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LE BLOG DES CHERCHEURS DE TRÉSORS

  • LIVRES

    Voici le livre des passionnés de trésors, de détection, d'archéologie ou d'histoire !

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    60 trésors fabuleux à découvrir

    Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Ce livre est disponible sur www.amazon.fr

     

    Avis aux chercheurs : l'un des 60 trésors du livre a été découvert !

    Dans mon livre j'évoque (pages 207 à 210) l'affaire des 85 tonnes de lingots et de pièces d’argent, transportées par le paquebot anglais City of Cairo, qui avait été coulé le 6 novembre 1942 par un sous-marin allemand U-68, en plein Atlantique, à 700 km au sud de l’île de Sainte-Hélène.

    Or, on a appris que la société franco-britannique Deep Ocean Search, spécialisée dans la recherche sous-marine, est parvenue à remonter à la surface ce trésor qui gisait par 5 150 m de fond !

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    Une partie de l'article consacré au trésor du City of Cairo (pages 208 et 209)

    Il reste donc encore 59 importants trésors à trouver, étudiés en détail dans mon livre :

    L’or des Volques Tectosages (- 279)

    La riche tombe du roi wisigoth Alaric (507) 

    Les médaillons d’or de la reine Frédégonde (597)

    Les reliquaires sacrés de Charlemagne (785)

    Le trésor qui coûta la vie à Richard Cœur de Lion (1199)

    Où est caché le trésor des Cathares (1244) ?

    Sur la trace de l’or des Templiers (1307)

    Un plan secret des Templiers à déchiffrer (1313)

    À la recherche de la rançon de Jean le Bon (1356)

    L’inestimable épée de Jeanne d’Arc (1430)

    La fortune de Gilles de Rais, le dépravé (1440)

    Les fabuleux bijoux d’Agnès Sorel (1450)

    Sur la piste du trésor des Incas (1533)

    Où Diane de Poitiers a-t-elle caché son immense fortune (1566) ?

    Les étranges talismans de Catherine de Médicis (1589)

    Le trésor de Brinvilliers, la marquise empoisonneuse (1676)

    À la recherche de l’épave du Soleil d’Orient (1681)

    L’énigmatique cryptogramme de La Buse (1730)

    Les nombreux magots du bandit Mandrin (1755)

    Les louis d’or de l’épave du Télémaque (1790)

    Les 9 caisses de l’abbaye de Molesme (1790)

    Le trésor de Mirabeau existe-t-il vraiment (1791) ?

    Sur la piste du trésor de Louis XVI (1791)

    Les cloches de l’église de Saint-Antonin-Noble-Val (1792)

    Où est cachée la statue en or massif de l’abbaye de Saintes (1792) ?

    Le trésor de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon (1792)

    Les canons de bronze des Républicains (1793)

    Les innombrables trésors de la comtesse du Barry (1793)

    Les caches à trésors des îles Chausey (1794)

    La colossale fortune du marquis de Laborde (1794)

    Le magot de Boutillier de Saint-André (1794)

    Les trésors des émigrés débarqués à Quiberon (1795)

    Le coffret du Comte de Sombreuil (1795)

    L’étrange puits au trésor de l’île aux chênes (1795)

    Les bons au porteur du vendéen Stofflet (1796)

    Les 6 000 louis d’or de Charette (1796)

    Les caches de Beau-François, le chef des chauffeurs de la Beauce (1800)

    Des milliers de météorites enfouies dans le sol à L’Aigle (1803)

    Les roubles en or de la bataille d’Austerlitz (1805)

    Les documents compromettants de Joseph Fouché (1810)

    Les fabuleux trésors de la retraite de Russie (1812)

    Les rarissimes Aigles de l’armée impériale (1814)

    Les 40 000 pièces d’or de Joséphine de Beauharnais (1814)

    Les 11 malles pleines de bijoux de Jérôme Bonaparte (1814)

    Les 1 850 pièces d’or perdues par Napoléon dans un ravin des Alpes (1815)

    La caisse d’or de l’armée hollandaise à Waterloo (1815)

    Les diamants de Joachim Murat (1815)

    La mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821)

    Les trésors volés aux empereurs de Chine (1860)

    L’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886)

    À la recherche des trésors du Titanic (1912)

    Les bijoux volés par Landru, le séducteur de Gambais (1922)

    Les 6 caisses d’or de Rommel au large de la Corse (1943)

    La cargaison de métaux précieux du sous-marin japonais I-52 (1944)

    La Chambre d’Ambre est-elle dans l’épave du Wilhelm Gustloff (1945) ?

    Un milliard d’euros en diamants dans le sous-marin allemand U-1001 (1945)

    Les objets précieux volés par Petiot, le médecin psychopathe (1946)

    Les 25 pots manquants du trésor de Saint-Wandrille (1954)

    Sur la trace de la Chouette d’Or (1993)

  • CHASSES AUX TRÉSORS-4

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (4ème et dernière partie)

    par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, l'énigme de l'étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886), intéressons-nous à celle des étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (1954).

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    Les 25 pots manquants du trésor de Saint-Wandrille (1954)    

    Saint-Wandrille-Rançon est un petit bourg de 1 200 habitants, situé à 35 km de Rouen en Seine-Maritime. Son patronyme vient de Wandrille, ancien ministre du roi Dagobert et fondateur en 649 de l’abbaye de Fontenelle, du nom du cours d'eau qui la borde.

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    Le 11 mars 1954, des louveteaux de Saint-Wandrille font leur sortie hebdomadaire habituelle, sous la direction du révérend Donaint qui organise une course au trésor destinée à trouver des fleurs dans les bois qui entourent l'abbaye. En longeant le mur d’enceinte, l’un des enfants, Jean-Pierre Mazé, remarque une pierre qui porte un signe mystérieux. Il la descelle et découvre alors, derrière, un petit pot rempli de pièces d’or ! 

    Pris au jeu, les louveteaux continuent à inspecter minutieusement le mur : Pierre Lemonsu et Jacques Blot voient une nouvelle pierre marquée d'un signe, puis une troisième. Les louveteaux, âgés de 12 et 13 ans, sont parvenus, en seulement quelques heures, à trouver trois pots en terre cuite, hauts d’une vingtaine de centimètres, fermés par une épaisse feuille de plomb scellée avec de la cire et pleins de pièces d’or !

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    Incroyable : cette chasse au trésor, qui était un simple jeu de scouts, a abouti à la découverte d’un véritable magot composé de pièces d’or ! On peut se demander pourquoi le trésor était dissimulé à l’extérieur du mur d’enceinte et non pas à l’intérieur, c’est-à-dire dans la propriété même de l’abbaye. Certains pensent que l’enfouisseur ne faisait pas partie de l’abbaye, mais a utilisé le mur comme repère visuel pour y cacher les pots et pouvoir revenir les chercher plus tard. Autre interrogation : les pots étaient situés à moins d’un mètre du sol. Pourquoi ?

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    Les louveteaux Pierre Mazé, Jacques Blot et Pierre Lemonsu indiquent les emplacements exacts où ils ont découvert les 3 pots remplis de louis d’or.

    Chaque pot était caché derrière une pierre portant, gravé dessus, un signe différent : un calvaire, un carré séparé en deux et un cercle avec un point au centre. Il est évident qu’il s’agit là de repères indiqués par l’enfouisseur pour lui permettre de retrouver très rapidement les pots. Les louveteaux ont cherché d’autres symboles sur le mur d’enceinte, mais ils n’en ont, hélas, pas trouvés.

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    Deux des pierres de Saint-Wandrille, derrière lesquelles étaient cachés les pots : l’une portait un calvaire, l’autre un carré séparé en deux. Sur la troisième pierre : un cercle avec un point au centre.

    Étrangement, les trois pots contenaient exactement le même nombre de monnaies : 167 chacun ! Ces 501 pièces sont toutes des louis d’or, à l'effigie d’un même roi : Louis XV. Sur ces monnaies, on lit à l'avers la légende : « LUD XV D G FR ET NAV REX » (Louis XV par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre). Au revers, on reconnaît les écussons ovales de France et de Navarre surmontés d'une couronne, avec la légende : « CHRS REGN VINC IMPER » (Le Christ règne, vainc, commande).

    On peut avoir une idée précise de la valeur actuelle du trésor de Saint-Wandrille car des pièces, à peu près identiques (même millésime, même atelier, même qualité) à celles trouvées à Saint-Wandrille ont été vendues aux enchères le 12 décembre 2008 à Drouot : la valeur totale des 501 monnaies, découvertes par les louveteaux, dépasserait aujourd’hui le million et demi d’euros !

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    Frappé à Paris (atelier A) en 1741, ce louis d’or dit « au bandeau » et à l’effigie de Louis XV a été vendu 3 500 euros à la vente du 12 décembre 2008 à Drouot.

     

    Il resterait 25 autres pots à découvrir !

    Dans l’euphorie générale, engendrée par la trouvaille du trésor, un fait extraordinaire a été passé sous silence : le jour de la découverte, Jean-Pierre Mazé aurait confié à un ami avoir trouvé, coincé sous le fil de fer de l’un des pots, un parchemin indiquant 28 emplacements de caches. Si ce fait est avéré, il resterait donc encore 25 pots à rechercher, mais ailleurs que dans le mur puisqu’il n’y avait que trois signes apparents sur les pierres, tous repérés par les louveteaux !

    Il paraît invraisemblable que ce document, d’une valeur inestimable, ait pu être perdu ! N’aurait-il pas été discrètement conservé par les louveteaux, afin de leur permettre d’effectuer de nouvelles recherches, un peu plus tard et en toute discrétion ? Si cela a été le cas, aucune information concernant la découverte de nouveaux pots, aux alentours des ruines de l’abbaye, n’a filtré depuis 1954.

    La découverte d'un 4e pot !

    En 1996, mon ami l’historien spécialiste des trésors Didier Audinot (aujourd’hui disparu) signale dans son ouvrage Manuel de détection et de chasse aux trésors, livre qu’il m’avait amicalement demandé de préfacer : « Plus tard, en 1989 ou 1990, plus de trente ans après la trouvaille des trois pots, un prospecteur avisé, dont le nom ne sera jamais connu, repéra une quatrième pierre à signe qui n'avait jamais été aperçue jusqu'alors, car elle se trouvait dissimulée par un buisson d'épineux fort anciens. De nos jours, le buisson a disparu et la croix sous laquelle creusa le chanceux est encore bien visible au ras du sol. Il ne s'agissait pas cette fois-ci d'un trésor emmuré, mais enterré. Le trou alors pratiqué par ce chercheur des années 1980 est encore visible : il est parti sans le reboucher. Il est évident que si notre homme a creusé ainsi à plus de 80 centimètres de profondeur, c'est parce que son détecteur lui avait signalé une présence métallique. Juste en face de cette cache souterraine, à 13 mètres de distance environ dans les bois avoisinants, on peut remarquer une pierre blanche solidement fichée en terre et dépassant du sol de 30 centimètres environ. Si l'on gratte la mousse qui la recouvre, on peut distinguer une croix exactement identique à celle qui ornait le mur, juste au-dessus de la quatrième cachette. Celui qui, vers 1758, avait dissimulé son or sur les bords de Saint-Wandrille, dans le mur et sous la terre, avait pris toutes ses précautions pour pouvoir, le jour voulu, récupérer son or. Belle leçon : en plus de trente ans, des centaines de prospecteurs avaient visité ce mur. Tous eurent le même réflexe : contourner le buisson d'épineux qui cachait le quatrième signe ! ».

    Personne n’a jamais revendiqué la mise au jour de ce quatrième pot : au cours d’un déjeuner en tête-à-tête, j’ai demandé à Didier Audinot s’il n’en était pas lui-même le découvreur ! Il m’a assuré que non.

    Resterait-il encore 24 pots à rechercher près de l’abbaye de Saint-Wandrille ? FIN DE LA SÉRIE DES 4 ARTICLES

  • DÉTECTION PASSION N°145

    Détection Passion n°145 vient de sortir ! Abonnez-vous au tarif préférentiel

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    Le numéro 145 (Novembre-Décembre 2019) vient de paraître.

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    1 an, soit 6 numéros : 33 € au lieu de 39 € (soit 5,50 € le numéro au lieu de 6,50 €)

    Règlement :

    • Par chèque ou mandat à l’ordre de "SAS R.E.D." à envoyer à l’adresse suivante :

    SAS RED – 33 Avenue Jean JAURÈS – 91420 MORANGIS

    • Par virement aux références suivantes :

    SAS R.E.D. Rédaction Européenne de Détection
    LCL CRÉDIT LYONNAIS – L’Isle-sur-la-Sorgue

    IBAN : FR15 3000 2016 4400 0007 0504 K72
    Code B.I.C. : CRLYFRPP

     

    Informations :

    Portable : 06 48 19 68 38

    Mail : contact@detectionpassion.fr

     

    SOMMAIRE DÉTAILLÉ DU NUMÉRO 145

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    BULLETIN D'ABONNEMENT

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  • CHASSES AUX TRÉSORS-3

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (3ème partie)

    par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et dans la revue Détection Passion.

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, l'énigme de la mystérieuse carte de l’île des Cocos, intéressons-nous au trésor de l'abbé Saunière et à l'étrange texte figurant sur une pierre tombale de Rennes-le-Château (1886). L’enjeu est de taille : si ce texte énigmatique était déchiffré, cela pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    L’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886)    

    Rennes-le-Château, village situé à une trentaine de kilomètres au sud de Carcassonne (Aude), ne compte aujourd’hui qu’une centaine d’habitants, alors qu’au VIe siècle il fut l’une des deux importantes capitales des Wisigoths avec Tolède. Puis, le village tomba dans l’oubli jusqu’en 1886, lorsque l’abbé de la paroisse, un certain Bérenger Saunière, devient subitement très riche. Une rumeur se met alors à courir : il aurait découvert un fabuleux trésor !

    Cette affaire est celle qui a déchaîné le plus de passions, non seulement en France, mais aussi à l’étranger : en effet, des centaines de livres, ainsi que des milliers d’articles, lui ont été consacrés.

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    En 1886, Bérenger Saunière, l’abbé de Rennes-le-Château, aurait découvert un trésor considérable dans son église, ce qui lui permit de mener grand train jusqu’à sa mort en 1917 !

    À partir de cette date, et jusqu’à sa mort en 1917, l’abbé Saunière mène alors grand train : il fait exécuter d’importants travaux de restauration de l’église, part souvent en voyage, achète de vastes terrains sur lesquels il fait construire des édifices comme la tour Magdala, la villa Béthanie… On ignore toujours ce que l’abbé a réellement trouvé car il emporta, malheureusement, son secret dans la tombe.

    L’hypothèse la plus souvent avancée est que Saunière aurait découvert, au pied du maître-autel de l’église, une dalle appelée depuis « dalle des chevaliers », qui remonterait à l’époque carolingienne, donc au VIIIe siècle après Jésus-Christ. Sous cette dalle, il aurait alors trouvé, selon le témoignage d’un des enfants de chœur, « une marmite en grès, pleine d’objets brillants » ! Antoine Beaux, abbé de Campagne-sur-Aude, apostropha un jour Saunière en lui disant : « Mon cher, à vous voir mener si grand train, on croirait que vous avez trouvé un trésor ! ». Saunière lui rétorqua alors, de façon énigmatique : « Ils me l’ont donné, je l’ai pris et je le tiens bien ».

    Existence d'un second trésor ?

    En 1968 la piste d’un autre trésor, que l’abbé Saunière aurait trouvé, est relancée par la parution de l’ouvrage L'Or de Rennes signé Gérard de Sède, qui sera ensuite publié en livre de poche sous le titre Le trésor maudit de Rennes-le-Château. L’auteur révèle que l’abbé Saunière aurait trouvé deux parchemins dans un pilier creux de son église et en publie même les textes (voir plus loin dans cet article) !

    La presse française s’empare alors de l’affaire et publie des articles aux titres très accrocheurs, comme celui de La Dépêche du Midi : « La fabuleuse découverte du curé aux milliards » !

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    Certains chercheurs finissent par trouver, dans les archives, un fait étrange qui s’est déroulé une nuit du mois de septembre 1891, nuit au cours de laquelle Saunière est surpris en train de fouiller le cimetière du village avec l’aide de sa servante Marie Denarnaud. Tous deux s’affairent autour de la tombe de Marie de Nègre d’Ables, enterrée là en 1781. Elle a été l’épouse d’un des plus riches aristocrates de la région : François d’Hautpoul, marquis de Blanchefort. Le lendemain, la surprise se mue en stupeur lorsque des villageois aperçoivent l’abbé transporter, dans une brouette, la pierre tombale puis la déposer dans le jardin de sa propriété ! Les jours suivants, Saunière est alors aperçu en train de polir, pour les effacer, les textes gravés sur la pierre !

    C’en est trop : de nombreux habitants, excédés par ce comportement sacrilège, décident d’aller déposer plainte en Préfecture ! Par chance, les textes de la pierre tombale avaient été intégralement relevés, des années auparavant, par un certain Eugène Stublein. Ils ont ensuite été publiés quinze ans plus tard, en 1906, dans une revue à très petit tirage, intitulée Le Bulletin de la société des études scientifiques de l’Aude.

    Une rumeur persistante se met alors à parcourir Rennes-le-Château : Saunière serait persuadé que le texte de la pierre tombale cacherait un message secret qui, décrypté, permettrait de découvrir un fantastique trésor ! Autant dire que, depuis la révélation de cette information, de nombreux spécialistes en cryptographie ont passé de longues nuits blanches à essayer de déchiffrer le sens de ce texte. Sans succès jusqu'à aujourd'hui.

    Qu’aurait donc décrypté l’abbé ?

    Pour le savoir, étudions avec précision les inscriptions figurant sur chacune des deux pierres.

    Sur la stèle (c’est-à-dire sur la dalle verticale de la tombe), on lit : « CT GIT NOBLe MARIE DE NEGRe DARLES DAME DHAUPOUL De BLANCHEFORT AGEE DE SOIXANTE SET ANS DECEDEE LE XVII JANVIER MDCOLXXXI REQUIES CATIN PACE ».

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    A priori, rien d’étrange dans ce texte, si ce n’est d’anormales coupes dans certains mots : Marie, soixante, sept (écrit « set ») et « requies catin pace » (le terme « catin », prostituée, pouvant paraître absolument irrévérencieux) au lieu de « requiescat in pace » qui signifie « repose en paix ». Pour certains chercheurs, c’est dans ces « anomalies » que se cacherait un code secret.

    Sur la pierre tombale (c’est-à-dire sur la dalle horizontale) ne figurent que huit inscriptions. De nombreux spécialistes en cryptographie ont passé de longues nuits blanches dans le but d'essayer de décrypter le sens de ces écritures.

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    Concentrons-nous d’abord sur les six inscriptions écrites horizontalement : PS, REDIS, REGIS, CELLIS, ARCHIS, PRAE-CUM. Parmi les centaines d’interprétations qui ont été proposées, nous avons retenu les deux qui nous paraissent les moins fantaisistes.

    La première interprétation donne les clés de décryptage suivantes, en étudiant les mots dans l’ordre dans lequel ils ont été écrits : PS = Pecunia Sua = son argent (trésor), REDIS = à Rennes, REGIS = le roi, CELLIS = dans les caves, ARCHIS = citadelle, PRAE-CUM = ceux qui proclament. Ce message codé signifierait donc : « À Rennes, (un trésor) caché dans les caves de la citadelle du roi appartient à ceux qui proclament ». Reste à identifier qui se cache derrière l’expression « Ceux qui proclament ».

    La seconde interprétation propose de lire les six mots dans l’ordre suivant : REDIS, CELLIS, REGIS, PRAE-CUM, PS ARCHIS, avec REDIS = à Rennes, CELLIS = caché, REGIS = roi, PRAE-CUM = près de, PS = Pierre sacrée, ARCHIS = Arques. Le message global se traduirait alors par : « À Rennes, (trésor) du roi caché à côté de la pierre sacrée d’Arques ».

    Coïncidence étrange ou solution de l’énigme ? À une quinzaine de kilomètres de Rennes-le-Château, il existe un village appelé Arques, près duquel se dresse un menhir, au lieu-dit Peyrolles. Haute de 2,50 mètres, cette pierre est par ailleurs le siège d’un étrange phénomène : la terre sonne creux au pied du menhir, indiquant la présence d’une cavité, qui pourrait être une grotte naturelle ou bien une caverne creusée par la main de l'homme mais qui semble, jusqu’à présent, n’avoir jamais fait l’objet de fouilles.

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    À noter qu’en 2010 deux chercheurs, Jean-Marc Couchet et Ernest Valero, ont publié un livre intitulé L’énigme résolue : des bergers d’Arcadie au mystère de Rennes-le-Château (éditions Trajectoire), dans lequel ils déclaraient avoir localisé le trésor de l’abbé Saunière dans une grotte du mont Cardou. À ce jour, aucune annonce de la découverte du trésor n’a cependant été faite.

    Attention aux faux messages codés !

    Tous les cryptogrammes, hélas, ne conduisent pas à un trésor. Certains messages ont, en effet, été créés par des mystificateurs ! Revenons en 1968 quand Gérard de Sède révèle que l’abbé Saunière aurait trouvé deux parchemins dans un pilier creux de son église et en révèle même les textes !

    Le premier parchemin est assez court puisqu’il ne comporte que 14 lignes citant un extrait de l’évangile selon Saint Luc. Le second parchemin est un peu plus long (20 lignes) et est tiré de l’évangile selon Saint Jean.

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    Les textes des deux parchemins sont alors étudiés dans le détail par de nombreux passionnés du mystère de Rennes-le-Château. La plupart, persuadés que ces messages sont trop simplistes et ont donc été codés, cherchent par tous les moyens à trouver la clé de décryptage qui pourrait donner - enfin ! - la solution de l’énigme du second trésor de l’abbé Saunière. On ne compte plus les spécialistes en cryptographie ayant passé des nuits blanches à essayer de découvrir le message caché dans ces textes.

    Hélas, tous les espoirs des passionnés du mystère de Rennes-le-Château s’écroulent en 1979 quand le journaliste Jean-Luc Chaumeil révèle, dans son livre Le trésor du triangle d’or, que ces textes sont en réalité des faux ! Il va même plus loin en n’hésitant pas à désigner les coupables : Philippe de Cherisey, authentique aristocrate possédant le titre de marquis et Pierre Plantard, roturier en mal de particule qui se fait appeler Pierre Plantard de Saint-Clair.

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    Les deux mystificateurs, Pierre Plantard (à gauche) et Philippe de Cherisey, créateurs des faux parchemins de l’abbé Saunière et de l’affaire du Prieuré de Sion, ont été démasqués par le journaliste Jean-Luc Chaumeil.

    Philippe de Cherisey finit par avouer sa supercherie au journaliste : « Ces parchemins des évangiles ont été fabriqués par moi : j’ai recopié le texte antique des ces évangiles écrit en onciale (lettres romaines majuscules) à la Bibliothèque Nationale dans l’ouvrage de Dom Cabrol intitulé « L’archéologie chrétienne ». Puis, pour parvenir à mon codage, j’ai utilisé le texte de la pierre tombale de Marie d’Hautpoul et le saut du cavalier du jeu d’échecs (deux cases en avant, puis une case sur le côté) ».

    Parallèlement, son complice Pierre Plantard essaye d’échafauder un scénario historique improbable : il déclare, à qui veut l’entendre, être le descendant des rois mérovingiens et appartenir à une mystérieuse organisation, le Prieuré de Sion, censée avoir été créée en 1150 ! Elle serait gardienne du secret du mariage de Jésus-Christ avec Marie-Madeleine, de la naissance de leur enfant et de la descendance de ce dernier, qui se serait prolongée jusqu’au roi mérovingien Dagobert II. En réalité, Pierre Plantard a inventé toute cette histoire : on finit par retrouver les statuts de l’association du Prieuré de Sion, dont il est le trésorier et qu’il a déposés le 7 mai 1956, à la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois, en Haute-Savoie.

    Ces mystifications ont inspiré deux best-sellers !

    Malgré l’aveu des deux mystificateurs, leurs mensonges sont repris par plusieurs écrivains anglo-saxons dont les livres se sont vendus à des millions d’exemplaires ! C’est le cas du trio anglais Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln, auteurs en 1982 de l’ouvrage The Holy Blood and the Holy Grail, paru en France en 1983 sous le titre L'Énigme Sacrée.

    Vingt ans plus tard, ce sera au tour de l’Américain Dan Brown de reprendre l’idée, de façon plus romancée, pour son best-seller mondial Da Vinci Code. Signalons que les trois auteurs de L'Énigme Sacrée, indignés par la sortie de ce livre qu’ils estiment n’être qu’un vulgaire plagiat du leur, n’hésitent pas à attaquer Dan Brown en justice en mars 2006. Ils sont déboutés.

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    Après avoir étudié, dans cet article, l'énigme du trésor de Rennes-le-Château, nous nous intéresserons dans le prochain article à une autre énigme cryptographique : celle des étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (Seine-Maritime), ayant conduit à la découverte d'un fabuleux trésor en 1954.

    À SUIVRE

  • DÉTECTION PASSION N°144

    Abonnez-vous à la revue Détection Passion au tarif préférentiel !

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    Le numéro 144 (Septembre-Octobre 2019) vient de paraître.

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    • Par chèque ou mandat à l’ordre de "SAS R.E.D." à envoyer à l’adresse suivante :

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    SOMMAIRE DÉTAILLÉ DU NUMÉRO 144

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    BULLETIN D'ABONNEMENT

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  • DÉTECTION PASSION N°144

    Dans Détection Passion, partez à la découverte de fabuleux trésors à rechercher en France !

    J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie du dernier numéro de la revue DÉTECTION PASSION n°144, daté de Septembre-Octobre 2019 (www.detectionpassion.fr).

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    Dans ce numéro paraît le 4e article de ma série, intitulée "Partez à la découverte de fabuleux trésors cachés en France".

    Après avoir étudié, dans le numéro 143, les différentes pistes de trésors des Templiers (celui de l’Ordre du Temple et les nombreux petits trésors cachés dans les commanderies entre 1307 et 1314), je vous emmène à la découverte de 7 intéressants trésors historiques de la seconde partie de ce XIVe siècle et qui n’ont, à ce jour, toujours pas été trouvés :  batailles de Crécy (1346) et de Poitiers (1356), Grande Jacquerie (1358), Charles le Mauvais (1378), Du Guesclin (1380), Geoffroy-Tête Noire (1388) et Gaston III dit « Fébus » (1391).

    Extrait de l'article

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    Sommaire du n°144 de Détection Passion

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    Bulletin d'abonnement

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  • CHASSES AUX TRÉSORS-2

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (2ème partie)

    par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et dans la revue Détection Passion.

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, 3 énigmes historiques fondées sur des messages codés (le carré magique SATOR, le plan du trésor templier de Rians et le cryptogramme du pirate La Buse), intéressons-nous à celle concernant une mystérieuse carte de l’île des Cocos. L’enjeu est de taille : si cette énigme était résolue, elle pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    La mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821)

    Petite île de 4 km de large sur 7 de long, l’île des Cocos se trouve en plein Océan Pacifique à 500 kilomètres du Costa Rica auquel elle appartient. Elle est difficile d'accès, cernée par des courants très violents et presque toujours cachée par des nuages.

    Malgré des sommets culminant à 700 mètres, le navigateur non équipé d’un G.P.S. ou d’un radar peut tourner en bateau autour, sans jamais la voir, tant la brume est épaisse ! Située en dehors des voies usuelles de navigation, elle fut considérée par la plupart des pirates comme le havre idéal pour radouber (faire des réparations), trouver de l'eau et s’alimenter, grâce aux cocotiers qui y poussent et auxquels l'île doit son nom.

    L'île des Cocos appartient à la République du Costa Rica : elle se situe en plein océan Pacifique à environ 600 kilomètres au large de ce pays, à 5° 32' de latitude nord et 87° 3' de longitude ouest.

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    Trois importants trésors, dont celui de Lima, à rechercher

    On possède beaucoup d’informations sur l’enfouissement d’au moins trois énormes dépôts trésoraires dans l’île : le premier caché par Edward Davis en 1702 dans la baie de l’Espérance, le deuxième par Bennett Graham en 1818 dans la baie de Wafer et le dernier par le capitaine William Thompson en 1821 dans la baie de Chatham.

    Rien d’étonnant à ce que les trois uniques baies existant sur l’île aient été choisies pour y cacher des trésors : ce sont des repaires abrités des vents où les bateaux peuvent relâcher, permettant à l’équipage de se reposer et de débarquer sur la berge sans trop de difficultés.

    Intéressons-nous au trésor enfoui par un capitaine écossais, du nom de William Thompson, car c’est le plus riche des trois et il peut être retrouvé si l’on parvient à déchiffrer un message codé. Surnommé « le trésor de Lima », il est évalué à plus d'un milliard d’euros !

    Nous sommes en 1821 : la plupart des États d’Amérique du Sud se soulèvent et veulent obtenir leur indépendance. À Lima, capitale du Pérou, pays tenu par les Espagnols du vice-roi Pezuela, c’est la panique : l'Église catholique décide d’affréter un bateau, la Mary Dear, pour rapatrier en Espagne les principales richesses abritées dans la cathédrale de Lima, mais aussi dans la soixantaine d’églises de la ville.

    À ces trésors religieux, il faut ajouter les magots des plus riches conquistadors espagnols vivant au Pérou, qui veulent eux aussi mettre leur fortune à l'abri et rentrer au pays.

    Les biens à emporter sont si nombreux qu’il faudra deux jours entiers pour charger, à bord de la Mary Dear, pièces d’or, bijoux, ciboires, vaisselles d'or et d'argent, pierres précieuses, livres, archives, tableaux,... mais surtout l’objet le plus remarquable de cette cargaison : une statue en or massif de deux mètres de haut représentant la Vierge Marie portant Jésus !

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    Il a fallu deux jours entiers pour charger tous les trésors à bord de la « Mary Dear » (illustration de Barrie Linklater).

    Le fabuleux chargement installé à bord, le capitaine Thompson donne l'ordre d'appareiller de toute urgence. Dès que la Mary Dear a quitté le port de Lima, ses matelots réussissent à convaincre Thomson de s’emparer des richesses embarquées et d’éliminer tous les passagers. Ceux-ci sont alors égorgés et jetés par-dessus bord !

    Thomson fait ensuite mettre le cap sur l’île des Cocos et enter­rer le trésor dans la baie de Chatham, située au nord-est de l’île. Puis il élabore un scénario étonnant : comme il sait que les accords internationaux punissent de mort tout crime de piraterie, il a l’idée de mettre le feu à son navire et de regagner la côte en canot de sauvetage avec son équipage. L’objectif est de faire croire qu’ils sont les derniers survivants d’un naufrage, au cours duquel les passagers, n’ayant pas le pied marin, se sont tous noyés !

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    Le capitaine Thomson, après avoir mis le cap sur l’île des Cocos, a fait cacher le trésor de la « Mary Dear » dans la baie de Chatham, située au nord-est de l’île.

    Malheureusement pour Thomson et ses matelots, des cadavres de passagers sont repêchés peu après sur les côtes péruviennes : les Espa­gnols arrêtent tous les pirates et les pendent haut et court. Ils épargnent cependant Thompson, auquel ils promettent la vie sauve s'il indique l'em­placement du trésor. Thompson parvient à s'échapper avant d’avoir parlé, probablement en achetant la complicité d’un de ses gardiens et s’enfuit au Canada : il ne reviendra jamais plus sur l’île.

    Quatorze ans plus tard, en 1835, l’affaire rebondit. Un historien découvre, par hasard, l’inventaire détaillé du trésor dans un document original des archives du musée de Caracas (Venezuela) : « Nous avons mis par quatre pieds (1,2 mètre) dans la terre rouge, une caisse avec ciboires, ostensoirs, calices, comprenant 1 244 pierres. Une caisse avec 2 reliquaires en or pesant 120 livres, avec 654 topazes, cornalines et émeraudes, 12 diamants. Une caisse avec 3 reliquaires pesant 160 livres, avec 860 rubis et diverses pierres, 19 diamants. Une caisse avec 4 000 doublons d'Espagne, 5 000 crowns du Mexique. 124 épées, 64 dagues, 120 baudriers, 28 rondaches (boucliers). Une caisse avec 8 coffrets cèdre et argent, avec 3 840 pierres taillées, anneaux et 4 265 pierres brutes. À 28 pieds (9 mètres) nord·ouest, à 8 pieds (2,8 mètres) dans le sable jaune : 7 caisses avec 22 candélabres or et argent, pesant 250 livres, avec 164 rubis par pied. À 12 brasses (22 mètres) par ouest, à 10 pieds (3,3 m) dans la terre rouge : la Vierge de deux mètres en or, avec l'Enfant Jésus, avec sa couronne et son pectoral de 780 livres, enroulée dans sa chasuble d'or, avec dessus 1 684 pierres dont 3 émeraudes de 4 pouces (10 cm) au pectoral et 6 topazes de 6 pouces (15 cm) à la couronne. Les 7 croix en diamants ».

    Si cette description est particulièrement précise et confirme le contenu exceptionnel du trésor, aucune indication du lieu d’enfouissement ne se trouve, hélas, sur ce document. Il est intéressant de noter, dans le trésor, la présence d’une caisse contenant 4 000 doublons d’or, appelés aussi « doubles escudos ». Le doublon en circulation à l’époque est une monnaie faisant 22 mm de diamètre, pesant 7 g, à l’effigie du roi Charles III d’Espagne et frappée l’année de sa mort en 1788. Cote : 700 euros en qualité TTB. La valeur du contenu de la caisse se monte donc à 2,8 millions d’euros !

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    Le trésor de Thomson contient, entre autres, une caisse de 4 000 doublons de 2 escudos, à l’effigie du roi Charles III d’Espagne, frappés l’année de sa mort en 1788. Une monnaie de cette année-là cote 700 euros en qualité TTB.

    Sept ans plus tard en 1842 et juste avant de mourir, Thomson révèle le lieu exact de la cachette à l’un de ses amis, un certain John Keating : « Débarquer baie de Chatham entre deux îlots, par fond de dix yards. Marcher le long du ruisseau, 350 pas puis obliquer nord-nord-est 850 yards. Pic, le soleil couchant dessine l’ombre d'un aigle, ailes déployées. À la limite de l’ombre et du soleil : une grotte marquée d'une croix. Là est le trésor ».

    Muni de ces précisions, Keating se précipite sur l'île des Cocos. Il aurait, semble-t-il, trouvé le magot caché dans la grotte par le capitaine Thomson, grâce aux indications de ce dernier. Il n’en aurait emporté qu’une partie seulement, laissant les objets les plus volumineux en place, bien décidé à revenir les chercher lors d’une prochaine expédition… qu’il ne fera jamais.

    L’affaire en est là aujourd’hui, mais elle pourrait rebondir un jour : mon vieil ami (qui nous a quittés en septembre 2016) le chercheur de trésors français Michel Bagnaud avait effectué plusieurs expéditions sur l’île, dont l'une en compagnie du grand spécialiste du trésor des Cocos, Robert Vergnes, disparu en 2004 et auteur du livre "La dernière île au trésor" paru chez Balland en 1978.

    Michel Bagnaud était, en effet, en possession d’un plan original que lui a donné, avant sa mort en 1978, Robert Charroux le fondateur du Club international des chercheurs de trésors.

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    Lors de ses expéditions, Michel Bagnaud utilise différents types de détecteurs électroniques, dont un dit « à grande profondeur », sur l’une des plages de l’île des Cocos.

    Il existe cependant une difficulté de taille : il faut déchiffrer le texte énigmatique qu’il contient. Hélas, à ce jour, personne n’a pu « craquer » ce code. Celui qui parviendra à interpréter ce message secret localisera alors, peut-être, ce qu’il reste encore du fabuleux trésor du capitaine Thomson !

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    APPEL AUX INTERNAUTES : si vous parveniez à déchiffrer cet énigmatique message inscrit sur ce plan, vous pourriez alors identifier l'emplacement exact du trésor de Lima, enfoui dans l’île des Cocos !

    Vos suggestions sont les bienvenues par email sur : mandorla@club-internet.fr

    Aps avoir étudié, dans cet article, l'énigme du trésor des Cocos, nous nous intéresserons dans le prochain article à celle du trésor de l'abbé Saunière et de l'étrange texte figurant sur une pierre tombale de Rennes-le-Château. L’enjeu est de taille : si ce texte énigmatique était déchiffré, cela pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

    À SUIVRE

     

  • CHASSES AUX TRÉSORS-1

    Mystérieux codes secrets et caches à trésors (1ère partie) par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et dans la revue Détection Passion.

    Ceux qui enfouissent des trésors rédigent parfois des messages secrets, appelés cryptogrammes, qui leur permettront de retrouver, plus tard, l’emplacement de leur magot. Mais, fait très intéressant, certains d’entre eux ne sont jamais revenus les récupérer. Voici des énigmes qui, si elles sont résolues, pourraient aboutir à la découverte de fabuleux trésors !

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    Créer un code pour dissimuler une information ou pour révéler la cache d’un trésor est une technique appelée « stéganographie » (du grec steganós, étanche et graphế, écriture), mot inventé par Alphonse Bertillon (1853-1914), le père de l’anthropométrie, célèbre méthode d’identification des criminels au moyen de leurs empreintes digitales. Aujourd’hui, le terme de « stéganographie » tend à être remplacé par celui de « cryptographie » (du grec kruptos, caché) jugé plus moderne.

    On pourrait croire que cet art fort ancien est tombé, de nos jours, en désuétude : il n’en est rien. Mieux, il suit l’évolution technologique : la vidéo (grâce aux images subliminales, invisibles à l’oeil nu mais perçues par le cerveau, obtenues en rajoutant une 25e image aux 24 habituelles par seconde) et aussi l’audio (grâce à la diffusion, dans des musiques, de messages codés, parfois à vocation satanique) ont remis la cryptographie au goût du jour. Et, sur le Web, les « hackers », ces pirates géniaux mais sans scrupule parviennent à casser les codes les plus sophistiqués, afin de s'infiltrer dans les ordinateurs les mieux protégés, pour y semer la panique, implanter quelques virus dévastateurs ou piller des informations.

    Le cryptage : un art très ancien

    L’invention du codage remonte au Ve siècle avant Jésus-Christ. On la doit à un certain Histiée, gouverneur de la ville grecque de Milet (située sur la côte sud-ouest de l’actuelle Turquie), qui a organisé la lutte contre les Perses. Pour donner à son adjoint Aristagoras l’ordre de déclencher la bataille, Histiée a utilisé la stéganographie : il a pris son plus fidèle esclave, lui a fait raser la tête puis tatouer un message sur le crâne. Dès que ses cheveux ont repoussé, l’esclave a été envoyé à Aristagoras qui n’avait plus qu’à lui raser, à nouveau, le crâne pour lire le message lui intimant l’ordre d’attaquer !

    En Égypte, à la cour de Pharaon, le grand prêtre marquait les enfants royaux d'un signe distinctif et indélébile derrière l'oreille, connu de lui seul : cette sorte de « matricule », comportant le nom et la date de naissance des princes et princesses, permettait de repérer une éventuelle substitution d’un des héritiers ! Il s'agissait, en somme, d'un système de tatouage semblable à celui qu’on utilise aujourd'hui pour les animaux ou pour les voitures !

    En Grèce, dans la ville de Sparte, les « éphores » (les cinq plus grands magistrats de la cité) communiquaient entre eux grâce à un système cryptographique consistant à enrouler sur un cylindre de bambou, appelé « scytale » (ou « bâton de Plutarque »), un ruban de cuir dont les bords devaient parfaitement coïncider. Le message à transmettre s'inscrivait en lignes successives, parallèles à l'axe du support. Une fois le texte écrit, on déroulait le ruban qui présentait alors une suite de lettres incompréhensibles et on le confiait au messager qui le passait à sa taille, en guise de ceinture. Le destinataire n'avait ensuite aucune peine à lire le message, à condition de posséder un cylindre de bambou ayant exactement le même diamètre. Ainsi, un message incompréhensible comme « EPH, NNON, EMES, ORES, SDES, SAGES, DESP, UIVR, INON, ARTE, ELE, CESE, NOU, PORT, RALA, STO, EUR, GUER, RDO, DEC, RE » révélait tout son sens caché, après avoir été enroulé autour du scytale : « EPHORES DE SPARTE, NOUS T'ORDONNONS DE SUIVRE LE PORTEUR DE CE MESSAGE SINON CE SERA LA GUERRE ».

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    Le scytale (invention des responsables de la ville de Sparte dans la Grèce antique) était un cylindre de bambou permettant de déchiffrer un message secret inscrit sur un ruban de cuir.

    Chez les Romains, Jules César fut aussi un fervent adepte de la cryptographie. Dans son célèbre ouvrage Commentaires sur la Guerre des Gaules, il révèle comment il a codé un message pour Cicéron, assiégé dans son camp sur la Sambre (un affluent de la Meuse), dans lequel il lui annonce l’envoi de troupes en renfort. Son code (nommé depuis « chiffre de César ») repose sur la technique dite de substitution, qui consiste à remplacer une lettre par une autre lettre, située plusieurs places après elle dans l’alphabet. César avait choisi une substitution de facteur 3 : A devenait D, B devenait E et ainsi de suite. Avec ce code, le message « ENVOI DE RENFORTS EN GAULE » s’écrivait donc « HQYRL GH UHQIRUWV HQ JDXOH ».

    trésor,livre,mandorla,détection,chasse,découverte,épave,or,météotite,inventeurPour fuir les persécutions, les premiers Chrétiens se servirent de la cryptographie pour communiquer entre eux ou pour parapher des documents. Leur signe principal de reconnaissance, en dehors de celui de la croix, était le poisson. Explication : l’acrostiche (premières lettres de chaque mot) de « Iesus KHristos THeou Uios Soter » (Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur) donne ikhthus, ce qui signifie « poisson » en grec ancien. Le dessin de poisson est ainsi devenu le symbole des Chrétiens entre le Ier et le IVe siècles et il était dissimulé, à l’époque, dans des oeuvres d’art, des fresques, des mosaïques, des monuments ou des graffiti.

    Les cryptogrammes de Léonard de Vinci

    Le fameux génie de la Renaissance avait pris, très jeune, l'habitude d'écrire de la main gauche et à l’envers, afin de dissimuler ses notes à la curiosité de son entourage. Seuls ses illustres correspondants et ses intimes connaissaient cette façon de crypter ses messages et parvenaient à les déchiffrer, en les lisant dans un miroir.

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    Mais pour certains documents destinés à rester parfaitement secrets, comme ses inventions (hélicoptère, parachute,…), Léonard de Vinci n’hésitait pas à procéder à un double cryptage, intercalant volontairement des leurres (lettres ou mots parasites) dans ses textes, ce qui les rendait alors quasiment incompréhensibles à toute autre personne ! Se sachant beaucoup imité, il allait parfois jusqu’à dissimuler dans ses œuvres sa signature Leonardus Vinci Academia, qu’il calligraphiait selon le même procédé. Dans les années 1990, c'est en repérant cette signature secrète qu'un célèbre expert de Florence reconnut, avec certitude, l'authenticité jusqu’alors controversée d'une œuvre du maître italien.

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    Les principaux signes secrets indiquant la présence de trésors 

    Si la cryptographie est utilisée depuis des millénaires à des fins politiques, militaires ou artistiques, elle sert aussi à indiquer l’endroit d’enfouissement de trésors. Ainsi, leur présence est souvent signalée par un cercle, seul ou avec des variantes, comme ci-après.

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    D’autres signes peuvent être identifiés sur des murs ou sur des rochers, localisant des caches proches ou des directions à suivre. En voici quelques-uns, relatifs aux pirates et aux Templiers, que vous pourriez avoir la chance de rencontrer un jour. Dans ce cas, poussez plus loin votre curiosité : un trésor est peut-être à portée de main !

    Dans cet article et dans le suivant, nous allons étudier, classés par ordre chronologique, six énigmes historiques fondées sur des messages codés qui pourraient peut-être permettre, à ceux qui parviendraient à les déchiffrer, de découvrir l’un des plus fabuleux trésors de la planète : le carré magique SATOR (1307), le plan du trésor templier de Rians (1313), le cryptogramme du pirate La Buse dans l’océan Indien (1730), la mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821), l’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886) et les pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (1954).

    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    Le carré magique SATOR des Templiers (1307)

    Sur les murs des commanderies, on peut parfois trouver cinq mots écrits en latin, disposés sur cinq lignes en carré (appelé « carré magique ») et pouvant se lire de gauche à droite ou de droite à gauche (les spécialistes nomment cela un palindrome) ainsi que verticalement ou horizontalement : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS.

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    Ce cryptogramme a donné lieu à plusieurs transcriptions, toutes énigmatiques : « Le laboureur dirige les travaux à sa charrue », ou bien « Le semeur fait tourner la roue au travail » ou encore « Dieu dirige le travail de l'homme et le produit de la terre ». Le carré SATOR est cependant bien antérieur aux Templiers : il remonte à 2 000 ans au moins. En effet, l’archéologue italien Matteo della Corte (1875-1962) en a découvert deux dans une église en ruines de Pompéi, cité détruite par l’éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.

    Ce code secret ancien a été réutilisé, bien plus tard, par les Templiers afin d’indiquer l’emplacement des trésors qu’ils ont cachés à partir du 13 octobre 1307, date à laquelle le roi de France Philippe IV le Bel a donné l’ordre d’arrêter tous les membres de l’Ordre. On s’est souvent demandé pourquoi le roi s’est acharné contre les Templiers. Il avait quatre excellentes raison de le faire. D’abord, il lui fallait rembourser la somme de 500 000 livres qu’il leur avait empruntée pour doter sa fille. Ensuite, il avait souhaité être admis dans l’Ordre afin de pouvoir en devenir le Grand Maître : or, son admission lui fut refusée, ce qu’il perçut comme un affront irréparable ! Puis, il lui fallait renflouer les caisses de la royauté qui étaient dramatiquement vides : il a donc lorgné sur les commanderies de l’Ordre du Temple car elles assumaient la fonction d’agence bancaire aussi bien pour les pèlerins que pour les puissants. Enfin, il rêvait de récupérer le trésor que les Templiers auraient, dit-on, rapporté de Jérusalem en 1291, lorsque les Musulmans chassèrent les Chrétiens de Palestine. Les chroniques de l’époque affirmaient, en effet, que les Templiers auraient réalisé des fouilles dans les écuries de l’ancien temple du roi Salomon et auraient ainsi fait deux inestimables découvertes : l’Arche d’Alliance et les Tables de la Loi !

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    Jacques de Molay, vêtu du manteau à la croix pattée rouge, fut le dernier Grand Maître de l’Ordre des Templiers : il fut exécuté en 1314 sur ordre du roi Philippe IV le Bel.

    La corrélation entre carré SATOR et trésor n’est pas un mythe. Ainsi, dans les années 1960, une découverte trésoraire a été effectuée dans une ancienne commanderie templière du village d’Ambourville, en Seine-Maritime. Le propriétaire avait décidé de faire installer une chaudière dans sa cave, juste au pied d’un carré SATOR gravé sur l’un des murs. En creusant dans le sol, les ouvriers mirent au jour une dalle de pierre, sous laquelle était enterré un pot contenant plusieurs centaines de pièces d’or datant du roi Philippe IV le Bel… le responsable de l’extermination des Templiers !

    Ces derniers avaient aussi élaboré un alphabet secret, créé à partir de leur emblème : la croix pattée à huit pointes. Voici la grille qui permet de déchiffrer des inscriptions templières dont certaines peuvent indiquer la présence d’un trésor (il faut noter que les lettres J, K et Y n’existent pas dans l’alphabet templier).

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    Signalons aussi l’existence d’une pratique étonnante et peu connue, mise au point par les Templiers : dans certaines commanderies, la septième marche de l’escalier principal était creuse puis rebouchée, servant alors de cache pour y dissimuler un trésor !

    Un plan secret des Templiers à déchiffrer (1313)

    Nous disposons, dans nos archives, d’un plan relatif à un trésor templier caché près du bourg de Rians (Var), situé sur la départementale 3, entre Saint-Maximin et Manosque.

    Sur le terrain, la présence des Templiers n’est plus visible aujourd’hui que par l’existence des ruines de la chapelle Saint-Pierre, construite au sommet de la colline dominant Rians.

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    Lors de la persécution des Chevaliers du Temple, lancée en 1307 et poursuivie jusqu’en 1314, les derniers membres de l’Ordre vivant à Rians se seraient réfugiés dans cette chapelle où ils auraient été exécutés. Auparavant, ils ont cependant eu le temps de dresser le plan d’une cache trésoraire… qu’on recherche encore de nos jours.

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    Si l’on observe attentivement ce plan, on remarque, en bas à droite, une date écrite en chiffres romains qui semble être MCCCXIII (1313), c’est-à-dire l’année précédant l’exécution des derniers Templiers dont leur Grand Maître Jacques de Molay. La phrase en latin, en haut du plan, « Non nobis Domine, non nobis, sed Nomini Tuo da Gloriam » provient du Psaume 115 de la Bible et signifie « Non pas à nous Seigneur, non pas à nous, Mais à Ton Nom, donne la gloire ». Enfin, le grand dessin visible dans le bas semble représenter un souterrain-refuge composé de plusieurs salles : le trésor serait-il caché dans l’une d’entre elles ? Pour le savoir, il faudrait préalablement déchiffrer l’intégralité des éléments codés figurant sur ce plan !

    Ce trésor doit probablement contenir des monnaies datant du règne du roi Philippe IV le Bel. Ce dernier a, en effet, fait frapper de nombreuses monnaies dont l’une des plus recherchées est le « denier d’or à la masse », pesant 7 grammes et mis en circulation à partir du 10 janvier 1296. Une pièce de ce type a été vendue aux enchères par la société Hess-Divo, le 7 mai 2003, au prix de 13 500 francs suisses, soit 9 000 euros environ ! À l’avers, on voit le roi assis de face couronné, vêtu d’un manteau, tenant dans sa main gauche une fleur de lis et dans sa main droite un sceptre, terminé par une fleur de lis florencée, le tout dans un polylobe tréflé cantonné d’annelets. Au revers est visible une croix feuillue et fleuronnée avec quadrilobe en coeur, cantonnée de quatre lis, dans un quadrilobe aux quatre angles extérieurs tréflés.

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    L’énigmatique cryptogramme du pirate La Buse (1730)          

    L'un des trésors de pirates les plus recherchés au monde est celui d'Olivier Levasseur, surnommé « La Buse » en raison de la rapidité avec laquelle il attaquait les bateaux. Au mois d'avril 1721, il réussit le plus bel exploit de sa carrière en s'emparant d’un riche vaisseau portugais, armé de 72 canons, nommé Vierge du Cap qui assure la liaison entre Goa (comptoir portugais en Inde) et Lisbonne. Le bateau, cherchant refuge contre la tempête qui sévit dans cette partie de l’océan Indien, se réfugie dans le port de Saint-Denis, capitale de l'île Bourbon (aujourd'hui La Réunion). L’abordage n’est qu’une simple formalité car les 500 marins et passagers sont tous à terre, seuls quelques hommes d’équipage étant restés à bord ! En très peu de temps, La Buse fait alors main basse sur une véritable fortune : diamants, émeraudes, saphirs, rubis, perles, lingots d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés… et surtout la très lourde (100 kg) et très précieuse crosse en or, sertie de diamants, de rubis et d’opales, appartenant à l’archevêque de Goa, don Sebastian de Andrado, qui voyage à bord !

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    Capturé et emprisonné neuf ans plus tard à Saint-Denis de la Réunion, Olivier Levasseur profite de sa captivité pour rédiger un message codé. Quand il monte sur le gibet pour y être pendu, il lance dans la foule un parchemin en guise de testament, tout en s’écriant : « Mon trésor à qui saura comprendre ! ».

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    Ce cryptogramme a ensuite mystérieusement disparu… pour réapparaître près de deux siècles plus tard, en 1923, chez un notaire de l’île de Mahé, la plus grande île des Seychelles. Puis l’affaire rebondit en 1934 quand l’écrivain et historien de la marine Charles Bourel de la Roncière (1870-1941) publie, dans son livre Le Flibustier mystérieux, histoire d'un trésor caché, ce qu’il estime être le décryptage du message, après avoir utilisé à la fois l’alphabet maçonnique et les Clavicules de Salomon (figurant dans les grimoires de haute magie du Moyen Âge, ces clavicules ou « petites clés » permettent d’interpréter les nombres et de réaliser des talismans). Malheureusement, la transcription de l’écrivain n’est pas convaincante : on y trouve, en effet, des mots clairement compréhensibles en français et d’autres qui ne sont qu’un abscons charabia. Si le cryptogramme de La Buse est authentique, il faut certainement trouver une seconde clé pour résoudre l’énigme.

    Certains individus, plus charognards que chercheurs, sont même allés jusqu’à vandaliser la tombe du pirate sur l’île de la Réunion, mais ces exactions n’ont fourni aucune information relative au trésor.

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    À l’heure actuelle, faute d’avoir déchiffré le parchemin, on en est réduit à émettre des hypothèses sur le lieu d’enfouissement du trésor. Selon les sources, il se situerait sur l’une des principales îles de l’océan Indien : Maurice (l’ancienne île de France), La Réunion, Mahé (où est aussi recherché le trésor d’un autre pirate célèbre : Bernardin Nagéon de l’Estang) et enfin Sainte-Marie, située au nord-est de Madagascar et surnommée « L'île aux Forbans » où La Buse a d’ailleurs longtemps séjourné et où serait caché, selon le chercheur de trésors français Erick Surcouf, le magot de l’un des plus grands pirates du XVIIe siècle, l’Anglais John Avery !

    Après avoir étudié, dans cet article, trois énigmes historiques fondées sur des messages codés (le carré magique SATOR, le plan du trésor templier de Rians et le cryptogramme du pirate La Buse), nous passerons en revue, dans le prochain article, trois autres énigmes : celles liées à une mystérieuse carte de l’île des Cocos, à une étrange pierre tombale de Rennes-le-Château et aux étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille.

    À SUIVRE

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    L’invraisemblable histoire du trésor corse de Lava

    par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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     Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.com et dans la revue "Détection Passion"

    Un exceptionnel ensemble de monnaies romaines et d’objets en or du IIIe siècle après J.-C. a été découvert par trois pêcheurs d’oursins en 1985, dans le golfe de Lava près d'Ajaccio (Corse). Ce site fournissant des pièces d’or depuis longtemps, il est probable qu’elles proviennent toutes d’un même trésor.

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    C’est en septembre 1985, dans la crique de Capo di Feno dans la partie sud du golfe de Lava en Corse, que trois pêcheurs d’oursins affirment avoir découvert un fabuleux trésor de pièces d’or romaines (l’endroit présumé de la trouvaille est indiqué par la flèche).

    Félix Biancamaria, son frère Ange et leur ami Marc Cotoni sont des passionnés de la pêche aux oursins. Ils plongent régulièrement dans le golfe de Lava, au nord d'Ajaccio.

    Les journées se ressemblent toutes, jusqu’à ce matin du 6 septembre 1985 où tout bascule. Ils choisissent d’aller au sud du golfe, dans la crique de Capo di Feno, entre le rocher de Pietra Piumbata et la côte : « On cherchait des oursins mais, ce jour-là, les fonds marins nous ont offert un plus grand trésor. Nous sommes tombés par hasard, à deux mètres de profondeur, sur trois pièces d'or, datant du IIIe siècle après Jésus-Christ, incrustées dans la roche et recouvertes en partie de concrétions marines », raconte Félix Biancamaria dans son livre Le Trésor de Lava - La fièvre de l’or romain chez les plongeurs corses, publié en 2004 chez Albin Michel.

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    Félix Biancamaria remonte à la surface une pièce d’or qu’il affirme avoir trouvée à 2 m seulement de profondeur et avoir décollée d’un rocher au moyen d’un couteau de plongée.

    Ce n’est pas la première fois qu’on trouve à cet endroit des monnaies en or. En effet, dès 1956, on signale l’apparition sur le marché numismatique français de 41 pièces d'or  romaines : 35 aurei (monnaie d’or pesant environ 5 g) et 6 multiples (pièce valant 8 aurei, donc pesant près de 40 g) émis au IIIe siècle après J.-C., au cours des règnes de Gallien (253-268), de Claude II le Gothique (268-270), de Quintille, le frère cadet de Claude (qui régna seulement deux mois en l’an 270 !) et d’Aurélien (270-275). Après enquête, on apprend que toutes ces monnaies auraient été trouvées au début des années 1950 en Corse du Sud.

    Ces pièces sont dispersées aux enchères, puis font l'objet deux ans plus tard d'un long article dans la Revue numismatique, rédigé par Jean Lafaurie, directeur des études de numismatique romaine à l'École pratique des hautes études, et intitulé « Trésor d'un navire romain trouvé en Méditerranée ». L’auteur révèle qu’une première découverte a déjà eu lieu au XIXe siècle (aux alentours de 1860) : « C'était il y a environ cent ans : un pêcheur de corail trouva, le long des côtes de la Corse, un trésor de monnaies d'or. Bien que toutes les monnaies soient dans l'état que les numismates ont convenu d'appeler à « fleur de coin », de nombreux exemplaires présentent des défauts superficiels affectant la surface et surtout la tranche, qui n'ont pu être causés que par un chauffage intense, tel celui d'un incendie dont la violence aurait provoqué un début de fonte des pièces. Il est possible de supposer l'incendie d'un navire ».

    Vingt-deux ans plus tard, en 1980, Jean Lafaurie actualise son article avec l’aide d’Hélène Huvelin et révèle alors : « Depuis 1970-71, des monnaies de mêmes types, de mêmes émissions, en particulier les si extraordinaires multiples d'or de Claude II, apparaissent ça et là lors de ventes publiques ou ont été signalées chez divers experts ». L’auteur signale, en effet, l’apparition de 44 nouvelles monnaies sur le marché (37 aurei et 7 multiples des quatre mêmes empereurs que ceux du lot de 1958), plus un aureus de l’impératrice romaine Otacilie (244-249), l'épouse de Philippe l’Arabe.

    Dans un remarquable article du numéro XXIV de la revue Trésors monétaires, publiée en 2010 par la Bibliothèque nationale de France, Sylviane Estiot, directrice de recherches au CNRS, ne croit pas du tout à la thèse de la découverte de monnaies au XIXe siècle. Pour elle : « Il ne fait guère de doute que le trésor a été découvert à date récente par des plongeurs ».

    Les plus importantes découvertes du trésor de Lava vont cependant être réalisées à partir de septembre 1985 par les trois plongeurs corses, pêcheurs d’oursins.

    Éboulis terrestre ou épave maritime ?

    Félix Biancamaria a fourni des précisions intéressantes sur sa découverte : « On plongeait tous les jours non-stop, de 8 heures du matin jusqu'à 3-4 heures de l'après-midi. On a dû remonter pas loin de 600 pièces d’or. Chaque soir, c'était la fête avec les amis. La folie ! Moi, je flambais plutôt à Paris, à Nice ou à Deauville, c'était moins voyant. Mais mon frère Ange et notre ami Marc, eux, restaient sur l'île : boîtes de nuit, champagne à gogo... Les gens pensaient même qu'on faisait partie du gang des postiches ! ».

    Félix Biancamaria a révélé avoir vendu la quasi totalité de ses pièces d’or. D’abord, affirme-t-il, à des Américains, venus spécialement en Corse en décembre 1985 avec deux mallettes pleines de billets : en tout, il aurait négocié, selon lui, 340 monnaies pour 4 millions de francs (610 000 euros environ) !

    Puis, en mars 1986, il cède une vingtaine d’autres pièces à Jean Vinchon, un expert numismate parisien renommé : « Je monte à Paris et, le soir même, je suis dans son cabinet. Je lui dit qu’on a trouvé tout ça en allant à la pêche aux oursins. Il m'interrompt aussitôt et me dit qu’il vaut mieux affirmer qu’il s’agit d’un trésor de famille parce que ces pièces sont rares et qu’elles peuvent être considérées comme un trésor archéologique ».

    La fille de l’expert numismate, aujourd'hui décédé, fournira plus tard une autre version : « Biancamaria est arrivé en assurant qu'il s'agissait d'un don de son père. Il voulait à tout prix de l’argent liquide, car il était très pressé ». Qui croire ? Ce qui est certain, c’est que Félix Biancamaria ressort du bureau de l’expert avec, en poche, 550 000 francs en espèces (84 000 euros environ) ! Il avouera plus tard que s’il ne s’était pas précipité pour vendre ses monnaies, il aurait pu en obtenir 3 à 4 fois plus d’argent ! Mais il ne culpabilisait absolument pas de les brader, car il était non seulement pressé de mener la grande vie, mais il était surtout persuadé que son filon était inépuisable et qu’il suffisait de retourner plonger sur le site de Lava pour récupérer de nouvelles pièces d’or !

    Biancamaria révèle aussi avoir trouvé deux anneaux d’or de 3 cm de diamètre (trop grands donc pour être des alliances), pesant 20 g environ chacun, et des bracelets en or (tout simples, sans gravures) qu’il a fondus, avec des monnaies abîmées ayant une faible valeur, en une boule d’or pesant environ un kilo… boule qu’il se fera voler un jour dans son bungalow pendant qu’il était en plongée !

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    Félix Biancamaria tient dans ses mains un superbe et rarissime médaillon à l’effigie de Claude II le Gothique. Un exemplaire de ce type, mais de qualité inférieure, a été vendu le 18 juin 2004 pour 15 000 euros.

    Le trésor a certainement appartenu à un haut dignitaire de Rome (officier supérieur, sénateur, gouverneur…) qui se serait embarqué d’un port du nord de l’Italie (Gênes ?) à destination de l'Afrique, via la Corse. L’analyse des monnaies permet de situer le terminus ante quem, c’est-à-dire la date de la pièce la plus récente (il s'agit d'un aureus de l’empereur Aurélien) et donc d’affirmer que le trésor a été perdu à la fin de l'année 272 ou au tout début de l’an 273.

    Pour les historiens, deux thèses s’affrontent

    Première hypothèse : le navire aurait percuté un récif dans le golfe de Lava, puis pris feu avant de couler. Cette thèse du naufrage est parfaitement plausible car de nombreuses pièces d'or présentent, on l’a vu, des traces d’exposition au feu. Mais un fait me surprend : les plongeurs des services archéologiques n’ont retrouvé ni vestiges de bateau, ni poteries antiques sur le site. Ce qui aurait dû être le cas s’il y avait eu naufrage.

    Seconde hypothèse : elle est fondée sur une rumeur qui circule depuis bien longtemps dans le village de Villanova, qui surplombe le golfe de Lava. Sur les hauteurs existeraient les ruines de villas romaines. Au XIXe siècle, des ouvriers italiens qui travaillaient dans les vignes de la région auraient trouvé une ou plusieurs jarres contenant des pièces en or, dont ils auraient caché une partie dans une grotte située près de la mer. Suite à un éboulement de la falaise, le trésor serait alors tombé dans la mer. Malheureusement, dans l’eau, on n’a jamais trouvé de morceaux de poteries provenant d’éventuelles jarres.

    Savoir laquelle des deux hypothèses est la vraie est absolument fondamental pour les trois découvreurs : en effet, selon la loi française, si le trésor est d'origine terrestre, il appartient pour moitié aux trois plongeurs et pour moitié au propriétaire du terrain situé sur les hauteurs. S'il s'agit d'une épave maritime, il appartient à l'État français.

    1995 : condamnation des trois plongeurs

    Le 7 novembre 1986, le journal Nice Matin révèle l’affaire au grand public, en titrant : « Découvert par des pilleurs d’épave, l’or de Lava mis aux enchères à Monaco ». Une partie du trésor (18 pièces, présentées sous les numéros 32 à 49 avec l’intitulé « Trésor de monnaies romaines en or, un nouveau lot du trésor d’aurei trouvé en Méditerranée ») est, en effet, proposée aux enchères au Sporting d'Hiver de Monte-Carlo le 15 novembre, mais elle est saisie avant la vente par les Douanes, à la demande du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

    Se fondant sur le principe que tout trésor trouvé en mer est considéré comme épave maritime (alors qu’aucune trace d’épave n’a été trouvée !), l'État français confisque les 18 superbes pièces du trésor de Lava exposées dans le catalogue. Parmi elles, se trouve un rarissime médaillon de Gallien dont la valeur a été estimée à 150 000 euros ! Ce multiple en or de 8 aurei, frappé en 266, porte à l’avers la tête couronnée de l’empereur et, au revers, deux mains qui se serrent en signe d’union (ce que les Romains appelaient le dextrarum junctio) avec la légende « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (L’entente du Peuple Romain et des soldats) entourée d’une couronne de lauriers.

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    Rarissime multiple en or de Gallien,  frappé en 266 et trouvé à Lava : au revers, deux mains avec la légende « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (L’entente du Peuple Romain et des soldats) entourée d’une couronne de lauriers. Valeur estimée : 150 000 euros !

    Sur commission rogatoire du juge d’instruction au Tribunal de grande instance d’Ajaccio, la gendarmerie réagit immédiatement : elle procède à des inculpations pour détournement et recel d’épave maritime, ainsi qu’à des saisies. L’ensemble de cette action, réalisée aussi bien en Corse que sur le continent chez des particuliers et des experts numismates, aboutit à la saisie de 73 monnaies provenant du trésor. Le 18 novembre, le DRASSM envoie des plongeurs dans le golfe de Lava. En vain : aucune monnaie, aucune trace d’épave ne sont trouvés. Le site, localisé précisément par les gendarmes (coordonnées GPS : 41°58,2'N / 8°36,6'E), est alors interdit de plongée par arrêté préfectoral.

    Désireux d’identifier les individus qui ont mis toutes ces pièces d’or sur le marché numismatique, le procureur d'Ajaccio lance une vaste opération de police. De son côté, Interpol diffuse sans tarder un message aux polices du monde entier, dans lequel il est précisé que ces monnaies sont invendables car elles appartiennent à l’État français.

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    L'affiche d’Interpol, envoyée aux principales polices du monde entier, précise que les monnaies du trésor de Lava sont invendables car elles appartiennent à l’État français.

    Finalement, après neuf ans d'investigation et plus de 500 personnes interrogées, l’enquête est bouclée : la justice condamne alors, le 15 novembre 1995, lors du procès en appel, les frères Ange et Félix Biancamaria, ainsi que leur ami Marc Cotoni (qui mourra assassiné en 2004 à Ajaccio) à 18 mois de prison avec sursis et 100 000 francs d'amende (15 200 euros environ). Des sommes dérisoires par rapport à ce qu’ont touché, en espèces, les trois inventeurs du trésor !

    Les 73 aurei et multiples, saisis par la Gendarmerie à la fin de 1986, ont été déposés après jugement au Cabinet des Médailles, par la Sous-Direction de l'Archéologie au Ministère de la Culture : sur les 73 monnaies, la Bibliothèque nationale de France en conserve 40. Les 33 autres exemplaires ont été rétrocédés au musée de Sartène (Corse du Sud).

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    L’État français, après avoir exercé son droit de propriété sur l’épave maritime (mais aucune épave n’a été retrouvée !), a fait confisquer 73 monnaies qu’il a ensuite confiées au Cabinet des Médailles à Paris et au musée de Sartène (Corse du Sud).

    Réapparition d’un rarissime plat en or

    Malgré le jugement de novembre 1995 condamnant les trois plongeurs, les policiers poursuivent leurs investigations, comme le confie l’un d’eux, sous couvert d’anonymat : « En dépit des saisies de l'époque, une partie du trésor manquait néanmoins à l'appel. Nous recherchions notamment d'autres monnaies, mais aussi un rarissime plat en or qui était susceptible d'être écoulé sur des marchés clandestins ». Ce plat en or avait été trouvé sous l’eau en octobre 1986, mais son existence n’a été révélée qu’en juillet 1992, grâce à un croquis saisi chez un antiquaire d'Ajaccio.

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    À gauche : croquis du plat en or à l’effigie de l'empereur Gallien, saisi chez un antiquaire d'Ajaccio en juillet 1992. À cette date, le plat est toujours recherché : il ne sera retrouvé qu’en 2010. À droite : photo du plat, découvert tordu sur lui-même. Cette pièce unique d'orfèvrerie, de 25 cm de diamètre et de 3 mm d’épaisseur, pèse 918 g. Il comporte, en son centre, un rarissime médaillon de Gallien.

    Les recherches conjointes de la Douane judiciaire, de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels et du Groupe d'intervention régional (GIR) d'Ajaccio vont finalement permettre de récupérer l’objet à la gare du Nord à Paris, le 21 octobre 2010, dans un bagage de Félix Biancamaria !

    Ce dernier revient sur l’affaire : « Un jour, sous un énorme rocher à 5 ou 6 mètres de profondeur, je vois une sorte d'assiette tordue sur elle-même, de la forme d’un ballon de rugby avec, au centre, un gros médaillon représentant la tête de l’empereur Gallien et, à l’arrière, un anneau mobile servant certainement à accrocher le plat à un mur. Peu de temps après, ce plat en or est vendu par un de mes amis. Pendant près de vingt-cinq ans, je n'en entends plus parler. Puis, un jour, j'ai été contacté par un autre ami, qui m'explique qu'il a récupéré le plat et me demande si je connais un acheteur potentiel. J’ai alors trouvé un acheteur en Belgique et j’ai sauté dans un TGV. Arrivé sur place, l'acheteur m'a dit qu'il n'était plus intéressé par cette pièce. Je pense qu'il avait dû se renseigner auprès d'experts qui l’ont alerté sur le caractère rarissime de l'objet. Au retour sur Paris, j'étais tranquillement installé à ma place lorsqu'une quinzaine de policiers ont débarqué dans mon compartiment au moment où le TGV entrait en gare du Nord. Ils m'ont fouillé, menotté et confisqué le plat en or. Puis, ils m'ont escorté au commissariat de Nanterre. Là, je suis resté en garde à vue 48 heures. C'est une expérience douloureuse à vivre. J'ai été concerné par sept chefs d'inculpation, dont vol d'objets appartenant à l'État et recel en bande organisée, puis soumis à un contrôle judiciaire quatre fois par mois ».

    Grâce à cette saisie policière, on en sait un peu plus sur ce plat en or : il fait 25 cm de diamètre, 3 mm d’épaisseur, pèse 918 g et possédait, d’après Félix Biancamaria, un grand médaillon de l'empereur Gallien incrusté en son centre que le plongeur s’était empressé de revendre ! Les spécialistes pensent que cet exceptionnel objet d’orfèvrerie a été fabriqué spécialement pour les festivités célébrant les « Décennales » (dix années de règne) de Gallien, qui se sont déroulées à l’automne 262.

    Sans être aussi richement travaillé que la patère en or massif, trouvée en 1774 à Rennes et datant du même IIIe siècle après J.-C. (elle se trouve au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale à Paris), le plat en or de Gallien est quand même une pièce rare, estimée à un ou deux millions d'euros !

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    La patère trouvée en 1774 à Rennes est un plat en or utilisé pour des cérémonies religieuses : on y voit Bacchus et Hercule en train de boire. Cette scène est entourée de 16 aurei d’empereurs. Poids : 1 375 g. Diamètre : 25 cm.

    Où se trouvent toutes les monnaies découvertes à Lava ?

    Aujourd’hui, la police est loin d’avoir récupéré tous les objets du trésor de Lava, car ils ont été vendus sous le manteau : seuls le plat en or et 73 monnaies, sur un total d’environ 600, d’après les confessions de Félix Biancamaria, ont pu être saisis par l’État.

    Sylviane Estiot, directrice de recherches au CNRS, a effectué en 2008 un important travail documentaire dans les archives : elle a finit par recenser 450 monnaies du trésor de Lava, parmi lesquelles 3 médaillons de Gallien avec le revers « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (on n’en connaissait aucun exemplaire jusque-là) et 41 médaillons de Claude II (on n’en connaissait qu’un seul, conservé au musée de Vienne en Autriche). Elle estime que le trésor devait comporter, à l’origine, entre 1 200 et 1 400 monnaies d’or.

    Hormis ces 73 pièces récupérées, la quasi totalité des monnaies du trésor de Lava sont, d’après la rumeur, passées dans les mains de nombreux marchands professionnels, collectionneurs et même… de dentistes qui ont fondu des pièces pour en faire de l’or dentaire servant à réaliser des couronnes ! On dit aussi que certains membres du milieu corse, ayant servi d’intermédiaires pour la vente, auraient profité de cette occasion pour faire des surmoulages des médaillons et commercialiser ces faux comme étant de véritables originaux !

    Compte tenu de la vigilance d’Interpol, il est quasiment certain qu’aucune monnaie ne réapparaîtra sur le marché avant des dizaines d’années : leurs possesseurs se les feraient, en effet, confisquer !

    Par ailleurs, je suis persuadé qu’il reste d’autres pièces d’or sous l’eau. En effet, à la fin du XIXe siècle, on sait qu’un effondrement de la falaise a eu lieu en face du rocher de Pietra Piumbata… précisément là où ont été trouvées les monnaies et le plat ! C’est pourquoi je pense qu’il y a encore des objets précieux sous les éboulis. Il serait donc judicieux de faire enlever, par des plongeurs du DRASSM, les gros blocs de pierre qui tapissent le fond de la crique, à seulement quelques mètres de profondeur. On mettrait ainsi au jour le reste du trésor de Lava !

    Diffusion d’un reportage sur Arte

    Le 22 août 2015, la chaîne télévisée Arte a présenté un documentaire signé Karel Prokop, qui révèle trois informations inédites.

    D’une part, les recherches sous-marines du DRASSM, réalisées jusqu’à 50 mètres de profondeur, n’ont pas permis de détecter le moindre élément indiquant la présence d’une épave : clous, morceaux d’amphores, objets de la vie quotidienne…

    D’autre part, certains protagonistes de l’affaire (refusant de dévoiler leur identité devant la caméra) affirment qu’une statuette a été aussi découverte dans l’eau : elle serait en or, pèserait dans les 20 kg, ferait une trentaine de centimètres de hauteur et représenterait un jeune éphèbe tenant une huître dans sa main droite.

    Enfin, des recherches effectuées en Italie dans les archives de l’histoire de l’Empire romain auraient permis de donner un nom à l’éventuel propriétaire du trésor : il s ‘agirait d’un certain Julius Placidianus qui fut préfet du prétoire, puis consul en 273.

    De façon certaine, on peut donc conclure qu’à ce jour l’énigme du trésor de Lava n’est toujours pas résolue, mais que des rebondissements ne sont pas à exclure dans l’avenir !

     

    Un médaillon en or de Claude II vendu 15 000 euros !

    On a vu que plusieurs exemplaires d’un multiple en or de 8 aurei à l’effigie de Claude II le Gothique ont été trouvés dans les eaux du golfe de Lava. Une seule de ces monnaies a échappé à la saisie au profit de l’État : elle est, en effet, passée deux fois en vente publique. La première fois, le 9 juin 1986 lors de la vente sur offres Pesce-Poinsignon : la monnaie a alors été acquise pour 30 000 francs (4 600 euros environ). La seconde fois, le 18 juin 2004 lors de la vente sur offres n°21 de la Compagnie Générale de Bourse (CGB), au cours de laquelle la même monnaie a atteint le prix de 15 000 euros.

    Ce multiple a été frappé à Milan (Mediolanum) en 268 après J.-C. Son diamètre est de 35,5 mm et son poids de 39,2 g. Son état de conservation est très moyen (TB), à cause d’une usure marquée. D’autres multiples de Claude II, confiés au Cabinet des Médailles à Paris, dont la qualité est superbe, sont estimés à plus de 50 000 euros l’exemplaire !

    Sur l’avers figure le buste lauré et cuirassé à droite, l’égide (bouclier de Zeus) posée sur l’épaule. On lit : IMP. C. M. AVRL. CLAVDIVS. P. F. AVG. (Imperator Caesar Claudius Augustus, Empereur César Claude Auguste). Sur le revers apparaît la Concorde drapée, debout de face, regardant à droite et tenant une enseigne militaire dans chaque main. On lit : CONCORDIA EXERCITUS (L’entente de l’armée).

    Ce médaillon est considéré par les spécialistes comme une émission dite de donativum, c’est-à-dire qu'il a été offert en cadeau par l'empereur Claude II à de hauts dignitaires, civils ou militaires.

    Avant la découverte du trésor de Lava, le seul exemplaire connu de ce type était celui possédé par le musée de Vienne (Autriche), mais sa valeur est seulement de six aurei et non de huit.

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    Ce multiple en or de huit aurei, à l’effigie de Claude II le Gothique, a été confié au Cabinet des Médailles à Paris, après saisie au profit de l’État. Compte tenu de son état superbe, sa valeur est estimée à plus de 50 000 euros.

    Rebondissement dans l'affaire du trésor de Lava (Corse) !

    Samedi 11 mars 2017 : la presse fait état de l'arrestation de 4 personnes habitant la Corse et impliquées dans un trafic d'armes semi-automatiques, destinées à être transformées en armes de guerre !

    Lors d'une perquisition au domicile de l'un de ces trafiquants, dans le village de Casamaccioli, les enquêteurs découvrent 16 monnaies romaines en or : elles proviennent du trésor de Lava et allaient être revendues sur le marché asiatique.

    Jusqu'à présent, 73 monnaies seulement avaient été retrouvées sur les 1 200 à 1 400 qui devait composer cet exceptionnel trésor romain !

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    Rebondissement dans l'affaire du trésor de Lava (Corse) !

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    Samedi 11 mars 2017 : la presse fait état de l'arrestation de 4 personnes habitant la Corse et impliquées dans un trafic d'armes semi-automatiques, destinées à être transformées en armes de guerre !

    Lors d'une perquisition au domicile de l'un de ces trafiquants, dans le village de Casamaccioli, les enquêteurs découvrent 16 monnaies romaines en or : elles proviennent du trésor de Lava et allaient être revendues sur le marché asiatique.

    Jusqu'à présent, 73 monnaies seulement avaient été retrouvées sur les 1 200 à 1 400 qui devait composer cet exceptionnel trésor romain !

    Pour tout savoir sur la découverte de ce trésor, lire sur ce blog l'article que nous avons consacré à cette affaire et intitulé "L'invraisemblable histoire du trésor corse de Lava" en cliquant sur ce lien :

    http://www.blogspirit.com/admin/posts/post.php?post_id=3087937&evnt=editPost&signature=7c98fd1338c563cfe97f5b0a4907f1debd2f28e4

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    La mystérieuse pierre de Rosette,

    clé du déchiffrement des hiéroglyphes

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    Par Jacques MANDORLA

    Auteur du livre « 60 trésors fabuleux à découvrir »

    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et en librairie.

    19 juillet 1799 : un officier de Bonaparte découvre, près du village de Rachid dans le delta du Nil, une pierre en granit comportant trois écritures différentes dont deux sont totalement inconnues. Personne ne se doute alors que, 23 ans plus tard, un jeune Français du nom de Champollion parviendra, en travaillant sur ce trésor archéologique, à déchiffrer les énigmatiques hiéroglyphes égyptiens !

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    La pierre de Rosette a été trouvée par hasard, le 19 juillet 1799, dans le fort Julien situé dans le delta du Nil. Elle est de dimensions imposantes : 112 cm de hauteur sur 76 cm de large et 28 cm d'épaisseur, pour un poids de plus de 760 kg ! Elle est aujourd’hui exposée au British Museum à Londres.

    Le village de Rachid, nommé Rosette en Français, est situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alexandrie. Entre ces deux villes se trouve le port d’Aboukir où, en août de l’année précédente, la flotte du général (il ne sera sacré empereur qu’en 1804) Napoléon Bonaparte a été taillée en pièces par les navires anglais commandés par l’amiral Nelson.

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    Sur ce tableau de Maurice Orange (1867-1916), intitulé « Napoléon Bonaparte aux pyramides », des savants de la « Commission des Sciences et des Arts » présentent au général les premières découvertes faites par les archéologues français (Musée du Vieux Granville).

    Cette campagne militaire d’Égypte, menée de 1798 à 1801, se double d’une remarquable expédition scientifique nommée «  Commission des Sciences et des Arts » : 167 savants de toutes disciplines (historiens, ingénieurs, botanistes, dessinateurs…) accompagnent l'armée afin de réaliser un relevé des principaux trésors archéologiques des anciens pharaons.

    Ils consigneront toutes leurs informations dans un imposant ouvrage, intitulé : « Description de l'Égypte, ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'Armée française ». Cette œuvre monumentale comporte 10 volumes de textes et 13 volumes de planches : il faudra trois parutions en 1809, 1814 et 1829 pour obtenir la version définitive de ce qu’on appelle « La description de l’Égypte » !

    Il est précisé, sur la couverture de chacun des tomes : « Publié par les ordres de sa majesté l’empereur Napoléon le Grand » !

    Cette véritable encyclopédie de l’Égypte antique n’a qu’un seul défaut, hélas majeur : elle a été écrite alors que Champollion n’a pas encore déchiffré les hiéroglyphes, ce qui adviendra en 1822. La troisième parution, pourtant publiée en 1829, aurait dû bénéficier des résultats obtenus par le chercheur, ce qui ne fut pas le cas.

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    Sous l’œil attentif de Napoléon debout sous la tente, des dessinateurs reproduisent fidèlement sur papier les trésors qui seront publiés dans l’ouvrage collectif « Description de l’Égypte » (tableau de Léon Cogniet - 1835 - Musée du Louvre).

    Dans le village de Rosette réside une garnison française. Sa mission : consolider une forteresse en mauvais état, appelée Fort Julien et située sur la rive gauche du Nil. Il s’agit, en effet, d’être prêt à repousser une éventuelle attaque des Ottomans, alliés des Anglais. Les travaux sont dirigés par le lieutenant Pierre Bouchard, un jeune polytechnicien de 28 ans. Un jour, dans un coin du fort, ses hommes tombent sur un gros bloc de granit sombre de dimensions imposantes : 112 cm de hauteur sur 76 cm de large et 28 cm d'épaisseur. Les soldats ont beaucoup de mal à relever la pierre car elle pèse un peu plus de 760 kg !

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    Le village de Rachid, nommé Rosette en langue française, est situé dans le delta du Nil, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alexandrie.

    Trois textes, dont deux totalement mystérieux

    Cette pierre n’aurait sans doute jamais intrigué Bouchard si celui-ci n’avait constaté qu’elle portait, sur l’une de ses faces, un ensemble de signes mystérieux. En observant les inscriptions de plus près, il s’aperçoit qu’il y a, en réalité, trois textes totalement distincts.

    Ceux de la bande du haut s’étalent sur 14 lignes rédigées en hiéroglyphes, l’écriture sacrée des pharaons égyptiens, apparue vers 3 200 avant J.-C. et que plus personne ne comprend depuis au moins 15 siècles. Malheureusement la partie supérieure de la pierre est nettement cassée aux deux angles.

    Les textes de la bande du milieu occupent 32 lignes, mais dans une écriture que les savants de l’expédition ne parviennent pas à identifier non plus : certains parlent d’une écriture syriaque (langue des anciennes Syrie et Palestine), d’autres d’une écriture copte (langue des premiers chrétiens d’Égypte, apparue au IIIe siècle après J.-C.)… Finalement, on découvrira plus tard qu’il s’agit d’une écriture nommée démotique, qui est une simplification de l’écriture hiératique, elle-même simplification des hiéroglyphes.

    Enfin, les textes de la bande du bas sont clairs : il s’agit de grec ancien. Pourtant, les premiers érudits sur place ne sont pas d’accord sur le nom du pharaon qui a fait graver cette stèle : Ptolémée IV Philopator ? Ptolémée V Epiphane ? Ptolémée VI Philometor ?

    Par comparaison avec des stèles du même type, on peut estimer qu’il manque une quinzaine de lignes de hiéroglyphes dans la partie supérieure. De plus, les spécialistes estiment que le haut de la stèle devait certainement représenter le pharaon accompagné de dieux, eux-mêmes surmontés d'un disque ailé.

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    Reconstitution de la pierre de Rosette, telle qu’elle devait probablement se présenter à l’origine : le haut de la stèle était certainement décoré du pharaon, accompagné de dieux, eux-mêmes surmontés d'un disque ailé.

    Objectif prioritaire : reproduire fidèlement les trois textes

    La pierre est transportée par Bouchard jusqu’au port du Caire où la plupart des savants français, présents dans le delta du Nil, se précipitent pour l’admirer et l’étudier ! Le 15 septembre 1799, le Courrier d'Égypte révèle que « cette pierre offre un grand intérêt pour l'étude des caractères hiéroglyphiques. Peut-être en donnera-t-elle la clé ! ».

    On pense alors demander aux dessinateurs de l’expédition de reproduire fidèlement tous les signes figurant sur la stèle, mais on se rend très vite compte que ce travail va demander beaucoup de temps et que le risque de faire des erreurs de recopiage est grand : les membres de la Commission des Sciences et des Arts choisissent donc plutôt la solution de faire des reproductions et décident d’utiliser trois procédés différents.

    Premier procédé, baptisé « autographie » et mis au point par Jean-Joseph Marcel, le directeur de l’Imprimerie du Caire : la pierre est soigneusement lavée, puis essuyée tout en laissant de l’eau dans les creux des signes. On recouvre la surface avec de l’encre et on applique ensuite une feuille de papier. Cette impression donne le texte en blanc sur fond noir et à l'envers sur le papier : il suffit donc de lire la feuille par transparence ou en reflet dans un miroir.

    Deuxième procédé, nommé « chalcographie » : il est élaboré par le chimiste Nicolas Conté, génial inventeur en 1795 du crayon à papier avec mine graphite-argile. Conté traite l'inscription comme une sorte de cuivre gravé, les creux retenant l'encre : le texte imprimé apparaît alors en noir sur fond blanc, toujours à l'envers.

    Enfin, le troisième procédé, réalisé par l’ingénieur Adrien Raffeneau-Delille, consiste à effectuer un moulage à base de soufre. C’est cette copie qui sera publiée dans l’ouvrage collectif des savants, intitulé « Description de l’Égypte ». Cette œuvre monumentale sera éditée à partir de 1809, sur plusieurs années et en différents formats dont le plus grand fait 113 cm sur 81 ! Elle comportera 9 volumes de texte, 10 de planches et un atlas cartographique.

    Les inscriptions de la pierre de Rosette sont désormais triplement sauvegardées : il reste maintenant à les déchiffrer, ce qui est une autre histoire !

    La pierre de Rosette est transportée à Londres

    En janvier 1800, les Français sont battus par les Anglais et les Ottomans : ils sont alors contraints de signer un traité de paix. Les termes de ce traité imposent à la France d’évacuer l’Égypte : les savants peuvent seulement conserver leurs notes et échantillons, mais doivent obligatoirement remettre à la Couronne britannique les objets archéologiques les plus importants, parmi lesquels deux obélisques, des sarcophages, le poing d’une statue colossale de Ramsès II trouvé à Memphis et surtout la pierre de Rosette.

    Tous ces trésors sont ensuite transférés, à la fin de l'année 1802, au British Museum. Pour bien montrer que la pierre de Rosette leur appartient, les Anglais inscrivent à la peinture blanche sur un côté de la stèle : « Captured in Egypt by the British Army in 1801 » (Prise en Égypte par l’armée britannique en 1801) et sur l’autre côté : « Presented by King George III » (Don du Roi George III).

    Les premiers essais de déchiffrement

    Le texte en grec ancien est assez vite traduit : on apprend que la stèle est érigée après le couronnement du pharaon Ptolémée V Épiphane et qu’elle contient un décret émis par un congrès de prêtres rassemblés à Memphis, en 196 avant J.-C. Ce décret annonce que le pharaon a fait don d'argent et de grains aux temples égyptiens et que, lors de la huitième année de son règne, il a endigué une importante crue du Nil afin d'aider les agriculteurs. En remerciement, les prêtres s'engagent à célébrer chaque année l'anniversaire du roi et celui de son couronnement et à vénérer Ptolémée comme un dieu.

    Enfin, une copie de ce décret devra être placée dans chaque temple, écrite dans trois langues : la langue des dieux (hiéroglyphes), la langue des documents (démotique) et la langue des Grecs.

    Pour déchiffrer les hiéroglyphes, certains pensent que le meilleur moyen est de s’attaquer d’abord à l’écriture démotique, située au milieu de la stèle… mais que personne ne comprend ! Elle semble, en effet, plus facile à décoder que les hiéroglyphes.

    C’est ce que tente de faire Silvestre de Sacy, brillant professeur français maîtrisant de nombreuses langues orientales : sans succès. L’un de ses élèves, le Suédois Johan-David Akerblad commet l'erreur de croire que l'écriture démotique est alphabétique : l’alphabet qu’il propose n’apporte donc aucune avancée. Le premier à faire progresser le sujet est l’anglais Thomas Young : ce médecin de formation possède une culture phénoménale puisqu’il excelle en physique, botanique, chimie, optique, minéralogie et qu’il connaît plusieurs langues anciennes ! Mais ne voulant pas se compromettre aux yeux de ses confrères médecins, il fait paraître en 1814 un essai sur le déchiffrement du démotique de la pierre de Rosette sous le pseudonyme de… « ABCD » et dans lequel, hélas, figurent d’énormes erreurs à côté de belles trouvailles.

    Il faudra attendre les travaux de Jean-François Champollion, dit Champollion le Jeune, qui n’avait que 9 ans lorsque les savants français sont allés en Égypte avec Bonaparte, pour que les hiéroglyphes soient finalement déchiffrés.

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    À partir de l’âge de 9 ans, Champollion étudie de très nombreuses langues anciennes : il ne sait pas encore que cette boulimie lui permettra, bien plus tard, de réussir à déchiffrer les hiéroglyphes (tableau de Léon Cogniet – 1831 - Musée du Louvre).

    Champollion parvient à déchiffrer enfin les hiéroglyphes

    Champollion part, à l’âge de 11 ans, rejoindre son grand frère Jacques-Joseph à Grenoble. Ce dernier lui trouve un précepteur, l'abbé Dussert, qui lui enseigne le latin, le grec, l'hébreu, l'arabe, le syriaque et le chaldéen ! C’est à cette époque que naît la passion de Champollion pour les hiéroglyphes égyptiens.

    À la rentrée 1807, il a 17 ans : il monte à Paris pour suivre les cours de langues orientales au Collège de France et, plus particulièrement, ceux de persan, copte et amharique (langue parlée dans l’Éthiopie antique) ! Il ne sait pas encore que cette boulimie qui le pousse à étudier d’aussi nombreuses langues anciennes lui permettra de déchiffrer, plus tard, le secret des hiéroglyphes.

    Un jour, il émet l'idée que ces signes peuvent être à la fois des idéogrammes (exprimant une idée) et des phonogrammes (exprimant un son, comme pour la transcription de noms étrangers).

    Les années passent… jusqu’en 1821, où il parvient à déchiffrer deux cartouches royaux, dans lesquels il a l’intuition que figurent des noms de personnages importants : celui de Ptolémée identifié sur une reproduction de la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre repéré sur une lithographie d’un petit obélisque érigé sur l’île de Philae.

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    En 1821, Champollion déchiffre deux cartouches royaux : celui de Ptolémée sur la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre sur un petit obélisque. Il vient de trouver la clé d’interprétation des hiéroglyphes.

    Un an plus tard, le 14 septembre 1822, Jean-François Champollion se précipite chez son frère Jacques-Joseph pour lui annoncer qu’il est parvenu à déchiffrer entièrement l’écriture des hiéroglyphes. À peine entré dans son bureau, il s’écrie « Je tiens l'affaire ! » puis, submergé par l’émotion, il s’évanouit !

    Le 27 septembre, c’est la consécration : Champollion fait une communication à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, publiée sous le titre « Lettre à Monsieur Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques employés par les Égyptiens pour inscrire sur leurs monuments, les titres, les noms et les surnoms des souverains grecs et romains ». Ce « Monsieur Dacier », de son prénom Bon-Joseph, est le plus célèbre des savants de l’époque, cumulant les fonctions de conservateur des manuscrits de la Bibliothèque nationale, de membre de l’Académie française et de sociétaire de l’Académie des sciences morales et politiques.

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    À gauche : couverture de la « Lettre à monsieur Dacier ». À droite : l’une des 8 pages manuscrites de cette note, présentée par Champollion le 27 septembre 1822 à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

    Ce jour-là, Champollion présente un résumé de huit pages de ses recherches devant un parterre de spécialistes, dont l’Anglais Thomas Young lequel, faisant preuve d’un fair-play véritablement britannique, admet : « Je ne ressens que de la joie devant le succès de monsieur Champollion, qui est beaucoup plus que moi versé dans les différents dialectes de la langue égyptienne ».

    La version intégrale et définitive du document est publiée fin octobre chez Firmin-Didot dans une plaquette de 44 pages contenant 4 planches. Champollion y définit les hiéroglyphes comme « un système complexe, d'une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique dans un même texte, une même phrase, jusque dans le même mot ».

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    Couverture du document final de Champollion, publié fin octobre 1822 chez Firmin-Didot, sous forme d’une plaquette de 44 pages contenant 4 planches.

    En 1826, Champollion est nommé conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre. C’est aussi lui qui convainc le roi Charles X d'acheter l'obélisque de Louxor, qui sera dressé dix ans plus tard à Paris, place de la Concorde.

    Puis, entre 1828 et 1830, Champollion réalise enfin son rêve : il part en Égypte pour une mission scientifique franco-toscane de 16 mois. Il a enfin l’opportunité de voir, sur place, des milliers d’exemples de hiéroglyphes gravés ou peints sur des temples, statues, sarcophages, papyrus… lui qui n’a travaillé jusqu’à présent qu’à partir de reproductions sur papier ! Il peut alors vérifier, sur le terrain, que sa méthode de déchiffrement fonctionne parfaitement.

    À son retour en France en mars 1830, c’est la consécration : il est élu à l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres et obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France. Il meurt à Paris le 4 mars 1832, à seulement 41 ans, et est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Il restera à jamais, dans l’histoire de l’Humanité, comme le génial déchiffreur des hiéroglyphes !

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    Le peintre italien Giuseppe Angelelli a immortalisé l’expédition franco-toscane (1828-1830) sur les ruines de Thèbes. Champollion est le personnage barbu, assis au centre (Musée de Turin - 1836).

  • ACTUALITÉS

    Mystère numismatique en Angleterre – Deux « jetons du Diable » découverts dans l'abbaye de Bath ! par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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     Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.com et dans la revue "Détection Passion"

     

    Le Wessex Archaeology, l'un des plus grands organismes privés d'archéologie du Royaume-Uni, vient d'annoncer qu'il a récupéré les deux jetons étranges trouvés récemment dans l'abbaye Saint-Pierre à Bath pour les présenter sur son site Internet, aux côtés d'artefacts allant de l'époque romaine à la période moderne.

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    L'affaire dite « Des jetons du Diable » avait éclaté en juin 2018 : au cours de travaux de rénovation, des ouvriers avaient mis au jour deux monnaies, comportant, à l'avers, un diable portant un trident et la légende « CIVITAS DIABOLI » (La cité des Diables) et, au revers, le texte « 13 MAJ ANHOLT 1973 » (13 mai Anholt 1973). L'abbaye Saint-Pierre est une église paroissiale anglicane fondée au VIIe siècle et située à Bath, une ville à 150 km à l'ouest de Londres.

    Un canular numismatique ?

    Après enquête d'un journaliste danois du quotidien Politiken, il apparaît que le 13 mai 1973 correspond à une « exposition », anonyme et choquante, qui eut lieu sur une petite île du Danemark, nommée Anholt. Ce jour-là, des habitants de l'île se promenant au lieu-dit « Le désert » ont découvert 13 endroits symbolisant des rites étranges : masques polynésiens, assemblages bizarres de pierres, os entourés de corde, bougies noires, crânes miniatures sur un bâton planté dans le sable de la plage... Très vite, la rumeur a couru que ces endroits devaient probablement être liés à des cultes sataniques ! On parla même de sacrifices humains qui auraient pu avoir été perpétrés sur l'île. Ce qui ne fut jamais prouvé.

    Le mystère est enfin élucidé !

    Le journaliste finira par identifier qu'il s'agissait d'un canular, mis en scène par un individu du nom de Knud Langkow, employé à l'époque du Køge Museum à Copenhague (Danemark). Parti à la retraite en 1991, il est décédé en 2004 à l'âge de 73 ans. Passionné de satanisme et plein d'humour, Knud Langkow avait créé ces jetons pour commémorer son « exposition » de l'île d'Anholt, puis les avait placés dans différents endroits comme, par exemple, le musée qui l'employait, différentes églises et abbayes (comme celle de Bath) au Danemark ou en Angleterre, et même derrière des peintures du Commissariat principal de Copenhague !

    Un trio... diabolique

    Les enquêteurs ont, à ce jour, retrouvé 370 de ces jetons. On ignore combien Knud Langkow en a réellement réalisés. Sa nièce, Lene Langkow Saaek, qui n'était pas au courant du canular, vient d'affirmer aux médias : « Mon oncle n'était pas un adepte du satanisme, mais plutôt un joyeux plaisantin ! Sa routine quotidienne l'ennuyait, c'est pourquoi il a eu l'idée de cette opération, afin de provoquer les bourgeois et d'étonner le grand public ».

    Pour réaliser ses « jetons du Diable », il s'était associé avec un expert numismatique réputé, Jørgen Sømod, et un graveur de monnaies, Bent Jensen. Ses deux partenaires viennent d'avouer avoir participé à ce « canular satanique ». Aujourd'hui, collectionneurs et numismates recherchent particulièrement ce jeton, qui s'achète autour de 150/200 euros sur des sites d'enchères !

  • ACTUALITÉS

    Un sérieux conflit entre un Breton, inventeur d'un trésor, et l'HAPPAH ! par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    D’ici la fin de l’année 2019, la justice va examiner la plainte que l'association HAPPAH (Halte au Pillage du Patrimoine Archéologique et Historique) a déposée contre un détectoriste breton.

    Rappel des faits : le 11 juillet 2017, des monnaies romaines ont été vendues aux enchères à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor). À cette occasion, on apprend que ce trésor a été mis au jour... le 2 avril 2012, soit 5 ans auparavant !

    Pourquoi un silence aussi long autour de cette découverte ? Après enquête, on s'aperçoit que l'inventeur du trésor, un Breton prénommé Michel et âgé de 73 ans au moment de la trouvaille, est depuis longtemps un adepte de la prospection au moyen d’un détecteur de métaux. Il a trouvé un millier de monnaies datant de l'époque romaine dans le champ d'un agriculteur de Plouagat, un village à 25 km de kilomètres de Saint-Brieuc.

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    En avril 2012, un Breton prénommé Michel a trouvé un millier de monnaies datant de l'époque romaine dans le champ d'un agriculteur de Plouagat (Côtes d'Armor).

     

    Le détectoriste avait repéré ce champ parce qu'il était situé non loin d'une ancienne voie gallo-romaine. Le propriétaire du champ lui ayant donné l'autorisation orale de fouiller ses sols, il se met à détecter et, peu de temps après, il entend les premiers sons de son appareil. Au total, il met au jour un millier de pièces des empereurs Gallien (253-268), Claude II (268-270), Victorin (269-271) et Marius (268-269). Le détectoriste affirme avoir appelé immédiatement le propriétaire du terrain et les archéologues de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) afin de déclarer sa trouvaille.

    Le trésor, réparti en 55 lots, a donc été vendu aux enchères à Saint-Brieuc le 11 juillet 2017, par les soins de Maître Jean-Michel Jullian, responsable de la société Armor Enchères. Le total de la vente a atteint à 10 500 euros, le lot à l'enchère la plus élevée étant de 420 euros. Pour l'anecdote, notons que monsieur Hervé Le Roch, ex-porte-parole des Bonnet Rouges (un mouvement de protestation sociale, apparu en Bretagne en 2013) s'est porté acquéreur d’un lot de onze monnaies qu'il a ensuite offertes au musée de Saint-Brieuc. Maître Jean-Michel Jullian a déclaré, avant de commencer la vente : « Je tiens à rassurer tout le monde : je vends ces lots en toute légalité. Une association a bien porté plainte, mais j'ai le courrier de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) qui indique qu'elle a remis ces pièces au découvreur et au propriétaire du sol où elles ont été trouvées ».

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    Le trésor, réparti en 55 lots, a été vendu aux enchères à Saint-Brieuc le 11 juillet 2017, par les soins de Maître Jean-Michel Jullian, responsable de la société Armor Enchères.

     

    L'association en question est l'HAPPAH (Halte au Pillage du Patrimoine Archéologique et Historique), qui a effectivement déposé plainte la veille de la vente, soit le 10 juillet 2017. Elle émet deux hypothèses. Première hypothèse : « L'inventeur a détecté les monnaies avec l'accord du propriétaire et une autorisation de prospection archéologique avec détecteur de métaux tels que prévue par les dispositions du Code du Patrimoine, Article L542-1, ces conditions réunies assimilent la découverte à une opération archéologique légale. Donc, l'inventeur n'a pas le droit de revendiquer la moindre part du dépôt : il a agi pour le compte de l'État. En conséquence, il ne peut disposer d'une part et la mettre en vente ».

    Seconde hypothèse : « L'inventeur a détecté les monnaies avec l'accord du propriétaire et sans l'autorisation de l'État, alors il y a transgression des articles L5 31-1 et L542-1 du Code du Patrimoine. L'utilisateur du détecteur de métaux, comme le propriétaire s'il est prouvé qu'il a donné son accord, sont susceptibles de poursuites judiciaires. La fouille archéologique non autorisée est punie d'une amende de 7500 euros, comme mentionné dans l'article L544-1 du Code du Patrimoine. En conséquence, là aussi, l'inventeur ne peut disposer d'une part et la mettre en vente ».

    La plainte de l'HAPPAH sera donc examinée par la Justice d’ici la fin de l’année 2019 : nous vous tiendrons informés, bien entendu, de la suite judiciaire qui sera donnée à cette affaire.

  • NEWS

    Australie – Une bouteille jetée à la mer... retrouvée 132 ans plus tard ! par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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     Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.com et dans la revue "Détection Passion"

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    Ambre, une jeune fille de 12 ans, originaire de Villemomble (Seine-Saint-Denis), a jeté une bouteille à la mer en plein Atlantique, bouteille retrouvée 5 mois plus tard sur une plage de Caroline du Nord

    Les médias français se sont étonnés de la drôle d'histoire, arrivée à une bouteille, jetée à la mer l'été dernier, par Ambre, une jeune fille de 12 ans, originaire de Villemomble (Seine-Saint-Denis). Cette dernière voyageait sur un bateau allant de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) à Marseille lorsqu'il lui prit l'idée de lancer dans la mer une bouteille (...en plastique et non en verre, ce qui a valu à l'adolescente une pluie de critiques sur les réseaux sociaux !) contenant un message dans lequel elle donnait ses nom, prénom et adresse email. Sa bouteille a finalement été retrouvée à 3 000 km de là, sur la plage de Sunset Beach en Caroline du Nord. Elle a été découverte par un certain Jack Wilson qui se promenait avec son fils de 5 ans, le lendemain du passage de l'ouragan Florence.

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    Tonya Illman, alors qu'elle se promenait sur la plage de Wedge Island, une île située à 150 km au nord de Perth (Australie), a découvert dans le sable une bouteille contenant un message vieux de... 132 ans !

     Cependant, si la bouteille d'Ambre a été retrouvée 5 mois plus tard, on est loin du record en la matière. Celui-ci appartient, en effet, à une bouteille découverte en janvier 2018 par Tonya Illman, alors qu'elle se promenait sur la plage de Wedge Island, une île située à 150 km au nord de Perth (Australie).

    À l'intérieur de cette bouteille de gin au verre très sombre, se trouvait un message écrit... le 12 juin 1886 et dont le contenu avait une portée scientifique incontestable ! Le papier, enroulé dans une ficelle, était encore en bon état et a révélé un texte en allemand. La bouteille avait été jetée par dessus bord, depuis un voilier allemand du nom de Paula, parti de Cardiff (Pays de Galles) avec une importante cargaison de charbon et faisant route vers le port de Macassar en Indonésie. Le bout de papier comporte une requête importante : la personne qui le découvrira devra le renvoyer au Deutsche Seewarte (l’Observatoire naval allemand d’Hamburg) ou au consulat allemand le plus proche, en précisant bien à quel endroit la bouteille a été trouvée. Entre 1864 et 1933, plus de 6 000  bouteilles avaient été jetées à la mer par de nombreux navires allemands, dans le cadre d'une étude, réalisée par l’Observatoire naval allemand et destinée à mieux comprendre le sens et la direction des courants sous-marins. À ce jour, seuls 662 messages avaient été retrouvés : le dernier en janvier 1934 au Danemark. La bouteille australienne délivre donc le 663e !

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    La bouteille, découverte à l'ouest de l'Australie, avait été jetée du voilier 3 mâts allemand Paula, parti de Cardiff (Pays de Galles) avec une importante cargaison de charbon et faisant route vers le port de Macassar en Indonésie.

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    Abonnez-vous au tarif préférentiel de la revue Détection Passion !

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    Le numéro 143 (Juillet-Août 2019) vient de paraître.

    Profitez de l'offre à tarif préférentiel (France uniquement) et recevez, à partir du n°144 (Septembre-Octobre 2019), le magazine directement chez vous (avant sa mise en kiosque).

    1 an, soit 6 numéros (du n°144 au n°149) : 33 € au lieu de 39 € (soit 5,50 € le numéro au lieu de 6,50 €)

    Règlement :

    • Par chèque ou mandat à l’ordre de "SAS R.E.D." à envoyer à l’adresse suivante :

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    BULLETIN D'ABONNEMENT

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    SOMMAIRE DU NUMÉRO 143

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  • ACTUALITÉS

    Dans Détection Passion, partez à la découverte de fabuleux trésors templiers en France ! par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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     Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.com et dans la revue "Détection Passion"

     

    J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie du dernier numéro de la revue DÉTECTION PASSION n°143, daté de Juillet-Août 2019. Dans ce numéro, partez à la recherche de trésors templiers : celui de l'Ordre du Temple mais aussi ceux de nombreuses commanderies.

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    Extrait de l'article (page 1 sur 7)

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    Sommaire du n°143 de Détection Passion

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  • ACTUALITÉS

    Voici le livre préféré des passionnés de trésors, archéologie, détection et histoire

    "60 trésors fabuleux à découvrir"

    Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.com et dans la revue "Détection Passion"

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     Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

     

    Beaucoup de gens pensent qu’il est excessivement rare - pour ne pas dire, impossible - de trouver un trésor. C’est entièrement faux !

    Les rubriques « Informations locales » ou « Faits divers » de nombreux quotidiens et magazines, français ou internationaux, mentionnent fréquemment des découvertes trésoraires, faites par des particuliers ou par des professionnels. Sans compter celles qui ne sont jamais déclarées.

    Dans ce livre, Jacques Mandorla vous propose de partir à la découverte - et même à la recherche, pour les plus courageux d’entre vous ! - de 60 trésors fabuleux qui n’ont toujours pas été trouvés. Pour chacun, vous allez connaître sa véritable histoire, sa composition exacte et sa localisation supposée.

    Trésors de la Révolution, cachés par des membres du clergé, des nobles émigrés ou des chefs chouans ou vendéens (Charette, Stofflet)…

    Trésors de tueurs en série : Gilles de Rais, la marquise de Brinvilliers, Landru, le docteur Petiot…

    Trésors accessibles seulement après avoir déchiffré des messages codés (cryptogrammes) inscrits sur le parchemin de La Buse, la carte de l’île des Cocos, la pierre tombale de Marie d’Hautpoul à Rennes-le-Château, les murs de l’abbaye de Saint-Wandrille, le livre de la Chouette d’Or…

    Trésors de Napoléon (Austerlitz, retraite de Russie, Waterloo) et de son entourage (Fouché, Jérôme Bonaparte, Joséphine, Murat)…

    Trésors d’épaves : Soleil d’Orient, Télémaque, Titanic, City of Cairo…

    Trésors légendaires, mais bien réels : Templiers, Cathares, Incas…

    DERNIÈRE MINUTE !

    Depuis la sortie du livre, l’un de ces 60 trésors (abondamment évoqué dans l'ouvrage) a été trouvé par la société franco-britannique Deep Ocean Search, spécialisée dans la recherche sous-marine : il s’agit des 85 tonnes de lingots et piastres d’argent (valeur : 46 millions d'euros), transportées par le paquebot anglais City of Cairo, qui avait été coulé le 6 novembre 1942 par un sous-marin allemand U-68, en plein Atlantique, à 700 km au sud de l’île de Sainte-Hélène.

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    Il reste donc encore 59 importants trésors à trouver, étudiés en détail dans mon livre :

    L’or des Volques Tectosages (- 279)

    La riche tombe du roi wisigoth Alaric (507) 

    Les médaillons d’or de la reine Frédégonde (597)

    Les reliquaires sacrés de Charlemagne (785)

    Le trésor qui coûta la vie à Richard Cœur de Lion (1199)

    Où est caché le trésor des Cathares (1244) ?

    Sur la trace de l’or des Templiers (1307)

    Un plan secret des Templiers à déchiffrer (1313)

    À la recherche de la rançon de Jean le Bon (1356)

    L’inestimable épée de Jeanne d’Arc (1430)

    La fortune de Gilles de Rais, le dépravé (1440)

    Les fabuleux bijoux d’Agnès Sorel (1450)

    Sur la piste du trésor des Incas (1533)

    Où Diane de Poitiers a-t-elle caché son immense fortune (1566) ?

    Les étranges talismans de Catherine de Médicis (1589)

    Le trésor de Brinvilliers, la marquise empoisonneuse (1676)

    À la recherche de l’épave du Soleil d’Orient (1681)

    L’énigmatique cryptogramme de La Buse (1730)

    Les nombreux magots du bandit Mandrin (1755)

    Les louis d’or de l’épave du Télémaque (1790)

    Les 9 caisses de l’abbaye de Molesme (1790)

    Le trésor de Mirabeau existe-t-il vraiment (1791) ?

    Sur la piste du trésor de Louis XVI (1791)

    Les cloches de l’église de Saint-Antonin-Noble-Val (1792)

    Où est cachée la statue en or massif de l’abbaye de Saintes (1792) ?

    Le trésor de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon (1792)

    Les canons de bronze des Républicains (1793)

    Les innombrables trésors de la comtesse du Barry (1793)

    Les caches à trésors des îles Chausey (1794)

    La colossale fortune du marquis de Laborde (1794)

    Le magot de Boutillier de Saint-André (1794)

    Les trésors des émigrés débarqués à Quiberon (1795)

    Le coffret du Comte de Sombreuil (1795)

    L’étrange puits au trésor de l’île aux chênes (1795)

    Les bons au porteur du vendéen Stofflet (1796)

    Les 6 000 louis d’or de Charette (1796)

    Les caches de Beau-François, le chef des chauffeurs de la Beauce (1800)

    Des milliers de météorites enfouies dans le sol à L’Aigle (1803)

    Les roubles en or de la bataille d’Austerlitz (1805)

    Les documents compromettants de Joseph Fouché (1810)

    Les fabuleux trésors de la retraite de Russie (1812)

    Les rarissimes Aigles de l’armée impériale (1814)

    Les 40 000 pièces d’or de Joséphine de Beauharnais (1814)

    Les 11 malles pleines de bijoux de Jérôme Bonaparte (1814)

    Les 1 850 pièces d’or perdues par Napoléon dans un ravin des Alpes (1815)

    La caisse d’or de l’armée hollandaise à Waterloo (1815)

    Les diamants de Joachim Murat (1815)

    La mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821)

    Les trésors volés aux empereurs de Chine (1860)

    L’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886)

    À la recherche des trésors du Titanic (1912)

    Les bijoux volés par Landru, le séducteur de Gambais (1922)

    Les 6 caisses d’or de Rommel au large de la Corse (1943)

    La cargaison de métaux précieux du sous-marin japonais I-52 (1944)

    La Chambre d’Ambre est-elle dans l’épave du Wilhelm Gustloff (1945) ?

    Un milliard d’euros en diamants dans le sous-marin allemand U-1001 (1945)

    Les objets précieux volés par Petiot, le médecin psychopathe (1946)

    Les 25 pots manquants du trésor de Saint-Wandrille (1954)

    Sur la trace de la Chouette d’Or (1993)

     

    Quelques commentaires sur Amazon

    « Qu'importe que vous soyez un chasseur de trésor confirmé ou un Indiana Jones en devenir, le livre de Jacques Mandorla est avant tout un superbe livre d'Histoire... ou plutôt d'histoire(s). En se concentrant sur les fortunes égarées ou cachées à travers différentes époques (des Incas à Bonaparte, en passant par la Révolution), l'on apprend surtout à connaître les grands personnages de chaque période, et leurs parcours tout droit sortis d'un roman d'aventure ! On en ressort groggy de savoir sur des tas de domaines (l'Histoire, donc, mais aussi la numismatique, avec la description détaillée de différentes pièces de monnaies)... Un de mes coups de cœur ! » Noël Flantier

    « Ces 5 étoiles le valent bien. C'est un véritable trésor pour l'esprit ainsi que pour la culture. Je ne soupçonnais pas qu'il y ait autant de trésors "accessibles" de par le monde. J'ai voyagé dans ma tête en me cultivant de toutes ces belles et véritables aventures. En refermant la dernière page j'ai eu envie de prendre une boussole, une carte et de partir à la recherche d'un trésor. L'aventure c'est de chercher pas de trouver. Fantastique. Merci à l'auteur qui rallume la flamme de l'aventurier qui est en chacun de nous ». Rastignac

  • DÉCOUVEURS DE TRÉSORS

    Angleterre – Faux trésor : deux détectoristes piégés par la BBC ! par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Paul Adams et Andy Sampson, deux prospecteurs anglais habitant dans la région du Suffolk, présentent les 54 aurei qu'ils ont trouvés dans un champ, mais qui s'avèreront faux !

     

    Le 30 janvier 2018, Paul Adams (58 ans) et Andy Sampson (54 ans), deux prospecteurs anglais habitant dans la région du Suffolk (située dans l'Est de l'Angleterre), ont vécu la plus grande joie de leur vie... suivie, peu après, de leur plus grande déception !

    En effet, alors qu'ils détectent dans un champ, l'appareil de Paul émet un son bien net. Les deux Anglais mettent alors au jour 54 aurei d'une qualité « fleur de coin » et dont plusieurs sont à l'effigie de l'empereur Néron ! Ils estiment alors le montant de leur trouvaille à 250 000 livres, soit 280 000 euros environ ! Hélas, ils déchanteront vite quand ils se rendront le lendemain dans une boutique de numismatique dont le responsable leur apprend que toutes les monnaies sont fausses !

    L'explication sera connue peu après. La chaîne de télévision BBC avait tourné, quelques jours auparavant, un épisode de leur émission comique intitulée « Detectorists » et animée par deux comédiens jouant aux prospecteurs : Mackenzie Crook (dont le nom signifie « escroc » !) et Toby Jones. Pour cette émission, la BBC avait fait réaliser plusieurs centaines de copies d'aurei puis les avait disséminées dans ce champ... mais, à la fin du tournage de la séquence, toutes les monnaies n'avaient pas été ramassées par l'équipe de production !

    Les deux prospecteurs ont quand même pris cette aventure avec humour, affirmant en choeur : « Nous sommes officiellement les détectoristes les plus malchanceux du monde ! ». La valeur des 54 copies de monnaies romaines a été estimée à 270 livres, soit environ 300 euros !

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    Affiche publicitaire de la saison 2 de l'émission britannique « Detectorists » sur laquelle figurent les deux animateurs Mackenzie Crook et Toby Jones.

  • UN TRÉSOR TROUVÉ DANS UN PIANO !

    913 pièces d'or découvertes dans un piano ! par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Le trésor découvert dans un piano à Bishop's Caste (Angleterre) est composé de 633 souverains et 280 demi-souverains, avec des millésimes allant de 1847 à 1915.

    Le 7 novembre 2016, Martin Backhouse, un accordeur de piano professionnel âgé de 61 ans, est appelé en urgence par le directeur du collège de Bishop's Castle, un village de 1 600 habitants situé dans l'Ouest de l'Angleterre, à la frontière avec le Pays de Galles. Ce dernier lui demande de venir régler un piano, offert peu de temps auparavant par un couple d'habitants du village : Graham et Meg Hemmings.

    L'accordeur, dès son arrivée, constate en effet que le piano est totalement déréglé : les touches du clavier s'enfonçant mal, il décide de démonter celui-ci... et découvre alors à l'intérieur 7 paquets recouverts de tissu et une bourse en cuir ! Il pense que les paquets en tissu contiennent de la naphtaline anti-mites, mais comprend très vite son erreur quand il en ouvre un, avec son canif, et qu'apparaissent des pièces d'or !

    Interloqué, le directeur du collège prévient immédiatement John Ellery, le « coroner » (officier enquêteur) de la région. Celui-ci se précipite au collège et comptabilise 633 souverains et 280 demi-souverains, soit 913 pièces d'or au total ! Les monnaies portent des millésimes allant de 1847 à 1915 et sont à l'effigie de la reine Victoria et des rois Edouard VII et George V. Le coroner place alors le trésor sous scellés et commence son enquête afin d'essayer de savoir comment ce magot a bien pu arriver là. Il lui faudra une année pour résoudre l'énigme. Et encore, pas entièrement.

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    L'accordeur professionnel Martin Backhouse, surprenant inventeur de 913 monnaies en or, cachées dans un piano de 1906 !

    Sa première conclusion est claire : compte tenu de l'excellente qualité des monnaies, la trouvaille est assurée de bénéficier du statut de « Trésor », défini par le Treasure Act de 1996. Ensuite, le coroner est parvenu à déterminer que le piano, signé John Broadwood and Sons - London, a été fabriqué en 1906. Il a même réussi à estimer à quelle période le trésor a été caché dans le piano... grâce à un morceau d'emballage de céréales pour petit-déjeuner de la marque Shredded Wheat, découvert dans l'un des 7 paquets en tissu : cette marque n'ayant été commercialisée qu'entre 1926 et 1946, le trésor a donc été dissimulé, au plus tard, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    De plus, le coroner apprend que le couple Hemmings a acheté ce piano en 1983 dans une brocante, afin que leurs quatre enfants puissent apprendre à jouer de cet instrument. Quand ces derniers ont quitté la maison familiale, le couple a alors offert en 2016 le piano au collège de Bishop's Castle où les enfants avaient été scolarisés. Malheureusement pour les Hemmings, leur piano ayant été acquis bien après la dissimulation des monnaies, ils ne peuvent donc pas être considérés légalement comme les propriétaires du trésor. Afin de rechercher la personne qui y aurait caché ces pièces d'or, le coroner a fait diffuser dans les médias une annonce avec une photo du piano. Les réactions ont été immédiates : une quarantaine de personnes ont affirmé que l'instrument avait appartenu à leur famille avant 1946... mais aucune n'a pu fournir de preuves irréfutables.

    Enfin, un Comité d'experts du British Museum a ensuite estimé la valeur du trésor et a décidé de s'en porter acquéreur. On parle d'un montant de 400 000 livres sterling, soit 450 000 euros environ ! Cette somme sera donc partagée moitié-moitié entre l'accordeur Martin Backhouse, considéré comme l'inventeur (découvreur) du trésor et le collège de Bishop's Castle, actuel possesseur du piano. Les généreux donateurs, les Hemmings, ne toucheront malheureusement rien : pas de chance pour eux qui ont vécu 33 ans avec un magot dans leur piano ! On peut seulement souhaiter que le directeur du collège fera un geste sympathique en versant au couple Hemmings une partie des 200 000 livres sterling qui seront payées à son établissement par le British Museum.

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    SOMMAIRE DU NUMÉRO 142

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