les chasses au trésor : le décryptage d'énigmes serait donc, chez lui, une sorte de seconde nature !

    JM : Où trouvez-vous l'inspiration pour créer vos énigmes ?

    MV : Il faut une tournure d'esprit particulière, alliée à une bonne connaissance de la psychologie des chercheurs, car ceux-ci sont extraordinairement astucieux, croyez-moi. Ajoutez-y beaucoup de travail et le souci du détail. Il faut, en effet, tout vérifier sur place, car il est impossible de se fier aux documentations et ouvrages de référence, même les plus prestigieux : on y trouve des erreurs qui font dresser les cheveux sur la tête ! Donc, tant que je n'ai pas vu un élément de mes propres yeux, je ne l’utilise pas. Cela requiert des déplacements incessants aux quatre coins de la France. Il n'y a pas d'autre secret.

     

    MES COMMENTAIRES

    Août 2017 : au moment où je mets en ligne ce texte sur mon blog, la Chouette d’Or n’a toujours pas été découverte.

    Chez les « chouetteurs », deux camps s'affrontent : l'un localise la chouette enterrée près de Dabo (Moselle) à une centaine de km au sud-est de Metz, l'autre près de Crésantignes (Aube) à une vingtaine de km au sud de Troyes.

  • ACTUALITÉS

    LE GROUPE SURCOUF recherche partenaire financier pour expédition-trésors au PÉROU

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    Le Groupe Surcouf, l'un des leaders internationaux, depuis plus de 35 ans, de la recherche privée de trésors, a décidé de lancer une expédition de recherche terrestre au Pérou.

    Grâce à de longues investigations en archives, effectuées par le Dr Claudio Bonifacio, expert mondial dans la recherche en archives de la période de la colonisation espagnole en Amérique du Sud, divers importants dépôts de lingots d'or, estimés à plusieurs dizaines de millions d'euros, ont été localisés.

    Ces dépôts sont situés non loin de la route allant de Lima aux anciennes mines d'or. Ils ont été enterrés ou cachés par des conquistadores ou par des Jésuites. Quatre maires de villages nous attendent déjà pour signer des permis d'exploitation. En assemblant votre participation financière et le savoir-faire de l'équipe de spécialistes du Groupe Surcouf, nous pourrons réunir toutes les conditions pour faire de cette extraordinaire aventure humaine et financière un grand succès.

    Le Groupe Surcouf recherche donc un solide partenaire financier.

    Une première phase d'un mois (exploration et préparation définitive) est estimée à 80 100 €. Une seconde phase d'un mois (récupération et exploitation) est estimée à 315 600 €. Soit un total de 395 600 €.

    À la fin de cette première expédition, un premier partage se fera sur la base de 50/50 avec le propriétaire du terrain. Ensuite, le partenaire financier et le Groupe Surcouf se partageront le bénéfice net : 60% pour le partenaire financier et 40% pour le Groupe Surcouf.

    Pour toute information complémentaire et dossier complet, contactez :

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    Érick Surcouf

    Tél : 04 94 38 57 95

    Site Internet : www.surcouf-erick.com

    Email : groupesurcouf@gmail.com

  • CHASSES AUX TRÉSORS-4

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (4ème partie)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, l'énigme de l'étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886), intéressons-nous à celle des étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (1954).

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    Les 25 pots manquants du trésor de Saint-Wandrille (1954)    

    Saint-Wandrille-Rançon est un petit bourg de 1 200 habitants, situé à 35 km de Rouen en Seine-Maritime. Son patronyme vient de Wandrille, ancien ministre du roi Dagobert et fondateur en 649 de l’abbaye de Fontenelle, du nom du cours d'eau qui la borde.

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    Le 11 mars 1954, des louveteaux de Saint-Wandrille font leur sortie hebdomadaire habituelle, sous la direction du révérend Donaint qui organise une course au trésor destinée à trouver des fleurs dans les bois qui entourent l'abbaye. En longeant le mur d’enceinte, l’un des enfants, Jean-Pierre Mazé, remarque une pierre qui porte un signe mystérieux. Il la descelle et découvre alors, derrière, un petit pot rempli de pièces d’or ! 

    Pris au jeu, les louveteaux continuent à inspecter minutieusement le mur : Pierre Lemonsu et Jacques Blot voient une nouvelle pierre marquée d'un signe, puis une troisième. Les louveteaux, âgés de 12 et 13 ans, sont parvenus, en seulement quelques heures, à trouver trois pots en terre cuite, hauts d’une vingtaine de centimètres, fermés par une épaisse feuille de plomb scellée avec de la cire et pleins de pièces d’or !

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    Incroyable : cette chasse au trésor, qui était un simple jeu de scouts, a abouti à la découverte d’un véritable magot composé de pièces d’or ! On peut se demander pourquoi le trésor était dissimulé à l’extérieur du mur d’enceinte et non pas à l’intérieur, c’est-à-dire dans la propriété même de l’abbaye. Certains pensent que l’enfouisseur ne faisait pas partie de l’abbaye, mais a utilisé le mur comme repère visuel pour y cacher les pots et pouvoir revenir les chercher plus tard. Autre interrogation : les pots étaient situés à moins d’un mètre du sol. Pourquoi ?

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    Les louveteaux Pierre Mazé, Jacques Blot et Pierre Lemonsu indiquent les emplacements exacts où ils ont découvert les 3 pots remplis de louis d’or.

    Chaque pot était caché derrière une pierre portant, gravé dessus, un signe différent : un calvaire, un carré séparé en deux et un cercle avec un point au centre. Il est évident qu’il s’agit là de repères indiqués par l’enfouisseur pour lui permettre de retrouver très rapidement les pots. Les louveteaux ont cherché d’autres symboles sur le mur d’enceinte, mais ils n’en ont, hélas, pas trouvés.

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    Deux des pierres de Saint-Wandrille, derrière lesquelles étaient cachés les pots : l’une portait un calvaire, l’autre un carré séparé en deux. Sur la troisième pierre : un cercle avec un point au centre.

    Étrangement, les trois pots contenaient exactement le même nombre de monnaies : 167 chacun ! Ces 501 pièces sont toutes des louis d’or, à l'effigie d’un même roi : Louis XV. Sur ces monnaies, on lit à l'avers la légende : « LUD XV D G FR ET NAV REX » (Louis XV par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre). Au revers, on reconnaît les écussons ovales de France et de Navarre surmontés d'une couronne, avec la légende : « CHRS REGN VINC IMPER » (Le Christ règne, vainc, commande).

    On peut avoir une idée précise de la valeur actuelle du trésor de Saint-Wandrille car des pièces, à peu près identiques (même millésime, même atelier, même qualité) à celles trouvées à Saint-Wandrille ont été vendues aux enchères le 12 décembre 2008 à Drouot : la valeur totale des 501 monnaies, découvertes par les louveteaux, dépasserait aujourd’hui le million et demi d’euros !

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    Frappé à Paris (atelier A) en 1741, ce louis d’or dit « au bandeau » et à l’effigie de Louis XV a été vendu 3 500 euros à la vente du 12 décembre 2008 à Drouot.

     

    Il resterait 25 autres pots à découvrir !

    Dans l’euphorie générale, engendrée par la trouvaille du trésor, un fait extraordinaire a été passé sous silence : le jour de la découverte, Jean-Pierre Mazé aurait confié à un ami avoir trouvé, coincé sous le fil de fer de l’un des pots, un parchemin indiquant 28 emplacements de caches. Si ce fait est avéré, il resterait donc encore 25 pots à rechercher, mais ailleurs que dans le mur puisqu’il n’y avait que trois signes apparents sur les pierres, tous repérés par les louveteaux !

    Il paraît invraisemblable que ce document, d’une valeur inestimable, ait pu être perdu ! N’aurait-il pas été discrètement conservé par les louveteaux, afin de leur permettre d’effectuer de nouvelles recherches, un peu plus tard et en toute discrétion ? Si cela a été le cas, aucune information concernant la découverte de nouveaux pots, aux alentours des ruines de l’abbaye, n’a filtré depuis 1954.

    La découverte d'un 4e pot !

    En 1996, l’historien spécialiste des trésors Didier Audinot (aujourd’hui disparu) signale dans son ouvrage Manuel de détection et de chasse aux trésors, livre qu’il m’avait amicalement demandé de préfacer : « Plus tard, en 1989 ou 1990, plus de trente ans après la trouvaille des trois pots, un prospecteur avisé, dont le nom ne sera jamais connu, repéra une quatrième pierre à signe qui n'avait jamais été aperçue jusqu'alors, car elle se trouvait dissimulée par un buisson d'épineux fort anciens. De nos jours, le buisson a disparu et la croix sous laquelle creusa le chanceux est encore bien visible au ras du sol. Il ne s'agissait pas cette fois-ci d'un trésor emmuré, mais enterré. Le trou alors pratiqué par ce chercheur des années 1980 est encore visible : il est parti sans le reboucher. Il est évident que si notre homme a creusé ainsi à plus de 80 centimètres de profondeur, c'est parce que son détecteur lui avait signalé une présence métallique. Juste en face de cette cache souterraine, à 13 mètres de distance environ dans les bois avoisinants, on peut remarquer une pierre blanche solidement fichée en terre et dépassant du sol de 30 centimètres environ. Si l'on gratte la mousse qui la recouvre, on peut distinguer une croix exactement identique à celle qui ornait le mur, juste au-dessus de la quatrième cachette. Celui qui, vers 1758, avait dissimulé son or sur les bords de Saint-Wandrille, dans le mur et sous la terre, avait pris toutes ses précautions pour pouvoir, le jour voulu, récupérer son or. Belle leçon : en plus de trente ans, des centaines de prospecteurs avaient visité ce mur. Tous eurent le même réflexe : contourner le buisson d'épineux qui cachait le quatrième signe ! ».

    Personne n’a jamais revendiqué la mise au jour de ce quatrième pot : au cours d’un déjeuner en tête-à-tête, j’ai demandé à Didier Audinot s’il n’en était pas lui-même le découvreur ! Il m’a assuré que non.

    Resterait-il encore 24 pots à rechercher près de l’abbaye de Saint-Wandrille ?

  • LIVRES

    Le livre incontournable des passionnés de trésors !

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    60 trésors fabuleux à découvrir

    Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Ce livre est disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

     

    Avis aux chercheurs : l'un des 60 trésors du livre vient d’être découvert !

    Dans mon livre paru en avril 2015, j'évoque (pages 207 à 210) l'affaire des 85 tonnes de lingots et de pièces d’argent, transportées par le paquebot anglais City of Cairo, qui avait été coulé le 6 novembre 1942 par un sous-marin allemand U-68, en plein Atlantique, à 700 km au sud de l’île de Sainte-Hélène.

    Or, les médias du monde entier ont annoncé, le même mois, que la société franco-britannique Deep Ocean Search, spécialisée dans la recherche sous-marine, est parvenue à remonter à la surface ce trésor qui gisait par 5 150 m de fond.

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    Une partie de l'article consacré au trésor du City of Cairo (pages 208 et 209)

    Il reste donc encore 59 importants trésors à trouver, étudiés en détail dans mon livre :

    L’or des Volques Tectosages (- 279)

    La riche tombe du roi wisigoth Alaric (507) 

    Les médaillons d’or de la reine Frédégonde (597)

    Les reliquaires sacrés de Charlemagne (785)

    Le trésor qui coûta la vie à Richard Cœur de Lion (1199)

    Où est caché le trésor des Cathares (1244) ?

    Sur la trace de l’or des Templiers (1307)

    Un plan secret des Templiers à déchiffrer (1313)

    À la recherche de la rançon de Jean le Bon (1356)

    L’inestimable épée de Jeanne d’Arc (1430)

    La fortune de Gilles de Rais, le dépravé (1440)

    Les fabuleux bijoux d’Agnès Sorel (1450)

    Sur la piste du trésor des Incas (1533)

    Où Diane de Poitiers a-t-elle caché son immense fortune (1566) ?

    Les étranges talismans de Catherine de Médicis (1589)

    Le trésor de Brinvilliers, la marquise empoisonneuse (1676)

    À la recherche de l’épave du Soleil d’Orient (1681)

    L’énigmatique cryptogramme de La Buse (1730)

    Les nombreux magots du bandit Mandrin (1755)

    Les louis d’or de l’épave du Télémaque (1790)

    Les 9 caisses de l’abbaye de Molesme (1790)

    Le trésor de Mirabeau existe-t-il vraiment (1791) ?

    Sur la piste du trésor de Louis XVI (1791)

    Les cloches de l’église de Saint-Antonin-Noble-Val (1792)

    Où est cachée la statue en or massif de l’abbaye de Saintes (1792) ?

    Le trésor de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon (1792)

    Les canons de bronze des Républicains (1793)

    Les innombrables trésors de la comtesse du Barry (1793)

    Les caches à trésors des îles Chausey (1794)

    La colossale fortune du marquis de Laborde (1794)

    Le magot de Boutillier de Saint-André (1794)

    Les trésors des émigrés débarqués à Quiberon (1795)

    Le coffret du Comte de Sombreuil (1795)

    L’étrange puits au trésor de l’île aux chênes (1795)

    Les bons au porteur du vendéen Stofflet (1796)

    Les 6 000 louis d’or de Charette (1796)

    Les caches de Beau-François, le chef des chauffeurs de la Beauce (1800)

    Des milliers de météorites enfouies dans le sol à L’Aigle (1803)

    Les roubles en or de la bataille d’Austerlitz (1805)

    Les documents compromettants de Joseph Fouché (1810)

    Les fabuleux trésors de la retraite de Russie (1812)

    Les rarissimes Aigles de l’armée impériale (1814)

    Les 40 000 pièces d’or de Joséphine de Beauharnais (1814)

    Les 11 malles pleines de bijoux de Jérôme Bonaparte (1814)

    Les 1 850 pièces d’or perdues par Napoléon dans un ravin des Alpes (1815)

    La caisse d’or de l’armée hollandaise à Waterloo (1815)

    Les diamants de Joachim Murat (1815)

    La mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821)

    Les trésors volés aux empereurs de Chine (1860)

    L’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886)

    À la recherche des trésors du Titanic (1912)

    Les bijoux volés par Landru, le séducteur de Gambais (1922)

    Les 6 caisses d’or de Rommel au large de la Corse (1943)

    La cargaison de métaux précieux du sous-marin japonais I-52 (1944)

    La Chambre d’Ambre est-elle dans l’épave du Wilhelm Gustloff (1945) ?

    Un milliard d’euros en diamants dans le sous-marin allemand U-1001 (1945)

    Les objets précieux volés par Petiot, le médecin psychopathe (1946)

    Les 25 pots manquants du trésor de Saint-Wandrille (1954)

    Sur la trace de la Chouette d’Or (1993)

  • CHASSES AUX TRÉSORS-3

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (3ème partie)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, l'énigme de la mystérieuse carte de l’île des Cocos, intéressons-nous au trésor de l'abbé Saunière et à l'étrange texte figurant sur une pierre tombale de Rennes-le-Château (1886). L’enjeu est de taille : si ce texte énigmatique était déchiffré, cela pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    L’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886)    

    Rennes-le-Château, village situé à une trentaine de kilomètres au sud de Carcassonne (Aude), ne compte aujourd’hui qu’une centaine d’habitants, alors qu’au VIe siècle il fut l’une des deux importantes capitales des Wisigoths avec Tolède. Puis, le village tomba dans l’oubli jusqu’en 1886, lorsque l’abbé de la paroisse, un certain Bérenger Saunière, devient subitement très riche. Une rumeur se met alors à courir : il aurait découvert un fabuleux trésor !

    Cette affaire est celle qui a déchaîné le plus de passions, non seulement en France, mais aussi à l’étranger : en effet, des centaines de livres, ainsi que des milliers d’articles, lui ont été consacrés.

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    En 1886, Bérenger Saunière, l’abbé de Rennes-le-Château, aurait découvert un trésor considérable dans son église, ce qui lui permit de mener grand train jusqu’à sa mort en 1917 !

    À partir de cette date, et jusqu’à sa mort en 1917, l’abbé Saunière mène alors grand train : il fait exécuter d’importants travaux de restauration de l’église, part souvent en voyage, achète de vastes terrains sur lesquels il fait construire des édifices comme la tour Magdala, la villa Béthanie… On ignore toujours ce que l’abbé a réellement trouvé car il emporta, malheureusement, son secret dans la tombe.

    L’hypothèse la plus souvent avancée est que Saunière aurait découvert, au pied du maître-autel de l’église, une dalle appelée depuis « dalle des chevaliers », qui remonterait à l’époque carolingienne, donc au VIIIe siècle après Jésus-Christ. Sous cette dalle, il aurait alors trouvé, selon le témoignage d’un des enfants de chœur, « une marmite en grès, pleine d’objets brillants » ! Antoine Beaux, abbé de Campagne-sur-Aude, apostropha un jour Saunière en lui disant : « Mon cher, à vous voir mener si grand train, on croirait que vous avez trouvé un trésor ! ». Saunière lui rétorqua alors, de façon énigmatique : « Ils me l’ont donné, je l’ai pris et je le tiens bien ».

    Existence d'un second trésor ?

    En 1968 la piste d’un autre trésor, que l’abbé Saunière aurait trouvé, est relancée par la parution de l’ouvrage L'Or de Rennes signé Gérard de Sède, qui sera ensuite publié en livre de poche sous le titre Le trésor maudit de Rennes-le-Château. L’auteur révèle que l’abbé Saunière aurait trouvé deux parchemins dans un pilier creux de son église et en publie même les textes (voir plus loin dans cet article) !

    La presse française s’empare alors de l’affaire et publie des articles aux titres très accrocheurs, comme celui de La Dépêche du Midi : « La fabuleuse découverte du curé aux milliards » !

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    Certains chercheurs finissent par trouver, dans les archives, un fait étrange qui s’est déroulé une nuit du mois de septembre 1891, nuit au cours de laquelle Saunière est surpris en train de fouiller le cimetière du village avec l’aide de sa servante Marie Denarnaud. Tous deux s’affairent autour de la tombe de Marie de Nègre d’Ables, enterrée là en 1781. Elle a été l’épouse d’un des plus riches aristocrates de la région : François d’Hautpoul, marquis de Blanchefort. Le lendemain, la surprise se mue en stupeur lorsque des villageois aperçoivent l’abbé transporter, dans une brouette, la pierre tombale puis la déposer dans le jardin de sa propriété ! Les jours suivants, Saunière est alors aperçu en train de polir, pour les effacer, les textes gravés sur la pierre !

    C’en est trop : de nombreux habitants, excédés par ce comportement sacrilège, décident d’aller déposer plainte en Préfecture ! Par chance, les textes de la pierre tombale avaient été intégralement relevés, des années auparavant, par un certain Eugène Stublein. Ils ont ensuite été publiés quinze ans plus tard, en 1906, dans une revue à très petit tirage, intitulée Le Bulletin de la société des études scientifiques de l’Aude.

    Une rumeur persistante se met alors à parcourir Rennes-le-Château : Saunière serait persuadé que le texte de la pierre tombale cacherait un message secret qui, décrypté, permettrait de découvrir un fantastique trésor ! Autant dire que, depuis la révélation de cette information, de nombreux spécialistes en cryptographie ont passé de longues nuits blanches à essayer de déchiffrer le sens de ce texte. Sans succès jusqu'à aujourd'hui.

    Qu’aurait donc décrypté l’abbé ?

    Pour le savoir, étudions avec précision les inscriptions figurant sur chacune des deux pierres.

    Sur la stèle (c’est-à-dire sur la dalle verticale de la tombe), on lit : « CT GIT NOBLe MARIE DE NEGRe DARLES DAME DHAUPOUL De BLANCHEFORT AGEE DE SOIXANTE SET ANS DECEDEE LE XVII JANVIER MDCOLXXXI REQUIES CATIN PACE ».

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    A priori, rien d’étrange dans ce texte, si ce n’est d’anormales coupes dans certains mots : Marie, soixante, sept (écrit « set ») et « requies catin pace » (le terme « catin », prostituée, pouvant paraître absolument irrévérencieux) au lieu de « requiescat in pace » qui signifie « repose en paix ». Pour certains chercheurs, c’est dans ces « anomalies » que se cacherait un code secret.

    Sur la pierre tombale (c’est-à-dire sur la dalle horizontale) ne figurent que huit inscriptions. De nombreux spécialistes en cryptographie ont passé de longues nuits blanches dans le but d'essayer de décrypter le sens de ces écritures.

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    Concentrons-nous d’abord sur les six inscriptions écrites horizontalement : PS, REDIS, REGIS, CELLIS, ARCHIS, PRAE-CUM. Parmi les centaines d’interprétations qui ont été proposées, nous avons retenu les deux qui nous paraissent les moins fantaisistes.

    La première interprétation donne les clés de décryptage suivantes, en étudiant les mots dans l’ordre dans lequel ils ont été écrits : PS = Pecunia Sua = son argent (trésor), REDIS = à Rennes, REGIS = le roi, CELLIS = dans les caves, ARCHIS = citadelle, PRAE-CUM = ceux qui proclament. Ce message codé signifierait donc : « À Rennes, (un trésor) caché dans les caves de la citadelle du roi appartient à ceux qui proclament ». Reste à identifier qui se cache derrière l’expression « Ceux qui proclament ».

    La seconde interprétation propose de lire les six mots dans l’ordre suivant : REDIS, CELLIS, REGIS, PRAE-CUM, PS ARCHIS, avec REDIS = à Rennes, CELLIS = caché, REGIS = roi, PRAE-CUM = près de, PS = Pierre sacrée, ARCHIS = Arques. Le message global se traduirait alors par : « À Rennes, (trésor) du roi caché à côté de la pierre sacrée d’Arques ».

    Coïncidence étrange ou solution de l’énigme ? À une quinzaine de kilomètres de Rennes-le-Château, il existe un village appelé Arques, près duquel se dresse un menhir, au lieu-dit Peyrolles. Haute de 2,50 mètres, cette pierre est par ailleurs le siège d’un étrange phénomène : la terre sonne creux au pied du menhir, indiquant la présence d’une cavité, qui pourrait être une grotte naturelle ou bien une caverne creusée par la main de l'homme mais qui semble, jusqu’à présent, n’avoir jamais fait l’objet de fouilles.

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    À noter qu’en 2010 deux chercheurs, Jean-Marc Couchet et Ernest Valero, ont publié un livre intitulé L’énigme résolue : des bergers d’Arcadie au mystère de Rennes-le-Château (éditions Trajectoire), dans lequel ils déclaraient avoir localisé le trésor de l’abbé Saunière dans une grotte du mont Cardou. À ce jour, aucune annonce de la découverte du trésor n’a cependant été faite.

    Attention aux faux messages codés !

    Tous les cryptogrammes, hélas, ne conduisent pas à un trésor. Certains messages ont, en effet, été créés par des mystificateurs ! Revenons en 1968 quand Gérard de Sède révèle que l’abbé Saunière aurait trouvé deux parchemins dans un pilier creux de son église et en révèle même les textes !

    Le premier parchemin est assez court puisqu’il ne comporte que 14 lignes citant un extrait de l’évangile selon Saint Luc. Le second parchemin est un peu plus long (20 lignes) et est tiré de l’évangile selon Saint Jean.

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    Les textes des deux parchemins sont alors étudiés dans le détail par de nombreux passionnés du mystère de Rennes-le-Château. La plupart, persuadés que ces messages sont trop simplistes et ont donc été codés, cherchent par tous les moyens à trouver la clé de décryptage qui pourrait donner - enfin ! - la solution de l’énigme du second trésor de l’abbé Saunière. On ne compte plus les spécialistes en cryptographie ayant passé des nuits blanches à essayer de découvrir le message caché dans ces textes.

    Hélas, tous les espoirs des passionnés du mystère de Rennes-le-Château s’écroulent en 1979 quand le journaliste Jean-Luc Chaumeil révèle, dans son livre Le trésor du triangle d’or, que ces textes sont en réalité des faux ! Il va même plus loin en n’hésitant pas à désigner les coupables : Philippe de Cherisey, authentique aristocrate possédant le titre de marquis et Pierre Plantard, roturier en mal de particule qui se fait appeler Pierre Plantard de Saint-Clair.

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    Les deux mystificateurs, Pierre Plantard (à gauche) et Philippe de Cherisey, créateurs des faux parchemins de l’abbé Saunière et de l’affaire du Prieuré de Sion, ont été démasqués par le journaliste Jean-Luc Chaumeil.

    Philippe de Cherisey finit par avouer sa supercherie au journaliste : « Ces parchemins des évangiles ont été fabriqués par moi : j’ai recopié le texte antique des ces évangiles écrit en onciale (lettres romaines majuscules) à la Bibliothèque Nationale dans l’ouvrage de Dom Cabrol intitulé « L’archéologie chrétienne ». Puis, pour parvenir à mon codage, j’ai utilisé le texte de la pierre tombale de Marie d’Hautpoul et le saut du cavalier du jeu d’échecs (deux cases en avant, puis une case sur le côté) ».

    Parallèlement, son complice Pierre Plantard essaye d’échafauder un scénario historique improbable : il déclare, à qui veut l’entendre, être le descendant des rois mérovingiens et appartenir à une mystérieuse organisation, le Prieuré de Sion, censée avoir été créée en 1150 ! Elle serait gardienne du secret du mariage de Jésus-Christ avec Marie-Madeleine, de la naissance de leur enfant et de la descendance de ce dernier, qui se serait prolongée jusqu’au roi mérovingien Dagobert II. En réalité, Pierre Plantard a inventé toute cette histoire : on finit par retrouver les statuts de l’association du Prieuré de Sion, dont il est le trésorier et qu’il a déposés le 7 mai 1956, à la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois, en Haute-Savoie.

    Ces mystifications ont inspiré deux best-sellers !

    Malgré l’aveu des deux mystificateurs, leurs mensonges sont repris par plusieurs écrivains anglo-saxons dont les livres se sont vendus à des millions d’exemplaires ! C’est le cas du trio anglais Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln, auteurs en 1982 de l’ouvrage The Holy Blood and the Holy Grail, paru en France en 1983 sous le titre L'Énigme Sacrée.

    Vingt ans plus tard, ce sera au tour de l’Américain Dan Brown de reprendre l’idée, de façon plus romancée, pour son best-seller mondial Da Vinci Code. Signalons que les trois auteurs de L'Énigme Sacrée, indignés par la sortie de ce livre qu’ils estiment n’être qu’un vulgaire plagiat du leur, n’hésitent pas à attaquer Dan Brown en justice en mars 2006. Ils sont déboutés.

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    Après avoir étudié, dans cet article, l'énigme du trésor de Rennes-le-Château, nous nous intéresserons dans le prochain article à une autre énigme cryptographique : celle des étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (Seine-Maritime), ayant conduit à la découverte d'un fabuleux trésor en 1954.

    À SUIVRE

  • CHASSES AUX TRÉSORS-2

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (2ème partie)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, 3 énigmes historiques fondées sur des messages codés (le carré magique SATOR, le plan du trésor templier de Rians et le cryptogramme du pirate La Buse), intéressons-nous à celle concernant une mystérieuse carte de l’île des Cocos. L’enjeu est de taille : si cette énigme était résolue, elle pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    La mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821)

    Petite île de 4 km de large sur 7 de long, l’île des Cocos se trouve en plein Océan Pacifique à 500 kilomètres du Costa Rica auquel elle appartient. Elle est difficile d'accès, cernée par des courants très violents et presque toujours cachée par des nuages.

    Malgré des sommets culminant à 700 mètres, le navigateur non équipé d’un G.P.S. ou d’un radar peut tourner en bateau autour, sans jamais la voir, tant la brume est épaisse ! Située en dehors des voies usuelles de navigation, elle fut considérée par la plupart des pirates comme le havre idéal pour radouber (faire des réparations), trouver de l'eau et s’alimenter, grâce aux cocotiers qui y poussent et auxquels l'île doit son nom.

    L'île des Cocos appartient à la République du Costa Rica : elle se situe en plein océan Pacifique à environ 600 kilomètres au large de ce pays, à 5° 32' de latitude nord et 87° 3' de longitude ouest.

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    Trois importants trésors, dont celui de Lima, à rechercher

    On possède beaucoup d’informations sur l’enfouissement d’au moins trois énormes dépôts trésoraires dans l’île : le premier caché par Edward Davis en 1702 dans la baie de l’Espérance, le deuxième par Bennett Graham en 1818 dans la baie de Wafer et le dernier par le capitaine William Thompson en 1821 dans la baie de Chatham.

    Rien d’étonnant à ce que les trois uniques baies existant sur l’île aient été choisies pour y cacher des trésors : ce sont des repaires abrités des vents où les bateaux peuvent relâcher, permettant à l’équipage de se reposer et de débarquer sur la berge sans trop de difficultés.

    Intéressons-nous au trésor enfoui par un capitaine écossais, du nom de William Thompson, car c’est le plus riche des trois et il peut être retrouvé si l’on parvient à déchiffrer un message codé. Surnommé « le trésor de Lima », il est évalué à plus d'un milliard d’euros !

    Nous sommes en 1821 : la plupart des États d’Amérique du Sud se soulèvent et veulent obtenir leur indépendance. À Lima, capitale du Pérou, pays tenu par les Espagnols du vice-roi Pezuela, c’est la panique : l'Église catholique décide d’affréter un bateau, la Mary Dear, pour rapatrier en Espagne les principales richesses abritées dans la cathédrale de Lima, mais aussi dans la soixantaine d’églises de la ville.

    À ces trésors religieux, il faut ajouter les magots des plus riches conquistadors espagnols vivant au Pérou, qui veulent eux aussi mettre leur fortune à l'abri et rentrer au pays.

    Les biens à emporter sont si nombreux qu’il faudra deux jours entiers pour charger, à bord de la Mary Dear, pièces d’or, bijoux, ciboires, vaisselles d'or et d'argent, pierres précieuses, livres, archives, tableaux,... mais surtout l’objet le plus remarquable de cette cargaison : une statue en or massif de deux mètres de haut représentant la Vierge Marie portant Jésus !

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    Il a fallu deux jours entiers pour charger tous les trésors à bord de la « Mary Dear » (illustration de Barrie Linklater).

    Le fabuleux chargement installé à bord, le capitaine Thompson donne l'ordre d'appareiller de toute urgence. Dès que la Mary Dear a quitté le port de Lima, ses matelots réussissent à convaincre Thomson de s’emparer des richesses embarquées et d’éliminer tous les passagers. Ceux-ci sont alors égorgés et jetés par-dessus bord !

    Thomson fait ensuite mettre le cap sur l’île des Cocos et enter­rer le trésor dans la baie de Chatham, située au nord-est de l’île. Puis il élabore un scénario étonnant : comme il sait que les accords internationaux punissent de mort tout crime de piraterie, il a l’idée de mettre le feu à son navire et de regagner la côte en canot de sauvetage avec son équipage. L’objectif est de faire croire qu’ils sont les derniers survivants d’un naufrage, au cours duquel les passagers, n’ayant pas le pied marin, se sont tous noyés !

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    Le capitaine Thomson, après avoir mis le cap sur l’île des Cocos, a fait cacher le trésor de la « Mary Dear » dans la baie de Chatham, située au nord-est de l’île.

    Malheureusement pour Thomson et ses matelots, des cadavres de passagers sont repêchés peu après sur les côtes péruviennes : les Espa­gnols arrêtent tous les pirates et les pendent haut et court. Ils épargnent cependant Thompson, auquel ils promettent la vie sauve s'il indique l'em­placement du trésor. Thompson parvient à s'échapper avant d’avoir parlé, probablement en achetant la complicité d’un de ses gardiens et s’enfuit au Canada : il ne reviendra jamais plus sur l’île.

    Quatorze ans plus tard, en 1835, l’affaire rebondit. Un historien découvre, par hasard, l’inventaire détaillé du trésor dans un document original des archives du musée de Caracas (Venezuela) : « Nous avons mis par quatre pieds (1,2 mètre) dans la terre rouge, une caisse avec ciboires, ostensoirs, calices, comprenant 1 244 pierres. Une caisse avec 2 reliquaires en or pesant 120 livres, avec 654 topazes, cornalines et émeraudes, 12 diamants. Une caisse avec 3 reliquaires pesant 160 livres, avec 860 rubis et diverses pierres, 19 diamants. Une caisse avec 4 000 doublons d'Espagne, 5 000 crowns du Mexique. 124 épées, 64 dagues, 120 baudriers, 28 rondaches (boucliers). Une caisse avec 8 coffrets cèdre et argent, avec 3 840 pierres taillées, anneaux et 4 265 pierres brutes. À 28 pieds (9 mètres) nord·ouest, à 8 pieds (2,8 mètres) dans le sable jaune : 7 caisses avec 22 candélabres or et argent, pesant 250 livres, avec 164 rubis par pied. À 12 brasses (22 mètres) par ouest, à 10 pieds (3,3 m) dans la terre rouge : la Vierge de deux mètres en or, avec l'Enfant Jésus, avec sa couronne et son pectoral de 780 livres, enroulée dans sa chasuble d'or, avec dessus 1 684 pierres dont 3 émeraudes de 4 pouces (10 cm) au pectoral et 6 topazes de 6 pouces (15 cm) à la couronne. Les 7 croix en diamants ».

    Si cette description est particulièrement précise et confirme le contenu exceptionnel du trésor, aucune indication du lieu d’enfouissement ne se trouve, hélas, sur ce document. Il est intéressant de noter, dans le trésor, la présence d’une caisse contenant 4 000 doublons d’or, appelés aussi « doubles escudos ». Le doublon en circulation à l’époque est une monnaie faisant 22 mm de diamètre, pesant 7 g, à l’effigie du roi Charles III d’Espagne et frappée l’année de sa mort en 1788. Cote : 700 euros en qualité TTB. La valeur du contenu de la caisse se monte donc à 2,8 millions d’euros !

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    Le trésor de Thomson contient, entre autres, une caisse de 4 000 doublons de 2 escudos, à l’effigie du roi Charles III d’Espagne, frappés l’année de sa mort en 1788. Une monnaie de cette année-là cote 700 euros en qualité TTB.

    Sept ans plus tard en 1842 et juste avant de mourir, Thomson révèle le lieu exact de la cachette à l’un de ses amis, un certain John Keating : « Débarquer baie de Chatham entre deux îlots, par fond de dix yards. Marcher le long du ruisseau, 350 pas puis obliquer nord-nord-est 850 yards. Pic, le soleil couchant dessine l’ombre d'un aigle, ailes déployées. À la limite de l’ombre et du soleil : une grotte marquée d'une croix. Là est le trésor ».

    Muni de ces précisions, Keating se précipite sur l'île des Cocos. Il aurait, semble-t-il, trouvé le magot caché dans la grotte par le capitaine Thomson, grâce aux indications de ce dernier. Il n’en aurait emporté qu’une partie seulement, laissant les objets les plus volumineux en place, bien décidé à revenir les chercher lors d’une prochaine expédition… qu’il ne fera jamais.

    L’affaire en est là aujourd’hui, mais elle pourrait rebondir un jour : mon vieil ami (qui nous a quittés en septembre 2016) le chercheur de trésors français Michel Bagnaud avait effectué plusieurs expéditions sur l’île, dont l'une en compagnie du grand spécialiste du trésor des Cocos, Robert Vergnes, disparu en 2004 et auteur du livre "La dernière île au trésor" paru chez Balland en 1978.

    Michel Bagnaud était, en effet, en possession d’un plan original que lui a donné, avant sa mort en 1978, Robert Charroux le fondateur du Club international des chercheurs de trésors.

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    Lors de ses expéditions, Michel Bagnaud utilise différents types de détecteurs électroniques, dont un dit « à grande profondeur », sur l’une des plages de l’île des Cocos.

    Il existe cependant une difficulté de taille : il faut déchiffrer le texte énigmatique qu’il contient. Hélas, à ce jour, personne n’a pu « craquer » ce code. Celui qui parviendra à interpréter ce message secret localisera alors, peut-être, ce qu’il reste encore du fabuleux trésor du capitaine Thomson !

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    APPEL AUX INTERNAUTES : si vous parveniez à déchiffrer cet énigmatique message inscrit sur ce plan, vous pourriez alors identifier l'emplacement exact du trésor de Lima, enfoui dans l’île des Cocos !

    Vos suggestions sont les bienvenues par email sur : paranormal@orange.fr

    Aps avoir étudié, dans cet article, l'énigme du trésor des Cocos, nous nous intéresserons dans le prochain article à celle du trésor de l'abbé Saunière et de l'étrange texte figurant sur une pierre tombale de Rennes-le-Château. L’enjeu est de taille : si ce texte énigmatique était déchiffré, cela pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

    À SUIVRE

     

  • CHASSES AUX TRÉSORS

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (1ère partie)

    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

     

    Ceux qui enfouissent des trésors rédigent parfois des messages secrets, appelés cryptogrammes, qui leur permettront de retrouver, plus tard, l’emplacement de leur magot. Mais, fait très intéressant, certains d’entre eux ne sont jamais revenus les récupérer. Voici des énigmes qui, si elles sont résolues, pourraient aboutir à la découverte de fabuleux trésors !

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    Créer un code pour dissimuler une information ou pour révéler la cache d’un trésor est une technique appelée « stéganographie » (du grec steganós, étanche et graphế, écriture), mot inventé par Alphonse Bertillon (1853-1914), le père de l’anthropométrie, célèbre méthode d’identification des criminels au moyen de leurs empreintes digitales. Aujourd’hui, le terme de « stéganographie » tend à être remplacé par celui de « cryptographie » (du grec kruptos, caché) jugé plus moderne.

    On pourrait croire que cet art fort ancien est tombé, de nos jours, en désuétude : il n’en est rien. Mieux, il suit l’évolution technologique : la vidéo (grâce aux images subliminales, invisibles à l’oeil nu mais perçues par le cerveau, obtenues en rajoutant une 25e image aux 24 habituelles par seconde) et aussi l’audio (grâce à la diffusion, dans des musiques, de messages codés, parfois à vocation satanique) ont remis la cryptographie au goût du jour. Et, sur le Web, les « hackers », ces pirates géniaux mais sans scrupule parviennent à casser les codes les plus sophistiqués, afin de s'infiltrer dans les ordinateurs les mieux protégés, pour y semer la panique, implanter quelques virus dévastateurs ou piller des informations.

     

    Le cryptage : un art très ancien

    L’invention du codage remonte au Ve siècle avant Jésus-Christ. On la doit à un certain Histiée, gouverneur de la ville grecque de Milet (située sur la côte sud-ouest de l’actuelle Turquie), qui a organisé la lutte contre les Perses. Pour donner à son adjoint Aristagoras l’ordre de déclencher la bataille, Histiée a utilisé la stéganographie : il a pris son plus fidèle esclave, lui a fait raser la tête puis tatouer un message sur le crâne. Dès que ses cheveux ont repoussé, l’esclave a été envoyé à Aristagoras qui n’avait plus qu’à lui raser, à nouveau, le crâne pour lire le message lui intimant l’ordre d’attaquer !

    En Égypte, à la cour de Pharaon, le grand prêtre marquait les enfants royaux d'un signe distinctif et indélébile derrière l'oreille, connu de lui seul : cette sorte de « matricule », comportant le nom et la date de naissance des princes et princesses, permettait de repérer une éventuelle substitution d’un des héritiers ! Il s'agissait, en somme, d'un système de tatouage semblable à celui qu’on utilise aujourd'hui pour les animaux ou pour les voitures !

    En Grèce, dans la ville de Sparte, les « éphores » (les cinq plus grands magistrats de la cité) communiquaient entre eux grâce à un système cryptographique consistant à enrouler sur un cylindre de bambou, appelé « scytale » (ou « bâton de Plutarque »), un ruban de cuir dont les bords devaient parfaitement coïncider. Le message à transmettre s'inscrivait en lignes successives, parallèles à l'axe du support. Une fois le texte écrit, on déroulait le ruban qui présentait alors une suite de lettres incompréhensibles et on le confiait au messager qui le passait à sa taille, en guise de ceinture. Le destinataire n'avait ensuite aucune peine à lire le message, à condition de posséder un cylindre de bambou ayant exactement le même diamètre. Ainsi, un message incompréhensible comme « EPH, NNON, EMES, ORES, SDES, SAGES, DESP, UIVR, INON, ARTE, ELE, CESE, NOU, PORT, RALA, STO, EUR, GUER, RDO, DEC, RE » révélait tout son sens caché, après avoir été enroulé autour du scytale : « EPHORES DE SPARTE, NOUS T'ORDONNONS DE SUIVRE LE PORTEUR DE CE MESSAGE SINON CE SERA LA GUERRE ».

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    Le scytale (invention des responsables de la ville de Sparte dans la Grèce antique) était un cylindre de bambou permettant de déchiffrer un message secret inscrit sur un ruban de cuir.

    Chez les Romains, Jules César fut aussi un fervent adepte de la cryptographie. Dans son célèbre ouvrage Commentaires sur la Guerre des Gaules, il révèle comment il a codé un message pour Cicéron, assiégé dans son camp sur la Sambre (un affluent de la Meuse), dans lequel il lui annonce l’envoi de troupes en renfort. Son code (nommé depuis « chiffre de César ») repose sur la technique dite de substitution, qui consiste à remplacer une lettre par une autre lettre, située plusieurs places après elle dans l’alphabet. César avait choisi une substitution de facteur 3 : A devenait D, B devenait E et ainsi de suite. Avec ce code, le message « ENVOI DE RENFORTS EN GAULE » s’écrivait donc « HQYRL GH UHQIRUWV HQ JDXOH ».

    trésor,livre,mandorla,détection,chasse,découverte,épave,or,météotite,inventeurPour fuir les persécutions, les premiers Chrétiens se servirent de la cryptographie pour communiquer entre eux ou pour parapher des documents. Leur signe principal de reconnaissance, en dehors de celui de la croix, était le poisson. Explication : l’acrostiche (premières lettres de chaque mot) de « Iesus KHristos THeou Uios Soter » (Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur) donne ikhthus, ce qui signifie « poisson » en grec ancien. Le dessin de poisson est ainsi devenu le symbole des Chrétiens entre le Ier et le IVe siècles et il était dissimulé, à l’époque, dans des oeuvres d’art, des fresques, des mosaïques, des monuments ou des graffiti.

     

    Les cryptogrammes de Léonard de Vinci

    Le fameux génie de la Renaissance avait pris, très jeune, l'habitude d'écrire de la main gauche et à l’envers, afin de dissimuler ses notes à la curiosité de son entourage. Seuls ses illustres correspondants et ses intimes connaissaient cette façon de crypter ses messages et parvenaient à les déchiffrer, en les lisant dans un miroir.

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    Mais pour certains documents destinés à rester parfaitement secrets, comme ses inventions (hélicoptère, parachute,…), Léonard de Vinci n’hésitait pas à procéder à un double cryptage, intercalant volontairement des leurres (lettres ou mots parasites) dans ses textes, ce qui les rendait alors quasiment incompréhensibles à toute autre personne ! Se sachant beaucoup imité, il allait parfois jusqu’à dissimuler dans ses œuvres sa signature Leonardus Vinci Academia, qu’il calligraphiait selon le même procédé. Dans les années 1990, c'est en repérant cette signature secrète qu'un célèbre expert de Florence reconnut, avec certitude, l'authenticité jusqu’alors controversée d'une œuvre du maître italien.

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    Les principaux signes secrets indiquant la présence de trésors 

    Si la cryptographie est utilisée depuis des millénaires à des fins politiques, militaires ou artistiques, elle sert aussi à indiquer l’endroit d’enfouissement de trésors. Ainsi, leur présence est souvent signalée par un cercle, seul ou avec des variantes, comme ci-après.

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    D’autres signes peuvent être identifiés sur des murs ou sur des rochers, localisant des caches proches ou des directions à suivre. En voici quelques-uns, relatifs aux pirates et aux Templiers, que vous pourriez avoir la chance de rencontrer un jour. Dans ce cas, poussez plus loin votre curiosité : un trésor est peut-être à portée de main !

    Dans cet article et dans le suivant, nous allons étudier, classés par ordre chronologique, six énigmes historiques fondées sur des messages codés qui pourraient peut-être permettre, à ceux qui parviendraient à les déchiffrer, de découvrir l’un des plus fabuleux trésors de la planète : le carré magique SATOR (1307), le plan du trésor templier de Rians (1313), le cryptogramme du pirate La Buse dans l’océan Indien (1730), la mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821), l’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886) et les pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (1954).

    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    Le carré magique SATOR des Templiers (1307)

    Sur les murs des commanderies, on peut parfois trouver cinq mots écrits en latin, disposés sur cinq lignes en carré (appelé « carré magique ») et pouvant se lire de gauche à droite ou de droite à gauche (les spécialistes nomment cela un palindrome) ainsi que verticalement ou horizontalement : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS.

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    Ce cryptogramme a donné lieu à plusieurs transcriptions, toutes énigmatiques : « Le laboureur dirige les travaux à sa charrue », ou bien « Le semeur fait tourner la roue au travail » ou encore « Dieu dirige le travail de l'homme et le produit de la terre ». Le carré SATOR est cependant bien antérieur aux Templiers : il remonte à 2 000 ans au moins. En effet, l’archéologue italien Matteo della Corte (1875-1962) en a découvert deux dans une église en ruines de Pompéi, cité détruite par l’éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.

    Ce code secret ancien a été réutilisé, bien plus tard, par les Templiers afin d’indiquer l’emplacement des trésors qu’ils ont cachés à partir du 13 octobre 1307, date à laquelle le roi de France Philippe IV le Bel a donné l’ordre d’arrêter tous les membres de l’Ordre. On s’est souvent demandé pourquoi le roi s’est acharné contre les Templiers. Il avait quatre excellentes raison de le faire. D’abord, il lui fallait rembourser la somme de 500 000 livres qu’il leur avait empruntée pour doter sa fille. Ensuite, il avait souhaité être admis dans l’Ordre afin de pouvoir en devenir le Grand Maître : or, son admission lui fut refusée, ce qu’il perçut comme un affront irréparable ! Puis, il lui fallait renflouer les caisses de la royauté qui étaient dramatiquement vides : il a donc lorgné sur les commanderies de l’Ordre du Temple car elles assumaient la fonction d’agence bancaire aussi bien pour les pèlerins que pour les puissants. Enfin, il rêvait de récupérer le trésor que les Templiers auraient, dit-on, rapporté de Jérusalem en 1291, lorsque les Musulmans chassèrent les Chrétiens de Palestine. Les chroniques de l’époque affirmaient, en effet, que les Templiers auraient réalisé des fouilles dans les écuries de l’ancien temple du roi Salomon et auraient ainsi fait deux inestimables découvertes : l’Arche d’Alliance et les Tables de la Loi !

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    Jacques de Molay, vêtu du manteau à la croix pattée rouge, fut le dernier Grand Maître de l’Ordre des Templiers : il fut exécuté en 1314 sur ordre du roi Philippe IV le Bel.

    La corrélation entre carré SATOR et trésor n’est pas un mythe. Ainsi, dans les années 1960, une découverte trésoraire a été effectuée dans une ancienne commanderie templière du village d’Ambourville, en Seine-Maritime. Le propriétaire avait décidé de faire installer une chaudière dans sa cave, juste au pied d’un carré SATOR gravé sur l’un des murs. En creusant dans le sol, les ouvriers mirent au jour une dalle de pierre, sous laquelle était enterré un pot contenant plusieurs centaines de pièces d’or datant du roi Philippe IV le Bel… le responsable de l’extermination des Templiers !

    Ces derniers avaient aussi élaboré un alphabet secret, créé à partir de leur emblème : la croix pattée à huit pointes. Voici la grille qui permet de déchiffrer des inscriptions templières dont certaines peuvent indiquer la présence d’un trésor (il faut noter que les lettres J, K et Y n’existent pas dans l’alphabet templier).

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    Signalons aussi l’existence d’une pratique étonnante et peu connue, mise au point par les Templiers : dans certaines commanderies, la septième marche de l’escalier principal était creuse puis rebouchée, servant alors de cache pour y dissimuler un trésor !

    Un plan secret des Templiers à déchiffrer (1313)

    Nous disposons, dans nos archives, d’un plan relatif à un trésor templier caché près du bourg de Rians (Var), situé sur la départementale 3, entre Saint-Maximin et Manosque.

    Sur le terrain, la présence des Templiers n’est plus visible aujourd’hui que par l’existence des ruines de la chapelle Saint-Pierre, construite au sommet de la colline dominant Rians.

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    Lors de la persécution des Chevaliers du Temple, lancée en 1307 et poursuivie jusqu’en 1314, les derniers membres de l’Ordre vivant à Rians se seraient réfugiés dans cette chapelle où ils auraient été exécutés. Auparavant, ils ont cependant eu le temps de dresser le plan d’une cache trésoraire… qu’on recherche encore de nos jours.

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    Si l’on observe attentivement ce plan, on remarque, en bas à droite, une date écrite en chiffres romains qui semble être MCCCXIII (1313), c’est-à-dire l’année précédant l’exécution des derniers Templiers dont leur Grand Maître Jacques de Molay. La phrase en latin, en haut du plan, « Non nobis Domine, non nobis, sed Nomini Tuo da Gloriam » provient du Psaume 115 de la Bible et signifie « Non pas à nous Seigneur, non pas à nous, Mais à Ton Nom, donne la gloire ». Enfin, le grand dessin visible dans le bas semble représenter un souterrain-refuge composé de plusieurs salles : le trésor serait-il caché dans l’une d’entre elles ? Pour le savoir, il faudrait préalablement déchiffrer l’intégralité des éléments codés figurant sur ce plan !

    Ce trésor doit probablement contenir des monnaies datant du règne du roi Philippe IV le Bel. Ce dernier a, en effet, fait frapper de nombreuses monnaies dont l’une des plus recherchées est le « denier d’or à la masse », pesant 7 grammes et mis en circulation à partir du 10 janvier 1296. Une pièce de ce type a été vendue aux enchères par la société Hess-Divo, le 7 mai 2003, au prix de 13 500 francs suisses, soit 9 000 euros environ ! À l’avers, on voit le roi assis de face couronné, vêtu d’un manteau, tenant dans sa main gauche une fleur de lis et dans sa main droite un sceptre, terminé par une fleur de lis florencée, le tout dans un polylobe tréflé cantonné d’annelets. Au revers est visible une croix feuillue et fleuronnée avec quadrilobe en coeur, cantonnée de quatre lis, dans un quadrilobe aux quatre angles extérieurs tréflés.

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    L’énigmatique cryptogramme du pirate La Buse (1730)          

    L'un des trésors de pirates les plus recherchés au monde est celui d'Olivier Levasseur, surnommé « La Buse » en raison de la rapidité avec laquelle il attaquait les bateaux. Au mois d'avril 1721, il réussit le plus bel exploit de sa carrière en s'emparant d’un riche vaisseau portugais, armé de 72 canons, nommé Vierge du Cap qui assure la liaison entre Goa (comptoir portugais en Inde) et Lisbonne. Le bateau, cherchant refuge contre la tempête qui sévit dans cette partie de l’océan Indien, se réfugie dans le port de Saint-Denis, capitale de l'île Bourbon (aujourd'hui La Réunion). L’abordage n’est qu’une simple formalité car les 500 marins et passagers sont tous à terre, seuls quelques hommes d’équipage étant restés à bord ! En très peu de temps, La Buse fait alors main basse sur une véritable fortune : diamants, émeraudes, saphirs, rubis, perles, lingots d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés… et surtout la très lourde (100 kg) et très précieuse crosse en or, sertie de diamants, de rubis et d’opales, appartenant à l’archevêque de Goa, don Sebastian de Andrado, qui voyage à bord !

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    Capturé et emprisonné neuf ans plus tard à Saint-Denis de la Réunion, Olivier Levasseur profite de sa captivité pour rédiger un message codé. Quand il monte sur le gibet pour y être pendu, il lance dans la foule un parchemin en guise de testament, tout en s’écriant : « Mon trésor à qui saura comprendre ! ».

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    Ce cryptogramme a ensuite mystérieusement disparu… pour réapparaître près de deux siècles plus tard, en 1923, chez un notaire de l’île de Mahé, la plus grande île des Seychelles. Puis l’affaire rebondit en 1934 quand l’écrivain et historien de la marine Charles Bourel de la Roncière (1870-1941) publie, dans son livre Le Flibustier mystérieux, histoire d'un trésor caché, ce qu’il estime être le décryptage du message, après avoir utilisé à la fois l’alphabet maçonnique et les Clavicules de Salomon (figurant dans les grimoires de haute magie du Moyen Âge, ces clavicules ou « petites clés » permettent d’interpréter les nombres et de réaliser des talismans). Malheureusement, la transcription de l’écrivain n’est pas convaincante : on y trouve, en effet, des mots clairement compréhensibles en français et d’autres qui ne sont qu’un abscons charabia. Si le cryptogramme de La Buse est authentique, il faut certainement trouver une seconde clé pour résoudre l’énigme.

    Certains individus, plus charognards que chercheurs, sont même allés jusqu’à vandaliser la tombe du pirate sur l’île de la Réunion, mais ces exactions n’ont fourni aucune information relative au trésor.

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    À l’heure actuelle, faute d’avoir déchiffré le parchemin, on en est réduit à émettre des hypothèses sur le lieu d’enfouissement du trésor. Selon les sources, il se situerait sur l’une des principales îles de l’océan Indien : Maurice (l’ancienne île de France), La Réunion, Mahé (où est aussi recherché le trésor d’un autre pirate célèbre : Bernardin Nagéon de l’Estang) et enfin Sainte-Marie, située au nord-est de Madagascar et surnommée « L'île aux Forbans » où La Buse a d’ailleurs longtemps séjourné et où serait caché, selon le chercheur de trésors français Erick Surcouf, le magot de l’un des plus grands pirates du XVIIe siècle, l’Anglais John Avery !

    Après avoir étudié, dans cet article, trois énigmes historiques fondées sur des messages codés (le carré magique SATOR, le plan du trésor templier de Rians et le cryptogramme du pirate La Buse), nous passerons en revue, dans le prochain article, trois autres énigmes : celles liées à une mystérieuse carte de l’île des Cocos, à une étrange pierre tombale de Rennes-le-Château et aux étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille.

    À SUIVRE

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    Rebondissement dans l'affaire du trésor de Lava (Corse) !

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    Samedi 11 mars 2017 : la presse fait état de l'arrestation de 4 personnes habitant la Corse et impliquées dans un trafic d'armes semi-automatiques, destinées à être transformées en armes de guerre !

    Lors d'une perquisition au domicile de l'un de ces trafiquants, dans le village de Casamaccioli, les enquêteurs découvrent 16 monnaies romaines en or : elles proviennent du trésor de Lava et allaient être revendues sur le marché asiatique.

    Jusqu'à présent, 73 monnaies seulement avaient été retrouvées sur les 1 200 à 1 400 qui devait composer cet exceptionnel trésor romain !

    Pour tout savoir sur la découverte de ce trésor, lire sur ce blog l'article que nous avons consacré à cette affaire et intitulé "L'invraisemblable histoire du trésor corse de Lava" en cliquant sur ce lien :

    http://www.blogspirit.com/admin/posts/post.php?post_id=3087937&evnt=editPost&signature=7c98fd1338c563cfe97f5b0a4907f1debd2f28e4

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    L’invraisemblable histoire du trésor corse de Lava

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    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir » (Éditions Trajectoire)

    Un exceptionnel ensemble de monnaies romaines et d’objets en or du IIIe siècle après J.-C. a été découvert par trois pêcheurs d’oursins en 1985, dans le golfe de Lava près d'Ajaccio (Corse). Ce site fournissant des pièces d’or depuis longtemps, il est probable qu’elles proviennent toutes d’un même trésor.

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    C’est en septembre 1985, dans la crique de Capo di Feno dans la partie sud du golfe de Lava en Corse, que trois pêcheurs d’oursins affirment avoir découvert un fabuleux trésor de pièces d’or romaines (l’endroit présumé de la trouvaille est indiqué par la flèche).

    Félix Biancamaria, son frère Ange et leur ami Marc Cotoni sont des passionnés de la pêche aux oursins. Ils plongent régulièrement dans le golfe de Lava, au nord d'Ajaccio.

    Les journées se ressemblent toutes, jusqu’à ce matin du 6 septembre 1985 où tout bascule. Ils choisissent d’aller au sud du golfe, dans la crique de Capo di Feno, entre le rocher de Pietra Piumbata et la côte : « On cherchait des oursins mais, ce jour-là, les fonds marins nous ont offert un plus grand trésor. Nous sommes tombés par hasard, à deux mètres de profondeur, sur trois pièces d'or, datant du IIIe siècle après Jésus-Christ, incrustées dans la roche et recouvertes en partie de concrétions marines », raconte Félix Biancamaria dans son livre Le Trésor de Lava - La fièvre de l’or romain chez les plongeurs corses, publié en 2004 chez Albin Michel.

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    Félix Biancamaria remonte à la surface une pièce d’or qu’il affirme avoir trouvée à 2 m seulement de profondeur et avoir décollée d’un rocher au moyen d’un couteau de plongée.

    Ce n’est pas la première fois qu’on trouve à cet endroit des monnaies en or. En effet, dès 1956, on signale l’apparition sur le marché numismatique français de 41 pièces d'or  romaines : 35 aurei (monnaie d’or pesant environ 5 g) et 6 multiples (pièce valant 8 aurei, donc pesant près de 40 g) émis au IIIe siècle après J.-C., au cours des règnes de Gallien (253-268), de Claude II le Gothique (268-270), de Quintille, le frère cadet de Claude (qui régna seulement deux mois en l’an 270 !) et d’Aurélien (270-275). Après enquête, on apprend que toutes ces monnaies auraient été trouvées au début des années 1950 en Corse du Sud.

    Ces pièces sont dispersées aux enchères, puis font l'objet deux ans plus tard d'un long article dans la Revue numismatique, rédigé par Jean Lafaurie, directeur des études de numismatique romaine à l'École pratique des hautes études, et intitulé « Trésor d'un navire romain trouvé en Méditerranée ». L’auteur révèle qu’une première découverte a déjà eu lieu au XIXe siècle (aux alentours de 1860) : « C'était il y a environ cent ans : un pêcheur de corail trouva, le long des côtes de la Corse, un trésor de monnaies d'or. Bien que toutes les monnaies soient dans l'état que les numismates ont convenu d'appeler à « fleur de coin », de nombreux exemplaires présentent des défauts superficiels affectant la surface et surtout la tranche, qui n'ont pu être causés que par un chauffage intense, tel celui d'un incendie dont la violence aurait provoqué un début de fonte des pièces. Il est possible de supposer l'incendie d'un navire ».

    Vingt-deux ans plus tard, en 1980, Jean Lafaurie actualise son article avec l’aide d’Hélène Huvelin et révèle alors : « Depuis 1970-71, des monnaies de mêmes types, de mêmes émissions, en particulier les si extraordinaires multiples d'or de Claude II, apparaissent ça et là lors de ventes publiques ou ont été signalées chez divers experts ». L’auteur signale, en effet, l’apparition de 44 nouvelles monnaies sur le marché (37 aurei et 7 multiples des quatre mêmes empereurs que ceux du lot de 1958), plus un aureus de l’impératrice romaine Otacilie (244-249), l'épouse de Philippe l’Arabe.

    Dans un remarquable article du numéro XXIV de la revue Trésors monétaires, publiée en 2010 par la Bibliothèque nationale de France, Sylviane Estiot, directrice de recherches au CNRS, ne croit pas du tout à la thèse de la découverte de monnaies au XIXe siècle. Pour elle : « Il ne fait guère de doute que le trésor a été découvert à date récente par des plongeurs ».

    Les plus importantes découvertes du trésor de Lava vont cependant être réalisées à partir de septembre 1985 par les trois plongeurs corses, pêcheurs d’oursins.

    Éboulis terrestre ou épave maritime ?

    Félix Biancamaria a fourni des précisions intéressantes sur sa découverte : « On plongeait tous les jours non-stop, de 8 heures du matin jusqu'à 3-4 heures de l'après-midi. On a dû remonter pas loin de 600 pièces d’or. Chaque soir, c'était la fête avec les amis. La folie ! Moi, je flambais plutôt à Paris, à Nice ou à Deauville, c'était moins voyant. Mais mon frère Ange et notre ami Marc, eux, restaient sur l'île : boîtes de nuit, champagne à gogo... Les gens pensaient même qu'on faisait partie du gang des postiches ! ».

    Félix Biancamaria a révélé avoir vendu la quasi totalité de ses pièces d’or. D’abord, affirme-t-il, à des Américains, venus spécialement en Corse en décembre 1985 avec deux mallettes pleines de billets : en tout, il aurait négocié, selon lui, 340 monnaies pour 4 millions de francs (610 000 euros environ) !

    Puis, en mars 1986, il cède une vingtaine d’autres pièces à Jean Vinchon, un expert numismate parisien renommé : « Je monte à Paris et, le soir même, je suis dans son cabinet. Je lui dit qu’on a trouvé tout ça en allant à la pêche aux oursins. Il m'interrompt aussitôt et me dit qu’il vaut mieux affirmer qu’il s’agit d’un trésor de famille parce que ces pièces sont rares et qu’elles peuvent être considérées comme un trésor archéologique ».

    La fille de l’expert numismate, aujourd'hui décédé, fournira plus tard une autre version : « Biancamaria est arrivé en assurant qu'il s'agissait d'un don de son père. Il voulait à tout prix de l’argent liquide, car il était très pressé ». Qui croire ? Ce qui est certain, c’est que Félix Biancamaria ressort du bureau de l’expert avec, en poche, 550 000 francs en espèces (84 000 euros environ) ! Il avouera plus tard que s’il ne s’était pas précipité pour vendre ses monnaies, il aurait pu en obtenir 3 à 4 fois plus d’argent ! Mais il ne culpabilisait absolument pas de les brader, car il était non seulement pressé de mener la grande vie, mais il était surtout persuadé que son filon était inépuisable et qu’il suffisait de retourner plonger sur le site de Lava pour récupérer de nouvelles pièces d’or !

    Biancamaria révèle aussi avoir trouvé deux anneaux d’or de 3 cm de diamètre (trop grands donc pour être des alliances), pesant 20 g environ chacun, et des bracelets en or (tout simples, sans gravures) qu’il a fondus, avec des monnaies abîmées ayant une faible valeur, en une boule d’or pesant environ un kilo… boule qu’il se fera voler un jour dans son bungalow pendant qu’il était en plongée !

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    Félix Biancamaria tient dans ses mains un superbe et rarissime médaillon à l’effigie de Claude II le Gothique. Un exemplaire de ce type, mais de qualité inférieure, a été vendu le 18 juin 2004 pour 15 000 euros.

    Le trésor a certainement appartenu à un haut dignitaire de Rome (officier supérieur, sénateur, gouverneur…) qui se serait embarqué d’un port du nord de l’Italie (Gênes ?) à destination de l'Afrique, via la Corse. L’analyse des monnaies permet de situer le terminus ante quem, c’est-à-dire la date de la pièce la plus récente (il s'agit d'un aureus de l’empereur Aurélien) et donc d’affirmer que le trésor a été perdu à la fin de l'année 272 ou au tout début de l’an 273.

    Pour les historiens, deux thèses s’affrontent

    Première hypothèse : le navire aurait percuté un récif dans le golfe de Lava, puis pris feu avant de couler. Cette thèse du naufrage est parfaitement plausible car de nombreuses pièces d'or présentent, on l’a vu, des traces d’exposition au feu. Mais un fait me surprend : les plongeurs des services archéologiques n’ont retrouvé ni vestiges de bateau, ni poteries antiques sur le site. Ce qui aurait dû être le cas s’il y avait eu naufrage.

    Seconde hypothèse : elle est fondée sur une rumeur qui circule depuis bien longtemps dans le village de Villanova, qui surplombe le golfe de Lava. Sur les hauteurs existeraient les ruines de villas romaines. Au XIXe siècle, des ouvriers italiens qui travaillaient dans les vignes de la région auraient trouvé une ou plusieurs jarres contenant des pièces en or, dont ils auraient caché une partie dans une grotte située près de la mer. Suite à un éboulement de la falaise, le trésor serait alors tombé dans la mer. Malheureusement, dans l’eau, on n’a jamais trouvé de morceaux de poteries provenant d’éventuelles jarres.

    Savoir laquelle des deux hypothèses est la vraie est absolument fondamental pour les trois découvreurs : en effet, selon la loi française, si le trésor est d'origine terrestre, il appartient pour moitié aux trois plongeurs et pour moitié au propriétaire du terrain situé sur les hauteurs. S'il s'agit d'une épave maritime, il appartient à l'État français.

    1995 : condamnation des trois plongeurs

    Le 7 novembre 1986, le journal Nice Matin révèle l’affaire au grand public, en titrant : « Découvert par des pilleurs d’épave, l’or de Lava mis aux enchères à Monaco ». Une partie du trésor (18 pièces, présentées sous les numéros 32 à 49 avec l’intitulé « Trésor de monnaies romaines en or, un nouveau lot du trésor d’aurei trouvé en Méditerranée ») est, en effet, proposée aux enchères au Sporting d'Hiver de Monte-Carlo le 15 novembre, mais elle est saisie avant la vente par les Douanes, à la demande du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

    Se fondant sur le principe que tout trésor trouvé en mer est considéré comme épave maritime (alors qu’aucune trace d’épave n’a été trouvée !), l'État français confisque les 18 superbes pièces du trésor de Lava exposées dans le catalogue. Parmi elles, se trouve un rarissime médaillon de Gallien dont la valeur a été estimée à 150 000 euros ! Ce multiple en or de 8 aurei, frappé en 266, porte à l’avers la tête couronnée de l’empereur et, au revers, deux mains qui se serrent en signe d’union (ce que les Romains appelaient le dextrarum junctio) avec la légende « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (L’entente du Peuple Romain et des soldats) entourée d’une couronne de lauriers.

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    Rarissime multiple en or de Gallien,  frappé en 266 et trouvé à Lava : au revers, deux mains avec la légende « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (L’entente du Peuple Romain et des soldats) entourée d’une couronne de lauriers. Valeur estimée : 150 000 euros !

    Sur commission rogatoire du juge d’instruction au Tribunal de grande instance d’Ajaccio, la gendarmerie réagit immédiatement : elle procède à des inculpations pour détournement et recel d’épave maritime, ainsi qu’à des saisies. L’ensemble de cette action, réalisée aussi bien en Corse que sur le continent chez des particuliers et des experts numismates, aboutit à la saisie de 73 monnaies provenant du trésor. Le 18 novembre, le DRASSM envoie des plongeurs dans le golfe de Lava. En vain : aucune monnaie, aucune trace d’épave ne sont trouvés. Le site, localisé précisément par les gendarmes (coordonnées GPS : 41°58,2'N / 8°36,6'E), est alors interdit de plongée par arrêté préfectoral.

    Désireux d’identifier les individus qui ont mis toutes ces pièces d’or sur le marché numismatique, le procureur d'Ajaccio lance une vaste opération de police. De son côté, Interpol diffuse sans tarder un message aux polices du monde entier, dans lequel il est précisé que ces monnaies sont invendables car elles appartiennent à l’État français.

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    L'affiche d’Interpol, envoyée aux principales polices du monde entier, précise que les monnaies du trésor de Lava sont invendables car elles appartiennent à l’État français.

    Finalement, après neuf ans d'investigation et plus de 500 personnes interrogées, l’enquête est bouclée : la justice condamne alors, le 15 novembre 1995, lors du procès en appel, les frères Ange et Félix Biancamaria, ainsi que leur ami Marc Cotoni (qui mourra assassiné en 2004 à Ajaccio) à 18 mois de prison avec sursis et 100 000 francs d'amende (15 200 euros environ). Des sommes dérisoires par rapport à ce qu’ont touché, en espèces, les trois inventeurs du trésor !

    Les 73 aurei et multiples, saisis par la Gendarmerie à la fin de 1986, ont été déposés après jugement au Cabinet des Médailles, par la Sous-Direction de l'Archéologie au Ministère de la Culture : sur les 73 monnaies, la Bibliothèque nationale de France en conserve 40. Les 33 autres exemplaires ont été rétrocédés au musée de Sartène (Corse du Sud).

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    L’État français, après avoir exercé son droit de propriété sur l’épave maritime (mais aucune épave n’a été retrouvée !), a fait confisquer 73 monnaies qu’il a ensuite confiées au Cabinet des Médailles à Paris et au musée de Sartène (Corse du Sud).

    Réapparition d’un rarissime plat en or

    Malgré le jugement de novembre 1995 condamnant les trois plongeurs, les policiers poursuivent leurs investigations, comme le confie l’un d’eux, sous couvert d’anonymat : « En dépit des saisies de l'époque, une partie du trésor manquait néanmoins à l'appel. Nous recherchions notamment d'autres monnaies, mais aussi un rarissime plat en or qui était susceptible d'être écoulé sur des marchés clandestins ». Ce plat en or avait été trouvé sous l’eau en octobre 1986, mais son existence n’a été révélée qu’en juillet 1992, grâce à un croquis saisi chez un antiquaire d'Ajaccio.

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    À gauche : croquis du plat en or à l’effigie de l'empereur Gallien, saisi chez un antiquaire d'Ajaccio en juillet 1992. À cette date, le plat est toujours recherché : il ne sera retrouvé qu’en 2010. À droite : photo du plat, découvert tordu sur lui-même. Cette pièce unique d'orfèvrerie, de 25 cm de diamètre et de 3 mm d’épaisseur, pèse 918 g. Il comporte, en son centre, un rarissime médaillon de Gallien.

    Les recherches conjointes de la Douane judiciaire, de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels et du Groupe d'intervention régional (GIR) d'Ajaccio vont finalement permettre de récupérer l’objet à la gare du Nord à Paris, le 21 octobre 2010, dans un bagage de Félix Biancamaria !

    Ce dernier revient sur l’affaire : « Un jour, sous un énorme rocher à 5 ou 6 mètres de profondeur, je vois une sorte d'assiette tordue sur elle-même, de la forme d’un ballon de rugby avec, au centre, un gros médaillon représentant la tête de l’empereur Gallien et, à l’arrière, un anneau mobile servant certainement à accrocher le plat à un mur. Peu de temps après, ce plat en or est vendu par un de mes amis. Pendant près de vingt-cinq ans, je n'en entends plus parler. Puis, un jour, j'ai été contacté par un autre ami, qui m'explique qu'il a récupéré le plat et me demande si je connais un acheteur potentiel. J’ai alors trouvé un acheteur en Belgique et j’ai sauté dans un TGV. Arrivé sur place, l'acheteur m'a dit qu'il n'était plus intéressé par cette pièce. Je pense qu'il avait dû se renseigner auprès d'experts qui l’ont alerté sur le caractère rarissime de l'objet. Au retour sur Paris, j'étais tranquillement installé à ma place lorsqu'une quinzaine de policiers ont débarqué dans mon compartiment au moment où le TGV entrait en gare du Nord. Ils m'ont fouillé, menotté et confisqué le plat en or. Puis, ils m'ont escorté au commissariat de Nanterre. Là, je suis resté en garde à vue 48 heures. C'est une expérience douloureuse à vivre. J'ai été concerné par sept chefs d'inculpation, dont vol d'objets appartenant à l'État et recel en bande organisée, puis soumis à un contrôle judiciaire quatre fois par mois ».

    Grâce à cette saisie policière, on en sait un peu plus sur ce plat en or : il fait 25 cm de diamètre, 3 mm d’épaisseur, pèse 918 g et possédait, d’après Félix Biancamaria, un grand médaillon de l'empereur Gallien incrusté en son centre que le plongeur s’était empressé de revendre ! Les spécialistes pensent que cet exceptionnel objet d’orfèvrerie a été fabriqué spécialement pour les festivités célébrant les « Décennales » (dix années de règne) de Gallien, qui se sont déroulées à l’automne 262.

    Sans être aussi richement travaillé que la patère en or massif, trouvée en 1774 à Rennes et datant du même IIIe siècle après J.-C. (elle se trouve au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale à Paris), le plat en or de Gallien est quand même une pièce rare, estimée à un ou deux millions d'euros !

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    La patère trouvée en 1774 à Rennes est un plat en or utilisé pour des cérémonies religieuses : on y voit Bacchus et Hercule en train de boire. Cette scène est entourée de 16 aurei d’empereurs. Poids : 1 375 g. Diamètre : 25 cm.

    Où se trouvent toutes les monnaies découvertes à Lava ?

    Aujourd’hui, la police est loin d’avoir récupéré tous les objets du trésor de Lava, car ils ont été vendus sous le manteau : seuls le plat en or et 73 monnaies, sur un total d’environ 600, d’après les confessions de Félix Biancamaria, ont pu être saisis par l’État.

    Sylviane Estiot, directrice de recherches au CNRS, a effectué en 2008 un important travail documentaire dans les archives : elle a finit par recenser 450 monnaies du trésor de Lava, parmi lesquelles 3 médaillons de Gallien avec le revers « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (on n’en connaissait aucun exemplaire jusque-là) et 41 médaillons de Claude II (on n’en connaissait qu’un seul, conservé au musée de Vienne en Autriche). Elle estime que le trésor devait comporter, à l’origine, entre 1 200 et 1 400 monnaies d’or.

    Hormis ces 73 pièces récupérées, la quasi totalité des monnaies du trésor de Lava sont, d’après la rumeur, passées dans les mains de nombreux marchands professionnels, collectionneurs et même… de dentistes qui ont fondu des pièces pour en faire de l’or dentaire servant à réaliser des couronnes ! On dit aussi que certains membres du milieu corse, ayant servi d’intermédiaires pour la vente, auraient profité de cette occasion pour faire des surmoulages des médaillons et commercialiser ces faux comme étant de véritables originaux !

    Compte tenu de la vigilance d’Interpol, il est quasiment certain qu’aucune monnaie ne réapparaîtra sur le marché avant des dizaines d’années : leurs possesseurs se les feraient, en effet, confisquer !

    Par ailleurs, je suis persuadé qu’il reste d’autres pièces d’or sous l’eau. En effet, à la fin du XIXe siècle, on sait qu’un effondrement de la falaise a eu lieu en face du rocher de Pietra Piumbata… précisément là où ont été trouvées les monnaies et le plat ! C’est pourquoi je pense qu’il y a encore des objets précieux sous les éboulis. Il serait donc judicieux de faire enlever, par des plongeurs du DRASSM, les gros blocs de pierre qui tapissent le fond de la crique, à seulement quelques mètres de profondeur. On mettrait ainsi au jour le reste du trésor de Lava !

    Diffusion d’un reportage sur Arte

    Le 22 août 2015, la chaîne télévisée Arte a présenté un documentaire signé Karel Prokop, qui révèle trois informations inédites.

    D’une part, les recherches sous-marines du DRASSM, réalisées jusqu’à 50 mètres de profondeur, n’ont pas permis de détecter le moindre élément indiquant la présence d’une épave : clous, morceaux d’amphores, objets de la vie quotidienne…

    D’autre part, certains protagonistes de l’affaire (refusant de dévoiler leur identité devant la caméra) affirment qu’une statuette a été aussi découverte dans l’eau : elle serait en or, pèserait dans les 20 kg, ferait une trentaine de centimètres de hauteur et représenterait un jeune éphèbe tenant une huître dans sa main droite.

    Enfin, des recherches effectuées en Italie dans les archives de l’histoire de l’Empire romain auraient permis de donner un nom à l’éventuel propriétaire du trésor : il s ‘agirait d’un certain Julius Placidianus qui fut préfet du prétoire, puis consul en 273.

    De façon certaine, on peut donc conclure qu’à ce jour l’énigme du trésor de Lava n’est toujours pas résolue, mais que des rebondissements ne sont pas à exclure dans l’avenir !

     

    Un médaillon en or de Claude II vendu 15 000 euros !

    On a vu que plusieurs exemplaires d’un multiple en or de 8 aurei à l’effigie de Claude II le Gothique ont été trouvés dans les eaux du golfe de Lava. Une seule de ces monnaies a échappé à la saisie au profit de l’État : elle est, en effet, passée deux fois en vente publique. La première fois, le 9 juin 1986 lors de la vente sur offres Pesce-Poinsignon : la monnaie a alors été acquise pour 30 000 francs (4 600 euros environ). La seconde fois, le 18 juin 2004 lors de la vente sur offres n°21 de la Compagnie Générale de Bourse (CGB), au cours de laquelle la même monnaie a atteint le prix de 15 000 euros.

    Ce multiple a été frappé à Milan (Mediolanum) en 268 après J.-C. Son diamètre est de 35,5 mm et son poids de 39,2 g. Son état de conservation est très moyen (TB), à cause d’une usure marquée. D’autres multiples de Claude II, confiés au Cabinet des Médailles à Paris, dont la qualité est superbe, sont estimés à plus de 50 000 euros l’exemplaire !

    Sur l’avers figure le buste lauré et cuirassé à droite, l’égide (bouclier de Zeus) posée sur l’épaule. On lit : IMP. C. M. AVRL. CLAVDIVS. P. F. AVG. (Imperator Caesar Claudius Augustus, Empereur César Claude Auguste). Sur le revers apparaît la Concorde drapée, debout de face, regardant à droite et tenant une enseigne militaire dans chaque main. On lit : CONCORDIA EXERCITUS (L’entente de l’armée).

    Ce médaillon est considéré par les spécialistes comme une émission dite de donativum, c’est-à-dire qu'il a été offert en cadeau par l'empereur Claude II à de hauts dignitaires, civils ou militaires.

    Avant la découverte du trésor de Lava, le seul exemplaire connu de ce type était celui possédé par le musée de Vienne (Autriche), mais sa valeur est seulement de six aurei et non de huit.

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    Ce multiple en or de huit aurei, à l’effigie de Claude II le Gothique, a été confié au Cabinet des Médailles à Paris, après saisie au profit de l’État. Compte tenu de son état superbe, sa valeur est estimée à plus de 50 000 euros.

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    Arles : de fabuleux trésors de l’époque romaine trouvés dans le Rhône

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    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

     

    La ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) est devenue colonie romaine en 46 avant Jésus-Christ, sur ordre de Jules César et en récompense de son soutien dans la guerre contre la cité voisine de Marseille. On vient, ces dernières années, d’y retrouver, dans les eaux troubles du Rhône, de nombreux trésors de cette époque.

    Iconographie : Musée départemental Arles antique © Maby J.-L et L.Roux

     

    IMPORTANT - Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    La ville d’Arles, dont le nom latin était « Arelate », comptait beaucoup pour les dirigeants de l’Empire romain, comme le confirme, en 380 après Jésus-Christ, le poète Ausone dans un ouvrage recensant les 17 plus importantes villes de cet Empire : « Ouvre, Arelate, douce hôtesse, ton double port, Arles, petite Rome gauloise. Tu es coupée par le cours impétueux du Rhône au milieu duquel un pont de bateaux forme une place où tu reçois les marchandises de tout le monde romain ».

    Cette notoriété de la cité est telle qu’au IVe siècle après J.-C., elle devient même une des résidences de l’empereur Constantin Ier, recevant en 328 le surnom temporaire de Constantina qu'elle conservera jusqu'en 340. Constantin n’hésite pas alors à y transférer l'atelier de frappe de monnaies d'Ostie qui fonctionnera durant le IVe siècle et le début du Ve. La population de l’époque atteignait 80 000 habitants, ce qui en faisait alors la cité la plus peuplée de Gaule ! Pas étonnant donc si elle possède, à l’époque, d’importants chantiers navals et si elle exporte huile, vin et céréales vers Rome et l'Orient. La domination romaine cesse brutalement en 473 lorsque la ville est prise par des hordes de Wisigoths emmenées par le roi Euric.

    De nos jours, Arles a conservé de nombreux vestiges de la présence romaine, en particulier les arènes, les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. C’est donc en toute logique qu’en 1981 les monuments romains de la cité ont été classés par l’UNESCO au Patrimoine mondial de l’Humanité.

     

    Premières découvertes archéologiques au fond de l’eau

    Les principales richesses, accumulées lors de cette opulente période de colonisation romaine, ont sombré dans l’oubli pendant plus de dix siècles. La première trouvaille est faite, en effet, par hasard en 1514 dans le Rhône : une superbe statue de Jupiter, le père des dieux pour les Romains, est découverte dans une faible profondeur d’eau.

    Puis, en 1639, lors d’une canicule exceptionnelle qui assèche fortement le fleuve, le niveau de l’eau baisse tant qu’un remarquable sarcophage de marbre apparaît à l’œil nu à tous ceux qui se promènent sur les berges ! Il est décoré des deux entités mythologiques grecques Leda et le Cygne : c’est pour séduire Léda, la mère de Castor et Pollux, que le dieu Zeus (Jupiter pour les Romains) prit la forme d'un cygne.

    Deux siècles plus tard, en 1845, au cours d’une nouvelle période spectaculaire de basses eaux, un archéologue du nom de Jacquemin fait un témoignage intéressant : « J’ai aperçu, à peu de profondeur, des centaines d’amphores rangées sur plusieurs lignes, debout sur leurs bases pointues et enfoncées jusqu’à la moitié de la hauteur de leur goulot ».

    Les trouvailles continuent, souvent faites par hasard, jusqu’au début du XXe siècle. Ainsi, en 1907, est repêchée une ravissante main de marbre : elle est aussitôt offerte au poète Frédéric Mistral, l’une des personnalités les plus célèbres de la Provence.

    Toutes ces découvertes fortuites démontrent que les eaux du Rhône semblent contenir de formidables richesses archéologiques.

     

    Des trésors mis au jour et des pilleurs interpellés !

    Les véritables recherches sous-marines dans le fleuve sont entreprises à partir de 1985 et se situent essentiellement face au centre historique de la ville d’Arles. Elles sont placées sous la direction du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), organisme créé en 1966 par André Malraux, alors secrétaire d’État aux Affaires culturelles. Ce service, basé à Marseille, est chargé de gérer, mettre en valeur, protéger et étudier l’ensemble des biens culturels du domaine public maritime français.

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    Les rectangles blancs (à gauche) posés sur l’eau délimitent les principales zones de fouilles, situées face au centre historique d’Arles et réalisées par le DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines).

    Depuis 2007, les fouilles sont entreprises, de façon systématique, chaque été car les eaux du Rhône sont au plus bas. Dans la vase, à une profondeur moyenne de 10 mètres, les plongeurs découvrent alors une multitude d’objets, entassés les uns sur les autres, provenant de périodes historiques sans rapport entre elles : quilles de navires en bois, bases de piliers et de statues, fûts de colonnes, pierres de construction, gravats modernes, galets de lests de navires du XVIIIe siècle, pièces de monnaies romaines en bronze, argent et or…

    Mais ce ballet, orchestré par les archéologues et les plongeurs, ne passe pas inaperçu. Très vite, Luc Long, Conservateur en chef du patrimoine au DRASSM, se rend compte que des individus observent les plongeurs, de loin aux jumelles, dont il aperçoit l’éclat lumineux du soleil sur les verres ! Il est persuadé que ces personnes cherchent à localiser précisément les endroits où sont faites les trouvailles, afin d’y venir de nuit, en dehors des périodes de fouilles, pour voler des richesses archéologiques ! Afin d’éviter tout risque de vol, Luc Long fait remonter discrètement les objets la nuit, puis les fait transporter immédiatement dans un bunker de verre à l’intérieur du musée d’Arles ! En novembre 2007, les Douanes judiciaires passent à l’action et arrêtent ces « observateurs » : une perquisition à leur domicile permettra de récupérer des objets remontés illégalement du site de fouilles archéologiques !

     

    Des conditions de plongée véritablement dantesques

    Faire des fouilles dans les eaux du Rhône relève de l’exploit pour les archéologues. En effet, les conditions techniques sous l’eau sont particulièrement difficiles. De très forts courants agitent l’eau en permanence, ce qui oblige les plongeurs à se lester lourdement de plomb, afin de pouvoir rester littéralement collés au fond du fleuve ! L’eau est trouble en permanence, ce qui se traduit par une faible visibilité, de l’ordre de quelques mètres en moyenne : certains jours, elle ne dépasse même pas le mètre !

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    Arles : découverte de blocs de marbre dans une eau à visibilité réduite.

    Cette visibilité réduite est, en partie, due au fait que l’eau véhiculée par le Rhône est polluée par de nombreux déversements sauvages, effectués en amont d’Arles : rejets d’usines, épaves de voitures au fond,… On a même relevé, par des mesures scientifiques, l’existence d’uranium enrichi provenant de centrales nucléaires implantées sur les bords du Rhône !

    Mais ce n’est pas tout : les plongeurs doivent être particulièrement vigilants lors de leurs remontées en surface, afin d’éviter d’être percutés par les nombreuses péniches qui circulent sur l’eau !

    Enfin, il convient de signaler que toutes les plongées s’effectuent en présence d’énormes poissons, appelés silures. Originaires d'Europe centrale où ils ont colonisé le Danube, ces poissons se rencontrent désormais fréquemment en France : on les pêche assez souvent dans le Rhône et la Saône. Comparés aux poissons-chats, auxquels ils ressemblent un peu sans être de la même famille, les silures peuvent atteindre 2,50 mètres de long et peser une bonne centaine de kilos ! Les plongeurs témoignent être souvent importunés par ces gigantesques poissons, dont le plaisir suprême consiste à mordre et même à arracher leurs palmes !

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    Arles : le silure, qui ressemble à un poisson-chat, infeste les eaux du Rhône où il dérange les plongeurs-archéologues en plein travail.

     

    Des trouvailles fantastiques dans la vase du Rhône !

    Presque tous les objets remontés par les plongeurs sont d’une qualité remarquable et la plupart se trouvent dans un état de conservation étonnant. L’explication est simple : l’eau des fleuves est douce, contrairement à celle de la mer qui contient du sel (chlorure de sodium) corrodant les objets sous l’eau. Ainsi, on peut apprécier ce résultat sur certaines amphores sur lesquelles les inscriptions sont d’une lisibilité étonnante, permettant d’identifier l’origine géographique et le nom des producteurs des contenus (boissons, céréales,…) de l’époque romaine.

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    Arles : l’eau douce du Rhône a permis de conserver les inscriptions des amphores, lisibles comme au premier jour.

    Parmi les milliers d’éléments remontés à la surface par les plongeurs, un certain nombre ont une valeur archéologique extraordinaire. C’est le cas de la statue en bronze, haute d’environ 70 cm, représentant probablement un prisonnier barbare, les mains liées dans le dos, un genou à terre en signe d’asservissement. Entièrement restaurée, la statue de ce captif est d’une qualité artistique remarquable.

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    Arles : exceptionnel bronze représentant un prisonnier barbare, les mains liées dans le dos et un genou posé à terre en signe d’asservissement.

    Autre objet étonnant : une amphore en bronze (ce qui est rare car elles sont, en général, en argile) de 44 cm de hauteur, découverte dans les restes d’une épave. Cet objet se caractérise surtout par ses anses en forme de « chien de mer », une sorte de monstre marin mythologique dont on distingue parfaitement la tête et les deux pattes avant, terminées d’épaisses griffes.

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    Arles : rarissime amphore en bronze dont les anses sont en forme de « chien de mer », une sorte de monstre marin mythologique.

    Parmi les nombreux bijoux, trouvés au fond de l’eau, figure une superbe bague en or, comportant quatre anneaux identiques, montés en parallèle, et datant probablement du Ier siècle après Jésus-Christ.

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    Arles : superbe bague en or datant probablement du 1er siècle après Jésus-Christ.

    Une exceptionnelle statue en bronze de la déesse ailée Victoire (Nikê pour les Grecs), de 70 cm de hauteur, a aussi été remontée à la surface du Rhône. Fait étonnant : lorsqu’elle a été découverte à 17 m du bord, elle portait encore des traces de dorure. Depuis, elle a été entièrement restaurée, afin de retrouver son état initial. On aperçoit des éléments de fixation sur son dos, ce qui confirme que cette statue devait décorer le mur d’un édifice public.

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    Arles : statue en bronze de la déesse ailée Victoire qui devait décorer le mur d’un édifice public.

    Mais, de toutes les trouvailles effectuées sur le site, les deux plus spectaculaires sont indubitablement une statue de Neptune et un buste de César.

     

    Une imposante statue de Neptune trouvée en quatre morceaux

    Neptune, le Dieu des fleuves, des mers et des océans dans la mythologie grecque, se devait d’être présent parmi les découvertes faites dans le Rhône.

    Un jour, un plongeur remonte une magnifique tête en marbre avec une chevelure et une barbe abondantes. Quelques jours plus tard, non loin du lieu où a été trouvée cette tête, les plongeurs découvrent un torse d’un mètre de haut. Et à une vingtaine de mètres du torse, une partie de la jambe droite comprenant le genou et la cuisse. Enfin, un peu plus tard, un quatrième élément, constitué d’une imposante base avec deux pieds, est trouvé dans la vase. Sur ce socle, on lit une inscription latine très intéressante car elle permet de dater précisément l’œuvre : NUMINIBUS AUGGG NNN HONORI CORPORIS RENUNCLARIORUM P. PETRONIUS ASCLEPIADES DONUM DECIT. Ce qui peut se traduire par : « À la majesté sacrée de nos trois Auguste et à l’honorable corporation des Renunclarii. Publius Petronius Asclepiades a fait ce don ».

    Cette traduction permet d’indiquer que la statue a été placée dans la ville d’Arles dans le courant de l’année 210 après Jésus-Christ, période où trois empereurs dirigèrent ensemble l’Empire romain : Septime Sévère et ses deux fils, Caracalla et Geta.

    Lorsque les archéologues se mettent à assembler, à l’air libre, les quatre éléments en marbre, c’est la stupéfaction : tous s’emboîtent parfaitement les uns dans les autres ! Cela prouve qu’ils appartiennent, en réalité, à une seule et même statue, malgré des variantes dans leurs colorations, dues probablement au long séjour passé dans des fonds différents. L’ensemble reconstitué fait près de 1,80 m de hauteur. Fin 2013 : manquent encore les deux bras et une partie de la jambe gauche que les plongeurs espèrent retrouver lors des prochaines campagnes de fouilles. Et, heureuse découverte, lors des fouilles menées en 2016, le mollet gauche a été remonté à la surface !

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    Arles : les quatre éléments en marbre, trouvés séparément sous l’eau, s’emboîtent parfaitement les uns dans les autres.

     

    Un rarissime buste de Jules César, grandeur nature !

    C’est, sans aucun doute, la découverte archéologique la plus importante qui ait été faite en France ces cinquante dernières années. Jusqu’ici, les archéologues n’avaient trouvé que des amphores, témoignage de l’activité portuaire de la ville antique d’Arles, mais jamais d’épave. Un jour, enfin, par 10 mètres de fond, ils localisent une embarcation en bois de 30 m de long et datant de 50 avant Jésus-Christ.

    En fouillant l’intérieur de l’épave, le plongeur Pierre Giustiniani aperçoit un visage en marbre. Luc Long, le responsable des fouilles, saute à l’eau et rejoint le plongeur au fond : hélas, à cause de la faible visibilité, ils ne reconnaissent pas l’illustre faciès. Ce n’est qu’une fois ramené en surface que le visage du personnage s’impose à tous : il s’agit de Jules César, fondateur de la cité romaine d’Arles en 46 avant J.-C. ! Les dimensions du buste sont imposantes : 40 cm de haut sur 22 de large.

    Cette découverte est exceptionnelle : jusqu’ici, en effet, il n’existait de par le monde que deux représentations de Jules César. La première a été sculptée au moment de sa mort. La seconde l’a été, bien après sa disparition, lorsqu’il fut divinisé. Ce troisième exemplaire révèle un César plus vrai que nature : il s’agit, sans doute, du premier portrait de Jules César qui, suprême rareté, a vraisemblablement été réalisé du vivant de l'empereur !

    Les archéologues espèrent maintenant mettre la main sur le reste de la statue et surtout sur son socle, ce qui permettrait de pouvoir y lire sa dédicace officielle et de lever définitivement le mystère sur ce buste extraordinaire, exposé aujourd’hui au Musée départemental Arles antique. À la fin de la campagne de l’été 2013, ce socle n’a toujours pas été retrouvé.

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    Arles : l’exceptionnel buste en marbre de Jules César, trouvé dans le Rhône, est vraisemblablement le premier portrait réalisé du vivant de l'empereur !

     

    Les dernières trouvailles

    Durant les fouilles de l’été 2013, l’équipe de Luc Long a remonté un coffre de 30 cm de large, 40 de long, 20 de haut pour un poids d’environ 40 kg. L’objet possède un châssis de bois, doublé de plaques de bronze. Ce coffre a été radiographié, mais seul le mécanisme de la serrure apparaît clairement. Selon une des hypothèses des archéologues, il pourrait s’agir d’un coffre funéraire.

    Au cours de cette campagne, un visage de Bacchus (le dieu romain du vin, de l’ivresse et des débordements, notamment sexuels, équivalent de Dionysos pour les Grecs) d’une quinzaine de centimètres de hauteur, a été découvert. Coiffés d’une couronne foliée, attachée avec une bandelette autour du front, les cheveux longs et ondulés du personnage sont ramenés en chignon tressé sur la couronne de lierre.

    De nombreuses monnaies (sesterces, dupondius, as et deniers) de l'époque des Antonins et des Sévères, c’est-à-dire des IIe et IIIe siècles après J.-C., ont été aussi remontées à la surface.

    Et les fouilles reprendront en été 2014 !

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    Arles : petite tête de Bacchus en marbre, trouvée lors des fouilles de l’été 2013. © Kim Boscolo

     

    De rarissimes monnaies de Jules César

    Les monnaies, émises lors du règne de Jules César, sont très recherchées des numismates, en raison principalement de la très forte notoriété de cet empereur.

    En voici trois qui présentent, chacune des caractéristiques remarquables.

    Un aureus très rare

    Frappé à Rome en 45 avant J.C., c’est-à-dire l’année précédant la mort de l’empereur, cet aureus pèse 9,1 grammes. À l’avers apparaît le buste drapé et ailé de la Victoire, à droite. On lit C CAES DIC TER, Jules César dictateur pour la 3e fois. Au revers, la légende L PLANC PR VRB, Lucius Plancus, préfet de Rome, entoure un vase avec poignée, servant à des sacrifices. Cote : 7 000 euros.

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    Le premier portrait de César sur un denier

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    Ce denier d’argent est très intéressant : pour la première fois, dans l’Empire romain, une pièce de monnaie présente, en effet, le portrait d’un empereur vivant. Cette autorisation, qui avait été exceptionnellement concédée à César par le Sénat, est considérée comme une véritable révolution numismatique dont useront et abuseront ses successeurs.

    Ce denier, pesant 3,56 g pour un diamètre de 19,3 mm, a été frappé à Rome en janvier 44 avant J.C., soit deux mois avant l’assassinat de César par Brutus. À l’avers apparaît la tête laurée de César à droite, avec à l’arrière un lituus (bâton utilisé par les prêtres-devins et se terminant par une crosse courbe comme celle des évêques, qu’il a inspirée). On lit CAESAR IMP, César empereur. Au revers, Vénus debout à gauche, tenant une Victoire de la main droite et une lance de la main gauche. Un bouclier est posé à ses pieds. On lit M-METTIVS, signifiant Marcus Mettius, responsable de la frappe de cette monnaie. Cote : 3 000 euros.

     

    Le denier qui condamne César à mort

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    Ce denier est assez proche du précédent : il a été frappé un mois plus tard (en février 44 avant J.C.) et possède à peu près les mêmes caractéristiques avec un poids de 3,66 g et un diamètre de 19,2 mm.

    Les différences sont cependant capitales : à l’avers, la tête de César à droite est laurée et voilée, lui donnant l’aspect d’un profil de femme. Mais surtout la légende choisie par César, CAESAR DICT PERPETVO, César dictateur à vie, sera perçue comme une provocation et poussera ses adversaires à l’assassiner le 15 mars. C’est pourquoi, ce denier a été surnommé « La monnaie qui tua César » ! Au revers, P SEPVLLIVS MACER indique que Sepullius Macer était responsable de la frappe de cette monnaie. Cote : 3 500 euros.

  • ACTUALITÉS

    Voici 2 ouvrages incontournables, consacrés aux prières des saints - Un coffret (cartes + livret) et un livre

    Disponibles sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

     

    Le coffret Les saints protecteurs - Comment les invoquer

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    1 livret de 160 pages + 56 images pieuses - Éditions Trajectoire - 29 €

    Le culte des saints remonte aux origines du christianisme. Par leur vie exemplaire ou la grandeur de leurs réalisations, les saints sont des modèles de vie. Ils peuvent intercéder en notre faveur si nous savons les invoquer avec foi et humilité.

    Ce coffret de Jacques Mandorla présente 56 saints illustres, d'Agnès à Vincent de Paul. Le livret qu'il contient s'utilise de façon simple et pratique : si vous souhaitez une aide spirituelle en liaison avec un problème ou une maladie déterminés, il suffit de vous reporter directement au saint concerné.

    Ce coffret vous fait découvrir une histoire détaillée de la vie du saint, la date de sa fête, les professions dont il est le patron et une prière personnalisée pour l'invoquer. Ces prières incitent à une saine méditation, quelles que soient vos croyances personnelles.

    Les 56 affections vont de Abcès à Verrues, en passant par Brûlure, Eczéma, Jambes lourdes, Maux d’estomac, Migraine, Stress,…

    Les 56 images pieuses sont de véritables œuvres d'art, créées pour la plupart au XIXe siècle par Ledoux et Kellerhoven, et rehaussées d'une couleur or. Au dos, vous retrouverez la prière correspondante.

    En portant sur soi la carte de son choix et en lisant régulièrement la prière inscrite au dos, ainsi protégé on donne plus de chance à ses vœux les plus chers de se réaliser.

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    Exemple de carte : Sainte Rose de Lima (invoquée pour les maux d'estomac).

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    Autres exemples de cartes.

     

    L’indispensable complément du coffret

    Le livre Comment prier les saints guérisseurs pour les 125 affections les plus courantes

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    125 saints à invoquer : d’Adrien à Zite, en passant par Antoine de Padoue, Benoît, Claire, Dominique, Jean-Baptiste, Pierre, Thérèse d’Avila, Vincent de Paul…

    125 prières pour soulager les affections les plus courantes : de Abcès à Zona, en passant par Brûlure, Eczéma, Jambes lourdes, Maux d’estomac, Migraine, Stress, Verrues…

     Un livre de 423 pages - Éditions Trajectoire - 24 €

  • ACTUALITÉS

    VIENT DE PARAÎTRE

    Voici le livre qui répond à toutes vos questions sur les dangers des ondes électromagnétiques !

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     Auteur : Jacques Mandorla - Éditeur : Grancher - 448 pages - 140 illustrations en couleurs - 24 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

     

    La pollution électromagnétique est-elle dangereuse pour notre santé ? Et, si oui, comment s'en préserver ?

    Qu'est-ce que le phénomène de l’électrosensibilité ?

    Le téléphone portable : invention géniale ou démoniaque ?

     Faut-il avoir peur des antennes-relais de téléphonie mobile ?

     Les lignes à haute tension sont-elles dangereuses pour notre santé ?

    Peut-on bien vivre chez soi, sans craindre les objets domestiques émetteurs d’ondes électromagnétiques ?

    Faut-il avoir peur des éoliennes ?

    L’énergie solaire est-elle dangereuse ?

    Notre habitat nous protège-t-il bien des ondes telluriques ?

    Que penser des produits de protection anti-ondes vendus dans le commerce ?

     

    Nous baignons en permanence dans un univers où circulent toutes sortes d’ondes : ondes gravitationnelles, magnétiques, sonores, sismiques, telluriques et électromagnétiques. L’ensemble de ces phénomènes est appelé « pollution électromagnétique » ou « electrosmog » chez les Anglo-Saxons.

    Avec l’apparition des objets connectés, utilisant des ondes électromagnétiques artificielles (qu’on ne trouve pas dans la nature car elles ont été créées par l’Homme), beaucoup pensent que l’on s’expose à des risques dont on ignore les effets nocifs réels sur notre santé.

    En effet, à chaque fois qu’on utilise son téléphone portable en liaison avec une antenne-relais, qu’on connecte à une borne Wi-Fi son ordinateur, ou son téléphone sans fil, qu’on cuisine sur une plaque à induction ou dans un four à micro-ondes…, ces appareils dits « connectés », bourrés d’électronique, émettent des ondes électromagnétiques.

    De plus en plus de chercheurs du monde entier estiment que ces ondes ne seraient pas étrangères à l’apparition de symptômes comme le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques, responsable de l’apparition d’une nouvelle catégorie de malades : les « électro-sensibles ». Certains scientifiques tirent même la sonnette d’alarme, affirmant que ces ondes causeraient des cancers ou d'autres maladies graves.

    Ce livre analyse les différentes ondes nocives auxquelles nous sommes exposés et présente les différents moyens de se protéger de leurs effets, qui menacent notre santé.

     

    Quelques extraits du livre

    Un extrait du chapitre " Le téléphone portable : invention géniale ou démoniaque ? " (pages 162-163)

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    Un extrait du chapitre " Faut-il avoir peur des antennes-relais de téléphonie mobile ? " (pages 178-179)

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    Un extrait du chapitre " L'énergie solaire est-elle dangereuse pour l'homme ? " (pages 274-275)

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  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    La mystérieuse pierre de Rosette,

    clé du déchiffrement des hiéroglyphes

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    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    19 juillet 1799 : un officier de Bonaparte découvre, près du village de Rachid dans le delta du Nil, une pierre en granit comportant trois écritures différentes dont deux sont totalement inconnues. Personne ne se doute alors que, 23 ans plus tard, un jeune Français du nom de Champollion parviendra, en travaillant sur ce trésor archéologique, à déchiffrer les énigmatiques hiéroglyphes égyptiens !

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    La pierre de Rosette a été trouvée par hasard, le 19 juillet 1799, dans le fort Julien situé dans le delta du Nil. Elle est de dimensions imposantes : 112 cm de hauteur sur 76 cm de large et 28 cm d'épaisseur, pour un poids de plus de 760 kg ! Elle est aujourd’hui exposée au British Museum à Londres.

    Le village de Rachid, nommé Rosette en Français, est situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alexandrie. Entre ces deux villes se trouve le port d’Aboukir où, en août de l’année précédente, la flotte du général (il ne sera sacré empereur qu’en 1804) Napoléon Bonaparte a été taillée en pièces par les navires anglais commandés par l’amiral Nelson.

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    Sur ce tableau de Maurice Orange (1867-1916), intitulé « Napoléon Bonaparte aux pyramides », des savants de la « Commission des Sciences et des Arts » présentent au général les premières découvertes faites par les archéologues français (Musée du Vieux Granville).

    Cette campagne militaire d’Égypte, menée de 1798 à 1801, se double d’une remarquable expédition scientifique nommée «  Commission des Sciences et des Arts » : 167 savants de toutes disciplines (historiens, ingénieurs, botanistes, dessinateurs…) accompagnent l'armée afin de réaliser un relevé des principaux trésors archéologiques des anciens pharaons.

    Ils consigneront toutes leurs informations dans un imposant ouvrage, intitulé : « Description de l'Égypte, ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'Armée française ». Cette œuvre monumentale comporte 10 volumes de textes et 13 volumes de planches : il faudra trois parutions en 1809, 1814 et 1829 pour obtenir la version définitive de ce qu’on appelle « La description de l’Égypte » !

    Il est précisé, sur la couverture de chacun des tomes : « Publié par les ordres de sa majesté l’empereur Napoléon le Grand » !

    Cette véritable encyclopédie de l’Égypte antique n’a qu’un seul défaut, hélas majeur : elle a été écrite alors que Champollion n’a pas encore déchiffré les hiéroglyphes, ce qui adviendra en 1822. La troisième parution, pourtant publiée en 1829, aurait dû bénéficier des résultats obtenus par le chercheur, ce qui ne fut pas le cas.

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    Sous l’œil attentif de Napoléon debout sous la tente, des dessinateurs reproduisent fidèlement sur papier les trésors qui seront publiés dans l’ouvrage collectif « Description de l’Égypte » (tableau de Léon Cogniet - 1835 - Musée du Louvre).

    Dans le village de Rosette réside une garnison française. Sa mission : consolider une forteresse en mauvais état, appelée Fort Julien et située sur la rive gauche du Nil. Il s’agit, en effet, d’être prêt à repousser une éventuelle attaque des Ottomans, alliés des Anglais. Les travaux sont dirigés par le lieutenant Pierre Bouchard, un jeune polytechnicien de 28 ans. Un jour, dans un coin du fort, ses hommes tombent sur un gros bloc de granit sombre de dimensions imposantes : 112 cm de hauteur sur 76 cm de large et 28 cm d'épaisseur. Les soldats ont beaucoup de mal à relever la pierre car elle pèse un peu plus de 760 kg !

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    Le village de Rachid, nommé Rosette en langue française, est situé dans le delta du Nil, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alexandrie.

    Trois textes, dont deux totalement mystérieux

    Cette pierre n’aurait sans doute jamais intrigué Bouchard si celui-ci n’avait constaté qu’elle portait, sur l’une de ses faces, un ensemble de signes mystérieux. En observant les inscriptions de plus près, il s’aperçoit qu’il y a, en réalité, trois textes totalement distincts.

    Ceux de la bande du haut s’étalent sur 14 lignes rédigées en hiéroglyphes, l’écriture sacrée des pharaons égyptiens, apparue vers 3 200 avant J.-C. et que plus personne ne comprend depuis au moins 15 siècles. Malheureusement la partie supérieure de la pierre est nettement cassée aux deux angles.

    Les textes de la bande du milieu occupent 32 lignes, mais dans une écriture que les savants de l’expédition ne parviennent pas à identifier non plus : certains parlent d’une écriture syriaque (langue des anciennes Syrie et Palestine), d’autres d’une écriture copte (langue des premiers chrétiens d’Égypte, apparue au IIIe siècle après J.-C.)… Finalement, on découvrira plus tard qu’il s’agit d’une écriture nommée démotique, qui est une simplification de l’écriture hiératique, elle-même simplification des hiéroglyphes.

    Enfin, les textes de la bande du bas sont clairs : il s’agit de grec ancien. Pourtant, les premiers érudits sur place ne sont pas d’accord sur le nom du pharaon qui a fait graver cette stèle : Ptolémée IV Philopator ? Ptolémée V Epiphane ? Ptolémée VI Philometor ?

    Par comparaison avec des stèles du même type, on peut estimer qu’il manque une quinzaine de lignes de hiéroglyphes dans la partie supérieure. De plus, les spécialistes estiment que le haut de la stèle devait certainement représenter le pharaon accompagné de dieux, eux-mêmes surmontés d'un disque ailé.

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    Reconstitution de la pierre de Rosette, telle qu’elle devait probablement se présenter à l’origine : le haut de la stèle était certainement décoré du pharaon, accompagné de dieux, eux-mêmes surmontés d'un disque ailé.

    Objectif prioritaire : reproduire fidèlement les trois textes

    La pierre est transportée par Bouchard jusqu’au port du Caire où la plupart des savants français, présents dans le delta du Nil, se précipitent pour l’admirer et l’étudier ! Le 15 septembre 1799, le Courrier d'Égypte révèle que « cette pierre offre un grand intérêt pour l'étude des caractères hiéroglyphiques. Peut-être en donnera-t-elle la clé ! ».

    On pense alors demander aux dessinateurs de l’expédition de reproduire fidèlement tous les signes figurant sur la stèle, mais on se rend très vite compte que ce travail va demander beaucoup de temps et que le risque de faire des erreurs de recopiage est grand : les membres de la Commission des Sciences et des Arts choisissent donc plutôt la solution de faire des reproductions et décident d’utiliser trois procédés différents.

    Premier procédé, baptisé « autographie » et mis au point par Jean-Joseph Marcel, le directeur de l’Imprimerie du Caire : la pierre est soigneusement lavée, puis essuyée tout en laissant de l’eau dans les creux des signes. On recouvre la surface avec de l’encre et on applique ensuite une feuille de papier. Cette impression donne le texte en blanc sur fond noir et à l'envers sur le papier : il suffit donc de lire la feuille par transparence ou en reflet dans un miroir.

    Deuxième procédé, nommé « chalcographie » : il est élaboré par le chimiste Nicolas Conté, génial inventeur en 1795 du crayon à papier avec mine graphite-argile. Conté traite l'inscription comme une sorte de cuivre gravé, les creux retenant l'encre : le texte imprimé apparaît alors en noir sur fond blanc, toujours à l'envers.

    Enfin, le troisième procédé, réalisé par l’ingénieur Adrien Raffeneau-Delille, consiste à effectuer un moulage à base de soufre. C’est cette copie qui sera publiée dans l’ouvrage collectif des savants, intitulé « Description de l’Égypte ». Cette œuvre monumentale sera éditée à partir de 1809, sur plusieurs années et en différents formats dont le plus grand fait 113 cm sur 81 ! Elle comportera 9 volumes de texte, 10 de planches et un atlas cartographique.

    Les inscriptions de la pierre de Rosette sont désormais triplement sauvegardées : il reste maintenant à les déchiffrer, ce qui est une autre histoire !

    La pierre de Rosette est transportée à Londres

    En janvier 1800, les Français sont battus par les Anglais et les Ottomans : ils sont alors contraints de signer un traité de paix. Les termes de ce traité imposent à la France d’évacuer l’Égypte : les savants peuvent seulement conserver leurs notes et échantillons, mais doivent obligatoirement remettre à la Couronne britannique les objets archéologiques les plus importants, parmi lesquels deux obélisques, des sarcophages, le poing d’une statue colossale de Ramsès II trouvé à Memphis et surtout la pierre de Rosette.

    Tous ces trésors sont ensuite transférés, à la fin de l'année 1802, au British Museum. Pour bien montrer que la pierre de Rosette leur appartient, les Anglais inscrivent à la peinture blanche sur un côté de la stèle : « Captured in Egypt by the British Army in 1801 » (Prise en Égypte par l’armée britannique en 1801) et sur l’autre côté : « Presented by King George III » (Don du Roi George III).

    Les premiers essais de déchiffrement

    Le texte en grec ancien est assez vite traduit : on apprend que la stèle est érigée après le couronnement du pharaon Ptolémée V Épiphane et qu’elle contient un décret émis par un congrès de prêtres rassemblés à Memphis, en 196 avant J.-C. Ce décret annonce que le pharaon a fait don d'argent et de grains aux temples égyptiens et que, lors de la huitième année de son règne, il a endigué une importante crue du Nil afin d'aider les agriculteurs. En remerciement, les prêtres s'engagent à célébrer chaque année l'anniversaire du roi et celui de son couronnement et à vénérer Ptolémée comme un dieu.

    Enfin, une copie de ce décret devra être placée dans chaque temple, écrite dans trois langues : la langue des dieux (hiéroglyphes), la langue des documents (démotique) et la langue des Grecs.

    Pour déchiffrer les hiéroglyphes, certains pensent que le meilleur moyen est de s’attaquer d’abord à l’écriture démotique, située au milieu de la stèle… mais que personne ne comprend ! Elle semble, en effet, plus facile à décoder que les hiéroglyphes.

    C’est ce que tente de faire Silvestre de Sacy, brillant professeur français maîtrisant de nombreuses langues orientales : sans succès. L’un de ses élèves, le Suédois Johan-David Akerblad commet l'erreur de croire que l'écriture démotique est alphabétique : l’alphabet qu’il propose n’apporte donc aucune avancée. Le premier à faire progresser le sujet est l’anglais Thomas Young : ce médecin de formation possède une culture phénoménale puisqu’il excelle en physique, botanique, chimie, optique, minéralogie et qu’il connaît plusieurs langues anciennes ! Mais ne voulant pas se compromettre aux yeux de ses confrères médecins, il fait paraître en 1814 un essai sur le déchiffrement du démotique de la pierre de Rosette sous le pseudonyme de… « ABCD » et dans lequel, hélas, figurent d’énormes erreurs à côté de belles trouvailles.

    Il faudra attendre les travaux de Jean-François Champollion, dit Champollion le Jeune, qui n’avait que 9 ans lorsque les savants français sont allés en Égypte avec Bonaparte, pour que les hiéroglyphes soient finalement déchiffrés.

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    À partir de l’âge de 9 ans, Champollion étudie de très nombreuses langues anciennes : il ne sait pas encore que cette boulimie lui permettra, bien plus tard, de réussir à déchiffrer les hiéroglyphes (tableau de Léon Cogniet – 1831 - Musée du Louvre).

    Champollion parvient à déchiffrer enfin les hiéroglyphes

    Champollion part, à l’âge de 11 ans, rejoindre son grand frère Jacques-Joseph à Grenoble. Ce dernier lui trouve un précepteur, l'abbé Dussert, qui lui enseigne le latin, le grec, l'hébreu, l'arabe, le syriaque et le chaldéen ! C’est à cette époque que naît la passion de Champollion pour les hiéroglyphes égyptiens.

    À la rentrée 1807, il a 17 ans : il monte à Paris pour suivre les cours de langues orientales au Collège de France et, plus particulièrement, ceux de persan, copte et amharique (langue parlée dans l’Éthiopie antique) ! Il ne sait pas encore que cette boulimie qui le pousse à étudier d’aussi nombreuses langues anciennes lui permettra de déchiffrer, plus tard, le secret des hiéroglyphes.

    Un jour, il émet l'idée que ces signes peuvent être à la fois des idéogrammes (exprimant une idée) et des phonogrammes (exprimant un son, comme pour la transcription de noms étrangers).

    Les années passent… jusqu’en 1821, où il parvient à déchiffrer deux cartouches royaux, dans lesquels il a l’intuition que figurent des noms de personnages importants : celui de Ptolémée identifié sur une reproduction de la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre repéré sur une lithographie d’un petit obélisque érigé sur l’île de Philae.

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    En 1821, Champollion déchiffre deux cartouches royaux : celui de Ptolémée sur la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre sur un petit obélisque. Il vient de trouver la clé d’interprétation des hiéroglyphes.

    Un an plus tard, le 14 septembre 1822, Jean-François Champollion se précipite chez son frère Jacques-Joseph pour lui annoncer qu’il est parvenu à déchiffrer entièrement l’écriture des hiéroglyphes. À peine entré dans son bureau, il s’écrie « Je tiens l'affaire ! » puis, submergé par l’émotion, il s’évanouit !

    Le 27 septembre, c’est la consécration : Champollion fait une communication à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, publiée sous le titre « Lettre à Monsieur Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques employés par les Égyptiens pour inscrire sur leurs monuments, les titres, les noms et les surnoms des souverains grecs et romains ». Ce « Monsieur Dacier », de son prénom Bon-Joseph, est le plus célèbre des savants de l’époque, cumulant les fonctions de conservateur des manuscrits de la Bibliothèque nationale, de membre de l’Académie française et de sociétaire de l’Académie des sciences morales et politiques.

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    À gauche : couverture de la « Lettre à monsieur Dacier ». À droite : l’une des 8 pages manuscrites de cette note, présentée par Champollion le 27 septembre 1822 à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

    Ce jour-là, Champollion présente un résumé de huit pages de ses recherches devant un parterre de spécialistes, dont l’Anglais Thomas Young lequel, faisant preuve d’un fair-play véritablement britannique, admet : « Je ne ressens que de la joie devant le succès de monsieur Champollion, qui est beaucoup plus que moi versé dans les différents dialectes de la langue égyptienne ».

    La version intégrale et définitive du document est publiée fin octobre chez Firmin-Didot dans une plaquette de 44 pages contenant 4 planches. Champollion y définit les hiéroglyphes comme « un système complexe, d'une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique dans un même texte, une même phrase, jusque dans le même mot ».

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    Couverture du document final de Champollion, publié fin octobre 1822 chez Firmin-Didot, sous forme d’une plaquette de 44 pages contenant 4 planches.

    En 1826, Champollion est nommé conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre. C’est aussi lui qui convainc le roi Charles X d'acheter l'obélisque de Louxor, qui sera dressé dix ans plus tard à Paris, place de la Concorde.

    Puis, entre 1828 et 1830, Champollion réalise enfin son rêve : il part en Égypte pour une mission scientifique franco-toscane de 16 mois. Il a enfin l’opportunité de voir, sur place, des milliers d’exemples de hiéroglyphes gravés ou peints sur des temples, statues, sarcophages, papyrus… lui qui n’a travaillé jusqu’à présent qu’à partir de reproductions sur papier ! Il peut alors vérifier, sur le terrain, que sa méthode de déchiffrement fonctionne parfaitement.

    À son retour en France en mars 1830, c’est la consécration : il est élu à l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres et obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France. Il meurt à Paris le 4 mars 1832, à seulement 41 ans, et est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Il restera à jamais, dans l’histoire de l’Humanité, comme le génial déchiffreur des hiéroglyphes !

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    Le peintre italien Giuseppe Angelelli a immortalisé l’expédition franco-toscane (1828-1830) sur les ruines de Thèbes. Champollion est le personnage barbu, assis au centre (Musée de Turin - 1836).

  • ACTUALITÉS

    JUST BEEN PUBLISHED

    THE SPHINX

    AND THE SECRET ATLANTIS HALL OF RECORDS

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    269 pages - Author: Erick Surcouf

    Editor: Strategic Book Publishing and Rights Co

     

    Book available on :

    www.amazon.com : paperback edition (US $ 16.95) – Kindle edition (US $ 9.69)

    www.fnac.com: Kobo edition (9,45 €)

     

    The author

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    Erick Surcouf was born in Paris, France, and has traveled around the world to more than 56 countries. He has lived in California, Mauritius Island, Reunion Island, Côte d'Azur (near Saint-Tropez), and now resides in Hyères on the South Coast of France. He is a noted marine treasure hunter, who has always been interested in unexplained mysteries as well as ancient civilizations that have disappeared, but have had an important influence on mankind's evolution.

     

    To contact Erick Surcouf:

    Email: groupesurcouf@gmail.com

    Facebook : https://www.facebook.com/ericksurcouf/

     

    The book’s pitch

    " Professor Allan Parker, an American Egyptologist, makes an incredible discovery under the Giza plateau and must face the huge political and religious consequences caused by it.

    In spite of the danger, the professor asks one of his former students, Patrick Marshall, to assist him with the find. But when Patrick arrives to Cairo, the professor has mysteriously vanished...

    In this stunning novel, I wanted to reveal the unknown history of powerful antique civilizations mixing mystery, suspense, adventure, conspiracies, deep teachings and scientific and religious consciousness.

    (Avons-nous été créés par une civilisation hautement évoluée qui a disparu après avoir préservé l'essence de sa haute technologie dans une Salle située en Égypte, près du Sphinx ? Le Professeur Allan Parker, un égyptologue américain, fait une incroyable découverte sous le plateau de Gizeh et doit faire face aux énormes conséquences politiques et religieuses qu'elle entraîne. En dépit du danger, le professeur demande à l'un de ses anciens étudiants, Patrick Marshall, de l'assister dans sa découverte. Mais quand Patrick arrive au Caire, le professeur a mystérieusement disparu... Dans cet étonnant roman, j'ai voulu révéler l'histoire inconnue de puissantes civilisations antiques en mélangeant mystère, suspense, aventure, conspirations, enseignements profonds et consciences religieuses et scientifiques).

     

    See video on Youtube

    https://youtu.be/GZcVibAdIFE

     

  • ACTUALITÉS

    Un bon livre-cadeau pour les fêtes

    60 TRÉSORS FABULEUX À DÉCOUVRIR

    Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    Beaucoup de gens pensent qu’il est excessivement rare - pour ne pas dire, impossible - de trouver un trésor. C’est entièrement faux !

    Les rubriques « Informations locales » ou « Faits divers » de nombreux quotidiens et magazines, français ou internationaux, mentionnent fréquemment des découvertes trésoraires, faites par des particuliers ou par des professionnels. Sans compter celles qui ne sont jamais déclarées.

    Dans ce livre, Jacques Mandorla vous propose de partir à la découverte - et même à la recherche, pour les plus courageux d’entre vous ! - de 60 trésors fabuleux qui n’ont toujours pas été trouvés*. Pour chacun, vous allez connaître sa véritable histoire, sa composition exacte et sa localisation supposée.

    Trésors de la Révolution, cachés par des membres du clergé, des nobles émigrés ou des chefs chouans ou vendéens (Charette, Stofflet)…

    Trésors de tueurs en série : Gilles de Rais, la marquise de Brinvilliers, Landru, le docteur Petiot…

    Trésors accessibles seulement après avoir déchiffré des messages codés (cryptogrammes) inscrits sur le parchemin de La Buse, la carte de l’île des Cocos, la pierre tombale de Marie d’Hautpoul à Rennes-le-Château, les murs de l’abbaye de Saint-Wandrille, le livre de la Chouette d’Or…

    Trésors de Napoléon (Austerlitz, retraite de Russie, Waterloo) et de son entourage (Fouché, Jérôme Bonaparte, Joséphine, Murat)…

    Trésors d’épaves : Soleil d’Orient, Télémaque, Titanic, City of Cairo…

    Trésors légendaires, mais bien réels : Templiers, Cathares, Incas…

    * Depuis la sortie du livre, l’un de ces 60 trésors a été trouvé par la société franco-britannique Deep Ocean Search, spécialisée dans la recherche sous-marine : il s’agit des 85 tonnes de lingots et piastres d’argent, transportées par le paquebot anglais City of Cairo, qui avait été coulé le 6 novembre 1942 par un sous-marin allemand U-68, en plein Atlantique, à 700 km au sud de l’île de Sainte-Hélène.

  • ACTUALITÉS

    Quelques idées de livres-cadeaux pour les Fêtes !

    Disponibles sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie

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    Les ondes nocives

    Une présentation exhaustive des nombreuses ondes électromagnétiques qui menacent notre santé et des différents moyens de s'en protéger

    Éditions Grancher - 448 pages - 140 illustrations - 24 €

     

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    66 tests pour développer vos capacités paranormales

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    Éditions Trajectoire - 368 pages - 22 €

     

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    60 trésors fabuleux à découvrir

    Leur histoire détaillée, leur composition précise, leur localisation supposée

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

     

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    Le magnétisme

    Pour vous permettre de détecter et de développer votre magnétisme (présentation détaillée des 5 grandes techniques existantes, avec de nombreux tests à faire chez soi)

    Éditions Grancher - 258 pages - 22 €

     

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    La radiesthésie

    Pour apprendre à maîtriser l'art du pendule et de la baguette (avec de nombreux tests à faire chez soi)

    Éditions Grancher - 316 pages - 20 €

     

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    Coffret "ABC du pendule"

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    Éditions Grancher - 22 €

     

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    Comment prier les saints guérisseurs pour les 125 affections les plus courantes

    125 prières en réponse à de nombreuses maladies, prières dédiées à des saints illustres qui ont marqué l'histoire du christianisme

     Éditions Trajectoire - 423 pages - 24 €

     

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    Coffret "Les Saints protecteurs : comment les invoquer"

    Un livre de 160 pages + 56 images pieuses de saints guérisseurs en couleurs (avec prière d'invocation au verso)

    Éditions Trajectoire - 29 €

     

    Le Grand Livre des Porte-bonheur

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    Pour connaître tous les secrets des pendentifs, amulettes et talismans du monde entier, permettant de favoriser amour, chance, argent, santé...

    Éditions Trajectoire - 462 pages - 24,95 €