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  • DÉTECTION PASSION N°145

    Détection Passion n°145 vient de sortir ! Abonnez-vous au tarif préférentiel

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    Le numéro 145 (Novembre-Décembre 2019) vient de paraître.

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    1 an, soit 6 numéros : 33 € au lieu de 39 € (soit 5,50 € le numéro au lieu de 6,50 €)

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    SOMMAIRE DÉTAILLÉ DU NUMÉRO 145

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    BULLETIN D'ABONNEMENT

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  • CHASSES AUX TRÉSORS-3

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (3ème partie)

    par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et dans la revue Détection Passion.

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, l'énigme de la mystérieuse carte de l’île des Cocos, intéressons-nous au trésor de l'abbé Saunière et à l'étrange texte figurant sur une pierre tombale de Rennes-le-Château (1886). L’enjeu est de taille : si ce texte énigmatique était déchiffré, cela pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    L’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886)    

    Rennes-le-Château, village situé à une trentaine de kilomètres au sud de Carcassonne (Aude), ne compte aujourd’hui qu’une centaine d’habitants, alors qu’au VIe siècle il fut l’une des deux importantes capitales des Wisigoths avec Tolède. Puis, le village tomba dans l’oubli jusqu’en 1886, lorsque l’abbé de la paroisse, un certain Bérenger Saunière, devient subitement très riche. Une rumeur se met alors à courir : il aurait découvert un fabuleux trésor !

    Cette affaire est celle qui a déchaîné le plus de passions, non seulement en France, mais aussi à l’étranger : en effet, des centaines de livres, ainsi que des milliers d’articles, lui ont été consacrés.

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    En 1886, Bérenger Saunière, l’abbé de Rennes-le-Château, aurait découvert un trésor considérable dans son église, ce qui lui permit de mener grand train jusqu’à sa mort en 1917 !

    À partir de cette date, et jusqu’à sa mort en 1917, l’abbé Saunière mène alors grand train : il fait exécuter d’importants travaux de restauration de l’église, part souvent en voyage, achète de vastes terrains sur lesquels il fait construire des édifices comme la tour Magdala, la villa Béthanie… On ignore toujours ce que l’abbé a réellement trouvé car il emporta, malheureusement, son secret dans la tombe.

    L’hypothèse la plus souvent avancée est que Saunière aurait découvert, au pied du maître-autel de l’église, une dalle appelée depuis « dalle des chevaliers », qui remonterait à l’époque carolingienne, donc au VIIIe siècle après Jésus-Christ. Sous cette dalle, il aurait alors trouvé, selon le témoignage d’un des enfants de chœur, « une marmite en grès, pleine d’objets brillants » ! Antoine Beaux, abbé de Campagne-sur-Aude, apostropha un jour Saunière en lui disant : « Mon cher, à vous voir mener si grand train, on croirait que vous avez trouvé un trésor ! ». Saunière lui rétorqua alors, de façon énigmatique : « Ils me l’ont donné, je l’ai pris et je le tiens bien ».

    Existence d'un second trésor ?

    En 1968 la piste d’un autre trésor, que l’abbé Saunière aurait trouvé, est relancée par la parution de l’ouvrage L'Or de Rennes signé Gérard de Sède, qui sera ensuite publié en livre de poche sous le titre Le trésor maudit de Rennes-le-Château. L’auteur révèle que l’abbé Saunière aurait trouvé deux parchemins dans un pilier creux de son église et en publie même les textes (voir plus loin dans cet article) !

    La presse française s’empare alors de l’affaire et publie des articles aux titres très accrocheurs, comme celui de La Dépêche du Midi : « La fabuleuse découverte du curé aux milliards » !

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    Certains chercheurs finissent par trouver, dans les archives, un fait étrange qui s’est déroulé une nuit du mois de septembre 1891, nuit au cours de laquelle Saunière est surpris en train de fouiller le cimetière du village avec l’aide de sa servante Marie Denarnaud. Tous deux s’affairent autour de la tombe de Marie de Nègre d’Ables, enterrée là en 1781. Elle a été l’épouse d’un des plus riches aristocrates de la région : François d’Hautpoul, marquis de Blanchefort. Le lendemain, la surprise se mue en stupeur lorsque des villageois aperçoivent l’abbé transporter, dans une brouette, la pierre tombale puis la déposer dans le jardin de sa propriété ! Les jours suivants, Saunière est alors aperçu en train de polir, pour les effacer, les textes gravés sur la pierre !

    C’en est trop : de nombreux habitants, excédés par ce comportement sacrilège, décident d’aller déposer plainte en Préfecture ! Par chance, les textes de la pierre tombale avaient été intégralement relevés, des années auparavant, par un certain Eugène Stublein. Ils ont ensuite été publiés quinze ans plus tard, en 1906, dans une revue à très petit tirage, intitulée Le Bulletin de la société des études scientifiques de l’Aude.

    Une rumeur persistante se met alors à parcourir Rennes-le-Château : Saunière serait persuadé que le texte de la pierre tombale cacherait un message secret qui, décrypté, permettrait de découvrir un fantastique trésor ! Autant dire que, depuis la révélation de cette information, de nombreux spécialistes en cryptographie ont passé de longues nuits blanches à essayer de déchiffrer le sens de ce texte. Sans succès jusqu'à aujourd'hui.

    Qu’aurait donc décrypté l’abbé ?

    Pour le savoir, étudions avec précision les inscriptions figurant sur chacune des deux pierres.

    Sur la stèle (c’est-à-dire sur la dalle verticale de la tombe), on lit : « CT GIT NOBLe MARIE DE NEGRe DARLES DAME DHAUPOUL De BLANCHEFORT AGEE DE SOIXANTE SET ANS DECEDEE LE XVII JANVIER MDCOLXXXI REQUIES CATIN PACE ».

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    A priori, rien d’étrange dans ce texte, si ce n’est d’anormales coupes dans certains mots : Marie, soixante, sept (écrit « set ») et « requies catin pace » (le terme « catin », prostituée, pouvant paraître absolument irrévérencieux) au lieu de « requiescat in pace » qui signifie « repose en paix ». Pour certains chercheurs, c’est dans ces « anomalies » que se cacherait un code secret.

    Sur la pierre tombale (c’est-à-dire sur la dalle horizontale) ne figurent que huit inscriptions. De nombreux spécialistes en cryptographie ont passé de longues nuits blanches dans le but d'essayer de décrypter le sens de ces écritures.

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    Concentrons-nous d’abord sur les six inscriptions écrites horizontalement : PS, REDIS, REGIS, CELLIS, ARCHIS, PRAE-CUM. Parmi les centaines d’interprétations qui ont été proposées, nous avons retenu les deux qui nous paraissent les moins fantaisistes.

    La première interprétation donne les clés de décryptage suivantes, en étudiant les mots dans l’ordre dans lequel ils ont été écrits : PS = Pecunia Sua = son argent (trésor), REDIS = à Rennes, REGIS = le roi, CELLIS = dans les caves, ARCHIS = citadelle, PRAE-CUM = ceux qui proclament. Ce message codé signifierait donc : « À Rennes, (un trésor) caché dans les caves de la citadelle du roi appartient à ceux qui proclament ». Reste à identifier qui se cache derrière l’expression « Ceux qui proclament ».

    La seconde interprétation propose de lire les six mots dans l’ordre suivant : REDIS, CELLIS, REGIS, PRAE-CUM, PS ARCHIS, avec REDIS = à Rennes, CELLIS = caché, REGIS = roi, PRAE-CUM = près de, PS = Pierre sacrée, ARCHIS = Arques. Le message global se traduirait alors par : « À Rennes, (trésor) du roi caché à côté de la pierre sacrée d’Arques ».

    Coïncidence étrange ou solution de l’énigme ? À une quinzaine de kilomètres de Rennes-le-Château, il existe un village appelé Arques, près duquel se dresse un menhir, au lieu-dit Peyrolles. Haute de 2,50 mètres, cette pierre est par ailleurs le siège d’un étrange phénomène : la terre sonne creux au pied du menhir, indiquant la présence d’une cavité, qui pourrait être une grotte naturelle ou bien une caverne creusée par la main de l'homme mais qui semble, jusqu’à présent, n’avoir jamais fait l’objet de fouilles.

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    À noter qu’en 2010 deux chercheurs, Jean-Marc Couchet et Ernest Valero, ont publié un livre intitulé L’énigme résolue : des bergers d’Arcadie au mystère de Rennes-le-Château (éditions Trajectoire), dans lequel ils déclaraient avoir localisé le trésor de l’abbé Saunière dans une grotte du mont Cardou. À ce jour, aucune annonce de la découverte du trésor n’a cependant été faite.

    Attention aux faux messages codés !

    Tous les cryptogrammes, hélas, ne conduisent pas à un trésor. Certains messages ont, en effet, été créés par des mystificateurs ! Revenons en 1968 quand Gérard de Sède révèle que l’abbé Saunière aurait trouvé deux parchemins dans un pilier creux de son église et en révèle même les textes !

    Le premier parchemin est assez court puisqu’il ne comporte que 14 lignes citant un extrait de l’évangile selon Saint Luc. Le second parchemin est un peu plus long (20 lignes) et est tiré de l’évangile selon Saint Jean.

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    Les textes des deux parchemins sont alors étudiés dans le détail par de nombreux passionnés du mystère de Rennes-le-Château. La plupart, persuadés que ces messages sont trop simplistes et ont donc été codés, cherchent par tous les moyens à trouver la clé de décryptage qui pourrait donner - enfin ! - la solution de l’énigme du second trésor de l’abbé Saunière. On ne compte plus les spécialistes en cryptographie ayant passé des nuits blanches à essayer de découvrir le message caché dans ces textes.

    Hélas, tous les espoirs des passionnés du mystère de Rennes-le-Château s’écroulent en 1979 quand le journaliste Jean-Luc Chaumeil révèle, dans son livre Le trésor du triangle d’or, que ces textes sont en réalité des faux ! Il va même plus loin en n’hésitant pas à désigner les coupables : Philippe de Cherisey, authentique aristocrate possédant le titre de marquis et Pierre Plantard, roturier en mal de particule qui se fait appeler Pierre Plantard de Saint-Clair.

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    Les deux mystificateurs, Pierre Plantard (à gauche) et Philippe de Cherisey, créateurs des faux parchemins de l’abbé Saunière et de l’affaire du Prieuré de Sion, ont été démasqués par le journaliste Jean-Luc Chaumeil.

    Philippe de Cherisey finit par avouer sa supercherie au journaliste : « Ces parchemins des évangiles ont été fabriqués par moi : j’ai recopié le texte antique des ces évangiles écrit en onciale (lettres romaines majuscules) à la Bibliothèque Nationale dans l’ouvrage de Dom Cabrol intitulé « L’archéologie chrétienne ». Puis, pour parvenir à mon codage, j’ai utilisé le texte de la pierre tombale de Marie d’Hautpoul et le saut du cavalier du jeu d’échecs (deux cases en avant, puis une case sur le côté) ».

    Parallèlement, son complice Pierre Plantard essaye d’échafauder un scénario historique improbable : il déclare, à qui veut l’entendre, être le descendant des rois mérovingiens et appartenir à une mystérieuse organisation, le Prieuré de Sion, censée avoir été créée en 1150 ! Elle serait gardienne du secret du mariage de Jésus-Christ avec Marie-Madeleine, de la naissance de leur enfant et de la descendance de ce dernier, qui se serait prolongée jusqu’au roi mérovingien Dagobert II. En réalité, Pierre Plantard a inventé toute cette histoire : on finit par retrouver les statuts de l’association du Prieuré de Sion, dont il est le trésorier et qu’il a déposés le 7 mai 1956, à la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois, en Haute-Savoie.

    Ces mystifications ont inspiré deux best-sellers !

    Malgré l’aveu des deux mystificateurs, leurs mensonges sont repris par plusieurs écrivains anglo-saxons dont les livres se sont vendus à des millions d’exemplaires ! C’est le cas du trio anglais Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln, auteurs en 1982 de l’ouvrage The Holy Blood and the Holy Grail, paru en France en 1983 sous le titre L'Énigme Sacrée.

    Vingt ans plus tard, ce sera au tour de l’Américain Dan Brown de reprendre l’idée, de façon plus romancée, pour son best-seller mondial Da Vinci Code. Signalons que les trois auteurs de L'Énigme Sacrée, indignés par la sortie de ce livre qu’ils estiment n’être qu’un vulgaire plagiat du leur, n’hésitent pas à attaquer Dan Brown en justice en mars 2006. Ils sont déboutés.

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    Après avoir étudié, dans cet article, l'énigme du trésor de Rennes-le-Château, nous nous intéresserons dans le prochain article à une autre énigme cryptographique : celle des étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (Seine-Maritime), ayant conduit à la découverte d'un fabuleux trésor en 1954.

    À SUIVRE

  • DÉTECTION PASSION N°144

    Abonnez-vous à la revue Détection Passion au tarif préférentiel !

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    Le numéro 144 (Septembre-Octobre 2019) vient de paraître.

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    1 an, soit 6 numéros (du n°144 au n°149) : 33 € au lieu de 39 € (soit 5,50 € le numéro au lieu de 6,50 €)

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    SOMMAIRE DÉTAILLÉ DU NUMÉRO 144

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  • DÉTECTION PASSION N°144

    Dans Détection Passion, partez à la découverte de fabuleux trésors à rechercher en France !

    J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie du dernier numéro de la revue DÉTECTION PASSION n°144, daté de Septembre-Octobre 2019 (www.detectionpassion.fr).

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    Dans ce numéro paraît le 4e article de ma série, intitulée "Partez à la découverte de fabuleux trésors cachés en France".

    Après avoir étudié, dans le numéro 143, les différentes pistes de trésors des Templiers (celui de l’Ordre du Temple et les nombreux petits trésors cachés dans les commanderies entre 1307 et 1314), je vous emmène à la découverte de 7 intéressants trésors historiques de la seconde partie de ce XIVe siècle et qui n’ont, à ce jour, toujours pas été trouvés :  batailles de Crécy (1346) et de Poitiers (1356), Grande Jacquerie (1358), Charles le Mauvais (1378), Du Guesclin (1380), Geoffroy-Tête Noire (1388) et Gaston III dit « Fébus » (1391).

    Extrait de l'article

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    Sommaire du n°144 de Détection Passion

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  • CHASSES AUX TRÉSORS-2

    Mystérieux codes secrets

    et caches à trésors (2ème partie)

    par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et dans la revue Détection Passion.

    Après avoir étudié, dans l'article précédent, 3 énigmes historiques fondées sur des messages codés (le carré magique SATOR, le plan du trésor templier de Rians et le cryptogramme du pirate La Buse), intéressons-nous à celle concernant une mystérieuse carte de l’île des Cocos. L’enjeu est de taille : si cette énigme était résolue, elle pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

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    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    La mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821)

    Petite île de 4 km de large sur 7 de long, l’île des Cocos se trouve en plein Océan Pacifique à 500 kilomètres du Costa Rica auquel elle appartient. Elle est difficile d'accès, cernée par des courants très violents et presque toujours cachée par des nuages.

    Malgré des sommets culminant à 700 mètres, le navigateur non équipé d’un G.P.S. ou d’un radar peut tourner en bateau autour, sans jamais la voir, tant la brume est épaisse ! Située en dehors des voies usuelles de navigation, elle fut considérée par la plupart des pirates comme le havre idéal pour radouber (faire des réparations), trouver de l'eau et s’alimenter, grâce aux cocotiers qui y poussent et auxquels l'île doit son nom.

    L'île des Cocos appartient à la République du Costa Rica : elle se situe en plein océan Pacifique à environ 600 kilomètres au large de ce pays, à 5° 32' de latitude nord et 87° 3' de longitude ouest.

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    Trois importants trésors, dont celui de Lima, à rechercher

    On possède beaucoup d’informations sur l’enfouissement d’au moins trois énormes dépôts trésoraires dans l’île : le premier caché par Edward Davis en 1702 dans la baie de l’Espérance, le deuxième par Bennett Graham en 1818 dans la baie de Wafer et le dernier par le capitaine William Thompson en 1821 dans la baie de Chatham.

    Rien d’étonnant à ce que les trois uniques baies existant sur l’île aient été choisies pour y cacher des trésors : ce sont des repaires abrités des vents où les bateaux peuvent relâcher, permettant à l’équipage de se reposer et de débarquer sur la berge sans trop de difficultés.

    Intéressons-nous au trésor enfoui par un capitaine écossais, du nom de William Thompson, car c’est le plus riche des trois et il peut être retrouvé si l’on parvient à déchiffrer un message codé. Surnommé « le trésor de Lima », il est évalué à plus d'un milliard d’euros !

    Nous sommes en 1821 : la plupart des États d’Amérique du Sud se soulèvent et veulent obtenir leur indépendance. À Lima, capitale du Pérou, pays tenu par les Espagnols du vice-roi Pezuela, c’est la panique : l'Église catholique décide d’affréter un bateau, la Mary Dear, pour rapatrier en Espagne les principales richesses abritées dans la cathédrale de Lima, mais aussi dans la soixantaine d’églises de la ville.

    À ces trésors religieux, il faut ajouter les magots des plus riches conquistadors espagnols vivant au Pérou, qui veulent eux aussi mettre leur fortune à l'abri et rentrer au pays.

    Les biens à emporter sont si nombreux qu’il faudra deux jours entiers pour charger, à bord de la Mary Dear, pièces d’or, bijoux, ciboires, vaisselles d'or et d'argent, pierres précieuses, livres, archives, tableaux,... mais surtout l’objet le plus remarquable de cette cargaison : une statue en or massif de deux mètres de haut représentant la Vierge Marie portant Jésus !

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    Il a fallu deux jours entiers pour charger tous les trésors à bord de la « Mary Dear » (illustration de Barrie Linklater).

    Le fabuleux chargement installé à bord, le capitaine Thompson donne l'ordre d'appareiller de toute urgence. Dès que la Mary Dear a quitté le port de Lima, ses matelots réussissent à convaincre Thomson de s’emparer des richesses embarquées et d’éliminer tous les passagers. Ceux-ci sont alors égorgés et jetés par-dessus bord !

    Thomson fait ensuite mettre le cap sur l’île des Cocos et enter­rer le trésor dans la baie de Chatham, située au nord-est de l’île. Puis il élabore un scénario étonnant : comme il sait que les accords internationaux punissent de mort tout crime de piraterie, il a l’idée de mettre le feu à son navire et de regagner la côte en canot de sauvetage avec son équipage. L’objectif est de faire croire qu’ils sont les derniers survivants d’un naufrage, au cours duquel les passagers, n’ayant pas le pied marin, se sont tous noyés !

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    Le capitaine Thomson, après avoir mis le cap sur l’île des Cocos, a fait cacher le trésor de la « Mary Dear » dans la baie de Chatham, située au nord-est de l’île.

    Malheureusement pour Thomson et ses matelots, des cadavres de passagers sont repêchés peu après sur les côtes péruviennes : les Espa­gnols arrêtent tous les pirates et les pendent haut et court. Ils épargnent cependant Thompson, auquel ils promettent la vie sauve s'il indique l'em­placement du trésor. Thompson parvient à s'échapper avant d’avoir parlé, probablement en achetant la complicité d’un de ses gardiens et s’enfuit au Canada : il ne reviendra jamais plus sur l’île.

    Quatorze ans plus tard, en 1835, l’affaire rebondit. Un historien découvre, par hasard, l’inventaire détaillé du trésor dans un document original des archives du musée de Caracas (Venezuela) : « Nous avons mis par quatre pieds (1,2 mètre) dans la terre rouge, une caisse avec ciboires, ostensoirs, calices, comprenant 1 244 pierres. Une caisse avec 2 reliquaires en or pesant 120 livres, avec 654 topazes, cornalines et émeraudes, 12 diamants. Une caisse avec 3 reliquaires pesant 160 livres, avec 860 rubis et diverses pierres, 19 diamants. Une caisse avec 4 000 doublons d'Espagne, 5 000 crowns du Mexique. 124 épées, 64 dagues, 120 baudriers, 28 rondaches (boucliers). Une caisse avec 8 coffrets cèdre et argent, avec 3 840 pierres taillées, anneaux et 4 265 pierres brutes. À 28 pieds (9 mètres) nord·ouest, à 8 pieds (2,8 mètres) dans le sable jaune : 7 caisses avec 22 candélabres or et argent, pesant 250 livres, avec 164 rubis par pied. À 12 brasses (22 mètres) par ouest, à 10 pieds (3,3 m) dans la terre rouge : la Vierge de deux mètres en or, avec l'Enfant Jésus, avec sa couronne et son pectoral de 780 livres, enroulée dans sa chasuble d'or, avec dessus 1 684 pierres dont 3 émeraudes de 4 pouces (10 cm) au pectoral et 6 topazes de 6 pouces (15 cm) à la couronne. Les 7 croix en diamants ».

    Si cette description est particulièrement précise et confirme le contenu exceptionnel du trésor, aucune indication du lieu d’enfouissement ne se trouve, hélas, sur ce document. Il est intéressant de noter, dans le trésor, la présence d’une caisse contenant 4 000 doublons d’or, appelés aussi « doubles escudos ». Le doublon en circulation à l’époque est une monnaie faisant 22 mm de diamètre, pesant 7 g, à l’effigie du roi Charles III d’Espagne et frappée l’année de sa mort en 1788. Cote : 700 euros en qualité TTB. La valeur du contenu de la caisse se monte donc à 2,8 millions d’euros !

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    Le trésor de Thomson contient, entre autres, une caisse de 4 000 doublons de 2 escudos, à l’effigie du roi Charles III d’Espagne, frappés l’année de sa mort en 1788. Une monnaie de cette année-là cote 700 euros en qualité TTB.

    Sept ans plus tard en 1842 et juste avant de mourir, Thomson révèle le lieu exact de la cachette à l’un de ses amis, un certain John Keating : « Débarquer baie de Chatham entre deux îlots, par fond de dix yards. Marcher le long du ruisseau, 350 pas puis obliquer nord-nord-est 850 yards. Pic, le soleil couchant dessine l’ombre d'un aigle, ailes déployées. À la limite de l’ombre et du soleil : une grotte marquée d'une croix. Là est le trésor ».

    Muni de ces précisions, Keating se précipite sur l'île des Cocos. Il aurait, semble-t-il, trouvé le magot caché dans la grotte par le capitaine Thomson, grâce aux indications de ce dernier. Il n’en aurait emporté qu’une partie seulement, laissant les objets les plus volumineux en place, bien décidé à revenir les chercher lors d’une prochaine expédition… qu’il ne fera jamais.

    L’affaire en est là aujourd’hui, mais elle pourrait rebondir un jour : mon vieil ami (qui nous a quittés en septembre 2016) le chercheur de trésors français Michel Bagnaud avait effectué plusieurs expéditions sur l’île, dont l'une en compagnie du grand spécialiste du trésor des Cocos, Robert Vergnes, disparu en 2004 et auteur du livre "La dernière île au trésor" paru chez Balland en 1978.

    Michel Bagnaud était, en effet, en possession d’un plan original que lui a donné, avant sa mort en 1978, Robert Charroux le fondateur du Club international des chercheurs de trésors.

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    Lors de ses expéditions, Michel Bagnaud utilise différents types de détecteurs électroniques, dont un dit « à grande profondeur », sur l’une des plages de l’île des Cocos.

    Il existe cependant une difficulté de taille : il faut déchiffrer le texte énigmatique qu’il contient. Hélas, à ce jour, personne n’a pu « craquer » ce code. Celui qui parviendra à interpréter ce message secret localisera alors, peut-être, ce qu’il reste encore du fabuleux trésor du capitaine Thomson !

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    APPEL AUX INTERNAUTES : si vous parveniez à déchiffrer cet énigmatique message inscrit sur ce plan, vous pourriez alors identifier l'emplacement exact du trésor de Lima, enfoui dans l’île des Cocos !

    Vos suggestions sont les bienvenues par email sur : mandorla@club-internet.fr

    Aps avoir étudié, dans cet article, l'énigme du trésor des Cocos, nous nous intéresserons dans le prochain article à celle du trésor de l'abbé Saunière et de l'étrange texte figurant sur une pierre tombale de Rennes-le-Château. L’enjeu est de taille : si ce texte énigmatique était déchiffré, cela pourrait aboutir à la découverte d’un des plus fabuleux trésors de la planète !

    À SUIVRE

     

  • CHASSES AUX TRÉSORS-1

    Mystérieux codes secrets et caches à trésors (1ère partie) par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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    Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Livre disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.fr et dans la revue Détection Passion.

    Ceux qui enfouissent des trésors rédigent parfois des messages secrets, appelés cryptogrammes, qui leur permettront de retrouver, plus tard, l’emplacement de leur magot. Mais, fait très intéressant, certains d’entre eux ne sont jamais revenus les récupérer. Voici des énigmes qui, si elles sont résolues, pourraient aboutir à la découverte de fabuleux trésors !

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    Créer un code pour dissimuler une information ou pour révéler la cache d’un trésor est une technique appelée « stéganographie » (du grec steganós, étanche et graphế, écriture), mot inventé par Alphonse Bertillon (1853-1914), le père de l’anthropométrie, célèbre méthode d’identification des criminels au moyen de leurs empreintes digitales. Aujourd’hui, le terme de « stéganographie » tend à être remplacé par celui de « cryptographie » (du grec kruptos, caché) jugé plus moderne.

    On pourrait croire que cet art fort ancien est tombé, de nos jours, en désuétude : il n’en est rien. Mieux, il suit l’évolution technologique : la vidéo (grâce aux images subliminales, invisibles à l’oeil nu mais perçues par le cerveau, obtenues en rajoutant une 25e image aux 24 habituelles par seconde) et aussi l’audio (grâce à la diffusion, dans des musiques, de messages codés, parfois à vocation satanique) ont remis la cryptographie au goût du jour. Et, sur le Web, les « hackers », ces pirates géniaux mais sans scrupule parviennent à casser les codes les plus sophistiqués, afin de s'infiltrer dans les ordinateurs les mieux protégés, pour y semer la panique, implanter quelques virus dévastateurs ou piller des informations.

    Le cryptage : un art très ancien

    L’invention du codage remonte au Ve siècle avant Jésus-Christ. On la doit à un certain Histiée, gouverneur de la ville grecque de Milet (située sur la côte sud-ouest de l’actuelle Turquie), qui a organisé la lutte contre les Perses. Pour donner à son adjoint Aristagoras l’ordre de déclencher la bataille, Histiée a utilisé la stéganographie : il a pris son plus fidèle esclave, lui a fait raser la tête puis tatouer un message sur le crâne. Dès que ses cheveux ont repoussé, l’esclave a été envoyé à Aristagoras qui n’avait plus qu’à lui raser, à nouveau, le crâne pour lire le message lui intimant l’ordre d’attaquer !

    En Égypte, à la cour de Pharaon, le grand prêtre marquait les enfants royaux d'un signe distinctif et indélébile derrière l'oreille, connu de lui seul : cette sorte de « matricule », comportant le nom et la date de naissance des princes et princesses, permettait de repérer une éventuelle substitution d’un des héritiers ! Il s'agissait, en somme, d'un système de tatouage semblable à celui qu’on utilise aujourd'hui pour les animaux ou pour les voitures !

    En Grèce, dans la ville de Sparte, les « éphores » (les cinq plus grands magistrats de la cité) communiquaient entre eux grâce à un système cryptographique consistant à enrouler sur un cylindre de bambou, appelé « scytale » (ou « bâton de Plutarque »), un ruban de cuir dont les bords devaient parfaitement coïncider. Le message à transmettre s'inscrivait en lignes successives, parallèles à l'axe du support. Une fois le texte écrit, on déroulait le ruban qui présentait alors une suite de lettres incompréhensibles et on le confiait au messager qui le passait à sa taille, en guise de ceinture. Le destinataire n'avait ensuite aucune peine à lire le message, à condition de posséder un cylindre de bambou ayant exactement le même diamètre. Ainsi, un message incompréhensible comme « EPH, NNON, EMES, ORES, SDES, SAGES, DESP, UIVR, INON, ARTE, ELE, CESE, NOU, PORT, RALA, STO, EUR, GUER, RDO, DEC, RE » révélait tout son sens caché, après avoir été enroulé autour du scytale : « EPHORES DE SPARTE, NOUS T'ORDONNONS DE SUIVRE LE PORTEUR DE CE MESSAGE SINON CE SERA LA GUERRE ».

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    Le scytale (invention des responsables de la ville de Sparte dans la Grèce antique) était un cylindre de bambou permettant de déchiffrer un message secret inscrit sur un ruban de cuir.

    Chez les Romains, Jules César fut aussi un fervent adepte de la cryptographie. Dans son célèbre ouvrage Commentaires sur la Guerre des Gaules, il révèle comment il a codé un message pour Cicéron, assiégé dans son camp sur la Sambre (un affluent de la Meuse), dans lequel il lui annonce l’envoi de troupes en renfort. Son code (nommé depuis « chiffre de César ») repose sur la technique dite de substitution, qui consiste à remplacer une lettre par une autre lettre, située plusieurs places après elle dans l’alphabet. César avait choisi une substitution de facteur 3 : A devenait D, B devenait E et ainsi de suite. Avec ce code, le message « ENVOI DE RENFORTS EN GAULE » s’écrivait donc « HQYRL GH UHQIRUWV HQ JDXOH ».

    trésor,livre,mandorla,détection,chasse,découverte,épave,or,météotite,inventeurPour fuir les persécutions, les premiers Chrétiens se servirent de la cryptographie pour communiquer entre eux ou pour parapher des documents. Leur signe principal de reconnaissance, en dehors de celui de la croix, était le poisson. Explication : l’acrostiche (premières lettres de chaque mot) de « Iesus KHristos THeou Uios Soter » (Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur) donne ikhthus, ce qui signifie « poisson » en grec ancien. Le dessin de poisson est ainsi devenu le symbole des Chrétiens entre le Ier et le IVe siècles et il était dissimulé, à l’époque, dans des oeuvres d’art, des fresques, des mosaïques, des monuments ou des graffiti.

    Les cryptogrammes de Léonard de Vinci

    Le fameux génie de la Renaissance avait pris, très jeune, l'habitude d'écrire de la main gauche et à l’envers, afin de dissimuler ses notes à la curiosité de son entourage. Seuls ses illustres correspondants et ses intimes connaissaient cette façon de crypter ses messages et parvenaient à les déchiffrer, en les lisant dans un miroir.

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    Mais pour certains documents destinés à rester parfaitement secrets, comme ses inventions (hélicoptère, parachute,…), Léonard de Vinci n’hésitait pas à procéder à un double cryptage, intercalant volontairement des leurres (lettres ou mots parasites) dans ses textes, ce qui les rendait alors quasiment incompréhensibles à toute autre personne ! Se sachant beaucoup imité, il allait parfois jusqu’à dissimuler dans ses œuvres sa signature Leonardus Vinci Academia, qu’il calligraphiait selon le même procédé. Dans les années 1990, c'est en repérant cette signature secrète qu'un célèbre expert de Florence reconnut, avec certitude, l'authenticité jusqu’alors controversée d'une œuvre du maître italien.

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    Les principaux signes secrets indiquant la présence de trésors 

    Si la cryptographie est utilisée depuis des millénaires à des fins politiques, militaires ou artistiques, elle sert aussi à indiquer l’endroit d’enfouissement de trésors. Ainsi, leur présence est souvent signalée par un cercle, seul ou avec des variantes, comme ci-après.

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    D’autres signes peuvent être identifiés sur des murs ou sur des rochers, localisant des caches proches ou des directions à suivre. En voici quelques-uns, relatifs aux pirates et aux Templiers, que vous pourriez avoir la chance de rencontrer un jour. Dans ce cas, poussez plus loin votre curiosité : un trésor est peut-être à portée de main !

    Dans cet article et dans le suivant, nous allons étudier, classés par ordre chronologique, six énigmes historiques fondées sur des messages codés qui pourraient peut-être permettre, à ceux qui parviendraient à les déchiffrer, de découvrir l’un des plus fabuleux trésors de la planète : le carré magique SATOR (1307), le plan du trésor templier de Rians (1313), le cryptogramme du pirate La Buse dans l’océan Indien (1730), la mystérieuse carte de l’île des Cocos (1821), l’étrange pierre tombale de Rennes-le-Château (1886) et les pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille (1954).

    Rappelons qu’aucune recherche trésoraire, avec ou sans détecteur de métaux, ne peut être effectuée sur l’ensemble des sites évoqués dans cet article, sans l’autorisation préalable des propriétaires des lieux.

    Le carré magique SATOR des Templiers (1307)

    Sur les murs des commanderies, on peut parfois trouver cinq mots écrits en latin, disposés sur cinq lignes en carré (appelé « carré magique ») et pouvant se lire de gauche à droite ou de droite à gauche (les spécialistes nomment cela un palindrome) ainsi que verticalement ou horizontalement : SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS.

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    Ce cryptogramme a donné lieu à plusieurs transcriptions, toutes énigmatiques : « Le laboureur dirige les travaux à sa charrue », ou bien « Le semeur fait tourner la roue au travail » ou encore « Dieu dirige le travail de l'homme et le produit de la terre ». Le carré SATOR est cependant bien antérieur aux Templiers : il remonte à 2 000 ans au moins. En effet, l’archéologue italien Matteo della Corte (1875-1962) en a découvert deux dans une église en ruines de Pompéi, cité détruite par l’éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.

    Ce code secret ancien a été réutilisé, bien plus tard, par les Templiers afin d’indiquer l’emplacement des trésors qu’ils ont cachés à partir du 13 octobre 1307, date à laquelle le roi de France Philippe IV le Bel a donné l’ordre d’arrêter tous les membres de l’Ordre. On s’est souvent demandé pourquoi le roi s’est acharné contre les Templiers. Il avait quatre excellentes raison de le faire. D’abord, il lui fallait rembourser la somme de 500 000 livres qu’il leur avait empruntée pour doter sa fille. Ensuite, il avait souhaité être admis dans l’Ordre afin de pouvoir en devenir le Grand Maître : or, son admission lui fut refusée, ce qu’il perçut comme un affront irréparable ! Puis, il lui fallait renflouer les caisses de la royauté qui étaient dramatiquement vides : il a donc lorgné sur les commanderies de l’Ordre du Temple car elles assumaient la fonction d’agence bancaire aussi bien pour les pèlerins que pour les puissants. Enfin, il rêvait de récupérer le trésor que les Templiers auraient, dit-on, rapporté de Jérusalem en 1291, lorsque les Musulmans chassèrent les Chrétiens de Palestine. Les chroniques de l’époque affirmaient, en effet, que les Templiers auraient réalisé des fouilles dans les écuries de l’ancien temple du roi Salomon et auraient ainsi fait deux inestimables découvertes : l’Arche d’Alliance et les Tables de la Loi !

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    Jacques de Molay, vêtu du manteau à la croix pattée rouge, fut le dernier Grand Maître de l’Ordre des Templiers : il fut exécuté en 1314 sur ordre du roi Philippe IV le Bel.

    La corrélation entre carré SATOR et trésor n’est pas un mythe. Ainsi, dans les années 1960, une découverte trésoraire a été effectuée dans une ancienne commanderie templière du village d’Ambourville, en Seine-Maritime. Le propriétaire avait décidé de faire installer une chaudière dans sa cave, juste au pied d’un carré SATOR gravé sur l’un des murs. En creusant dans le sol, les ouvriers mirent au jour une dalle de pierre, sous laquelle était enterré un pot contenant plusieurs centaines de pièces d’or datant du roi Philippe IV le Bel… le responsable de l’extermination des Templiers !

    Ces derniers avaient aussi élaboré un alphabet secret, créé à partir de leur emblème : la croix pattée à huit pointes. Voici la grille qui permet de déchiffrer des inscriptions templières dont certaines peuvent indiquer la présence d’un trésor (il faut noter que les lettres J, K et Y n’existent pas dans l’alphabet templier).

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    Signalons aussi l’existence d’une pratique étonnante et peu connue, mise au point par les Templiers : dans certaines commanderies, la septième marche de l’escalier principal était creuse puis rebouchée, servant alors de cache pour y dissimuler un trésor !

    Un plan secret des Templiers à déchiffrer (1313)

    Nous disposons, dans nos archives, d’un plan relatif à un trésor templier caché près du bourg de Rians (Var), situé sur la départementale 3, entre Saint-Maximin et Manosque.

    Sur le terrain, la présence des Templiers n’est plus visible aujourd’hui que par l’existence des ruines de la chapelle Saint-Pierre, construite au sommet de la colline dominant Rians.

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    Lors de la persécution des Chevaliers du Temple, lancée en 1307 et poursuivie jusqu’en 1314, les derniers membres de l’Ordre vivant à Rians se seraient réfugiés dans cette chapelle où ils auraient été exécutés. Auparavant, ils ont cependant eu le temps de dresser le plan d’une cache trésoraire… qu’on recherche encore de nos jours.

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    Si l’on observe attentivement ce plan, on remarque, en bas à droite, une date écrite en chiffres romains qui semble être MCCCXIII (1313), c’est-à-dire l’année précédant l’exécution des derniers Templiers dont leur Grand Maître Jacques de Molay. La phrase en latin, en haut du plan, « Non nobis Domine, non nobis, sed Nomini Tuo da Gloriam » provient du Psaume 115 de la Bible et signifie « Non pas à nous Seigneur, non pas à nous, Mais à Ton Nom, donne la gloire ». Enfin, le grand dessin visible dans le bas semble représenter un souterrain-refuge composé de plusieurs salles : le trésor serait-il caché dans l’une d’entre elles ? Pour le savoir, il faudrait préalablement déchiffrer l’intégralité des éléments codés figurant sur ce plan !

    Ce trésor doit probablement contenir des monnaies datant du règne du roi Philippe IV le Bel. Ce dernier a, en effet, fait frapper de nombreuses monnaies dont l’une des plus recherchées est le « denier d’or à la masse », pesant 7 grammes et mis en circulation à partir du 10 janvier 1296. Une pièce de ce type a été vendue aux enchères par la société Hess-Divo, le 7 mai 2003, au prix de 13 500 francs suisses, soit 9 000 euros environ ! À l’avers, on voit le roi assis de face couronné, vêtu d’un manteau, tenant dans sa main gauche une fleur de lis et dans sa main droite un sceptre, terminé par une fleur de lis florencée, le tout dans un polylobe tréflé cantonné d’annelets. Au revers est visible une croix feuillue et fleuronnée avec quadrilobe en coeur, cantonnée de quatre lis, dans un quadrilobe aux quatre angles extérieurs tréflés.

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    L’énigmatique cryptogramme du pirate La Buse (1730)          

    L'un des trésors de pirates les plus recherchés au monde est celui d'Olivier Levasseur, surnommé « La Buse » en raison de la rapidité avec laquelle il attaquait les bateaux. Au mois d'avril 1721, il réussit le plus bel exploit de sa carrière en s'emparant d’un riche vaisseau portugais, armé de 72 canons, nommé Vierge du Cap qui assure la liaison entre Goa (comptoir portugais en Inde) et Lisbonne. Le bateau, cherchant refuge contre la tempête qui sévit dans cette partie de l’océan Indien, se réfugie dans le port de Saint-Denis, capitale de l'île Bourbon (aujourd'hui La Réunion). L’abordage n’est qu’une simple formalité car les 500 marins et passagers sont tous à terre, seuls quelques hommes d’équipage étant restés à bord ! En très peu de temps, La Buse fait alors main basse sur une véritable fortune : diamants, émeraudes, saphirs, rubis, perles, lingots d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés… et surtout la très lourde (100 kg) et très précieuse crosse en or, sertie de diamants, de rubis et d’opales, appartenant à l’archevêque de Goa, don Sebastian de Andrado, qui voyage à bord !

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    Capturé et emprisonné neuf ans plus tard à Saint-Denis de la Réunion, Olivier Levasseur profite de sa captivité pour rédiger un message codé. Quand il monte sur le gibet pour y être pendu, il lance dans la foule un parchemin en guise de testament, tout en s’écriant : « Mon trésor à qui saura comprendre ! ».

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    Ce cryptogramme a ensuite mystérieusement disparu… pour réapparaître près de deux siècles plus tard, en 1923, chez un notaire de l’île de Mahé, la plus grande île des Seychelles. Puis l’affaire rebondit en 1934 quand l’écrivain et historien de la marine Charles Bourel de la Roncière (1870-1941) publie, dans son livre Le Flibustier mystérieux, histoire d'un trésor caché, ce qu’il estime être le décryptage du message, après avoir utilisé à la fois l’alphabet maçonnique et les Clavicules de Salomon (figurant dans les grimoires de haute magie du Moyen Âge, ces clavicules ou « petites clés » permettent d’interpréter les nombres et de réaliser des talismans). Malheureusement, la transcription de l’écrivain n’est pas convaincante : on y trouve, en effet, des mots clairement compréhensibles en français et d’autres qui ne sont qu’un abscons charabia. Si le cryptogramme de La Buse est authentique, il faut certainement trouver une seconde clé pour résoudre l’énigme.

    Certains individus, plus charognards que chercheurs, sont même allés jusqu’à vandaliser la tombe du pirate sur l’île de la Réunion, mais ces exactions n’ont fourni aucune information relative au trésor.

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    À l’heure actuelle, faute d’avoir déchiffré le parchemin, on en est réduit à émettre des hypothèses sur le lieu d’enfouissement du trésor. Selon les sources, il se situerait sur l’une des principales îles de l’océan Indien : Maurice (l’ancienne île de France), La Réunion, Mahé (où est aussi recherché le trésor d’un autre pirate célèbre : Bernardin Nagéon de l’Estang) et enfin Sainte-Marie, située au nord-est de Madagascar et surnommée « L'île aux Forbans » où La Buse a d’ailleurs longtemps séjourné et où serait caché, selon le chercheur de trésors français Erick Surcouf, le magot de l’un des plus grands pirates du XVIIe siècle, l’Anglais John Avery !

    Après avoir étudié, dans cet article, trois énigmes historiques fondées sur des messages codés (le carré magique SATOR, le plan du trésor templier de Rians et le cryptogramme du pirate La Buse), nous passerons en revue, dans le prochain article, trois autres énigmes : celles liées à une mystérieuse carte de l’île des Cocos, à une étrange pierre tombale de Rennes-le-Château et aux étonnantes pierres gravées de l’abbaye de Saint-Wandrille.

    À SUIVRE

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    L’invraisemblable histoire du trésor corse de Lava

    par Jacques Mandorla, auteur du livre "60 trésors fabuleux à découvrir - Leur histoire détaillée - Leur composition précise - Leur localisation supposée" 

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     Éditions Trajectoire - 272 pages - 356 illustrations en couleurs - 25 €

    Disponible sur www.amazon.fr, www.fnac.com et dans la revue "Détection Passion"

    Un exceptionnel ensemble de monnaies romaines et d’objets en or du IIIe siècle après J.-C. a été découvert par trois pêcheurs d’oursins en 1985, dans le golfe de Lava près d'Ajaccio (Corse). Ce site fournissant des pièces d’or depuis longtemps, il est probable qu’elles proviennent toutes d’un même trésor.

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    C’est en septembre 1985, dans la crique de Capo di Feno dans la partie sud du golfe de Lava en Corse, que trois pêcheurs d’oursins affirment avoir découvert un fabuleux trésor de pièces d’or romaines (l’endroit présumé de la trouvaille est indiqué par la flèche).

    Félix Biancamaria, son frère Ange et leur ami Marc Cotoni sont des passionnés de la pêche aux oursins. Ils plongent régulièrement dans le golfe de Lava, au nord d'Ajaccio.

    Les journées se ressemblent toutes, jusqu’à ce matin du 6 septembre 1985 où tout bascule. Ils choisissent d’aller au sud du golfe, dans la crique de Capo di Feno, entre le rocher de Pietra Piumbata et la côte : « On cherchait des oursins mais, ce jour-là, les fonds marins nous ont offert un plus grand trésor. Nous sommes tombés par hasard, à deux mètres de profondeur, sur trois pièces d'or, datant du IIIe siècle après Jésus-Christ, incrustées dans la roche et recouvertes en partie de concrétions marines », raconte Félix Biancamaria dans son livre Le Trésor de Lava - La fièvre de l’or romain chez les plongeurs corses, publié en 2004 chez Albin Michel.

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    Félix Biancamaria remonte à la surface une pièce d’or qu’il affirme avoir trouvée à 2 m seulement de profondeur et avoir décollée d’un rocher au moyen d’un couteau de plongée.

    Ce n’est pas la première fois qu’on trouve à cet endroit des monnaies en or. En effet, dès 1956, on signale l’apparition sur le marché numismatique français de 41 pièces d'or  romaines : 35 aurei (monnaie d’or pesant environ 5 g) et 6 multiples (pièce valant 8 aurei, donc pesant près de 40 g) émis au IIIe siècle après J.-C., au cours des règnes de Gallien (253-268), de Claude II le Gothique (268-270), de Quintille, le frère cadet de Claude (qui régna seulement deux mois en l’an 270 !) et d’Aurélien (270-275). Après enquête, on apprend que toutes ces monnaies auraient été trouvées au début des années 1950 en Corse du Sud.

    Ces pièces sont dispersées aux enchères, puis font l'objet deux ans plus tard d'un long article dans la Revue numismatique, rédigé par Jean Lafaurie, directeur des études de numismatique romaine à l'École pratique des hautes études, et intitulé « Trésor d'un navire romain trouvé en Méditerranée ». L’auteur révèle qu’une première découverte a déjà eu lieu au XIXe siècle (aux alentours de 1860) : « C'était il y a environ cent ans : un pêcheur de corail trouva, le long des côtes de la Corse, un trésor de monnaies d'or. Bien que toutes les monnaies soient dans l'état que les numismates ont convenu d'appeler à « fleur de coin », de nombreux exemplaires présentent des défauts superficiels affectant la surface et surtout la tranche, qui n'ont pu être causés que par un chauffage intense, tel celui d'un incendie dont la violence aurait provoqué un début de fonte des pièces. Il est possible de supposer l'incendie d'un navire ».

    Vingt-deux ans plus tard, en 1980, Jean Lafaurie actualise son article avec l’aide d’Hélène Huvelin et révèle alors : « Depuis 1970-71, des monnaies de mêmes types, de mêmes émissions, en particulier les si extraordinaires multiples d'or de Claude II, apparaissent ça et là lors de ventes publiques ou ont été signalées chez divers experts ». L’auteur signale, en effet, l’apparition de 44 nouvelles monnaies sur le marché (37 aurei et 7 multiples des quatre mêmes empereurs que ceux du lot de 1958), plus un aureus de l’impératrice romaine Otacilie (244-249), l'épouse de Philippe l’Arabe.

    Dans un remarquable article du numéro XXIV de la revue Trésors monétaires, publiée en 2010 par la Bibliothèque nationale de France, Sylviane Estiot, directrice de recherches au CNRS, ne croit pas du tout à la thèse de la découverte de monnaies au XIXe siècle. Pour elle : « Il ne fait guère de doute que le trésor a été découvert à date récente par des plongeurs ».

    Les plus importantes découvertes du trésor de Lava vont cependant être réalisées à partir de septembre 1985 par les trois plongeurs corses, pêcheurs d’oursins.

    Éboulis terrestre ou épave maritime ?

    Félix Biancamaria a fourni des précisions intéressantes sur sa découverte : « On plongeait tous les jours non-stop, de 8 heures du matin jusqu'à 3-4 heures de l'après-midi. On a dû remonter pas loin de 600 pièces d’or. Chaque soir, c'était la fête avec les amis. La folie ! Moi, je flambais plutôt à Paris, à Nice ou à Deauville, c'était moins voyant. Mais mon frère Ange et notre ami Marc, eux, restaient sur l'île : boîtes de nuit, champagne à gogo... Les gens pensaient même qu'on faisait partie du gang des postiches ! ».

    Félix Biancamaria a révélé avoir vendu la quasi totalité de ses pièces d’or. D’abord, affirme-t-il, à des Américains, venus spécialement en Corse en décembre 1985 avec deux mallettes pleines de billets : en tout, il aurait négocié, selon lui, 340 monnaies pour 4 millions de francs (610 000 euros environ) !

    Puis, en mars 1986, il cède une vingtaine d’autres pièces à Jean Vinchon, un expert numismate parisien renommé : « Je monte à Paris et, le soir même, je suis dans son cabinet. Je lui dit qu’on a trouvé tout ça en allant à la pêche aux oursins. Il m'interrompt aussitôt et me dit qu’il vaut mieux affirmer qu’il s’agit d’un trésor de famille parce que ces pièces sont rares et qu’elles peuvent être considérées comme un trésor archéologique ».

    La fille de l’expert numismate, aujourd'hui décédé, fournira plus tard une autre version : « Biancamaria est arrivé en assurant qu'il s'agissait d'un don de son père. Il voulait à tout prix de l’argent liquide, car il était très pressé ». Qui croire ? Ce qui est certain, c’est que Félix Biancamaria ressort du bureau de l’expert avec, en poche, 550 000 francs en espèces (84 000 euros environ) ! Il avouera plus tard que s’il ne s’était pas précipité pour vendre ses monnaies, il aurait pu en obtenir 3 à 4 fois plus d’argent ! Mais il ne culpabilisait absolument pas de les brader, car il était non seulement pressé de mener la grande vie, mais il était surtout persuadé que son filon était inépuisable et qu’il suffisait de retourner plonger sur le site de Lava pour récupérer de nouvelles pièces d’or !

    Biancamaria révèle aussi avoir trouvé deux anneaux d’or de 3 cm de diamètre (trop grands donc pour être des alliances), pesant 20 g environ chacun, et des bracelets en or (tout simples, sans gravures) qu’il a fondus, avec des monnaies abîmées ayant une faible valeur, en une boule d’or pesant environ un kilo… boule qu’il se fera voler un jour dans son bungalow pendant qu’il était en plongée !

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    Félix Biancamaria tient dans ses mains un superbe et rarissime médaillon à l’effigie de Claude II le Gothique. Un exemplaire de ce type, mais de qualité inférieure, a été vendu le 18 juin 2004 pour 15 000 euros.

    Le trésor a certainement appartenu à un haut dignitaire de Rome (officier supérieur, sénateur, gouverneur…) qui se serait embarqué d’un port du nord de l’Italie (Gênes ?) à destination de l'Afrique, via la Corse. L’analyse des monnaies permet de situer le terminus ante quem, c’est-à-dire la date de la pièce la plus récente (il s'agit d'un aureus de l’empereur Aurélien) et donc d’affirmer que le trésor a été perdu à la fin de l'année 272 ou au tout début de l’an 273.

    Pour les historiens, deux thèses s’affrontent

    Première hypothèse : le navire aurait percuté un récif dans le golfe de Lava, puis pris feu avant de couler. Cette thèse du naufrage est parfaitement plausible car de nombreuses pièces d'or présentent, on l’a vu, des traces d’exposition au feu. Mais un fait me surprend : les plongeurs des services archéologiques n’ont retrouvé ni vestiges de bateau, ni poteries antiques sur le site. Ce qui aurait dû être le cas s’il y avait eu naufrage.

    Seconde hypothèse : elle est fondée sur une rumeur qui circule depuis bien longtemps dans le village de Villanova, qui surplombe le golfe de Lava. Sur les hauteurs existeraient les ruines de villas romaines. Au XIXe siècle, des ouvriers italiens qui travaillaient dans les vignes de la région auraient trouvé une ou plusieurs jarres contenant des pièces en or, dont ils auraient caché une partie dans une grotte située près de la mer. Suite à un éboulement de la falaise, le trésor serait alors tombé dans la mer. Malheureusement, dans l’eau, on n’a jamais trouvé de morceaux de poteries provenant d’éventuelles jarres.

    Savoir laquelle des deux hypothèses est la vraie est absolument fondamental pour les trois découvreurs : en effet, selon la loi française, si le trésor est d'origine terrestre, il appartient pour moitié aux trois plongeurs et pour moitié au propriétaire du terrain situé sur les hauteurs. S'il s'agit d'une épave maritime, il appartient à l'État français.

    1995 : condamnation des trois plongeurs

    Le 7 novembre 1986, le journal Nice Matin révèle l’affaire au grand public, en titrant : « Découvert par des pilleurs d’épave, l’or de Lava mis aux enchères à Monaco ». Une partie du trésor (18 pièces, présentées sous les numéros 32 à 49 avec l’intitulé « Trésor de monnaies romaines en or, un nouveau lot du trésor d’aurei trouvé en Méditerranée ») est, en effet, proposée aux enchères au Sporting d'Hiver de Monte-Carlo le 15 novembre, mais elle est saisie avant la vente par les Douanes, à la demande du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

    Se fondant sur le principe que tout trésor trouvé en mer est considéré comme épave maritime (alors qu’aucune trace d’épave n’a été trouvée !), l'État français confisque les 18 superbes pièces du trésor de Lava exposées dans le catalogue. Parmi elles, se trouve un rarissime médaillon de Gallien dont la valeur a été estimée à 150 000 euros ! Ce multiple en or de 8 aurei, frappé en 266, porte à l’avers la tête couronnée de l’empereur et, au revers, deux mains qui se serrent en signe d’union (ce que les Romains appelaient le dextrarum junctio) avec la légende « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (L’entente du Peuple Romain et des soldats) entourée d’une couronne de lauriers.

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    Rarissime multiple en or de Gallien,  frappé en 266 et trouvé à Lava : au revers, deux mains avec la légende « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (L’entente du Peuple Romain et des soldats) entourée d’une couronne de lauriers. Valeur estimée : 150 000 euros !

    Sur commission rogatoire du juge d’instruction au Tribunal de grande instance d’Ajaccio, la gendarmerie réagit immédiatement : elle procède à des inculpations pour détournement et recel d’épave maritime, ainsi qu’à des saisies. L’ensemble de cette action, réalisée aussi bien en Corse que sur le continent chez des particuliers et des experts numismates, aboutit à la saisie de 73 monnaies provenant du trésor. Le 18 novembre, le DRASSM envoie des plongeurs dans le golfe de Lava. En vain : aucune monnaie, aucune trace d’épave ne sont trouvés. Le site, localisé précisément par les gendarmes (coordonnées GPS : 41°58,2'N / 8°36,6'E), est alors interdit de plongée par arrêté préfectoral.

    Désireux d’identifier les individus qui ont mis toutes ces pièces d’or sur le marché numismatique, le procureur d'Ajaccio lance une vaste opération de police. De son côté, Interpol diffuse sans tarder un message aux polices du monde entier, dans lequel il est précisé que ces monnaies sont invendables car elles appartiennent à l’État français.

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    L'affiche d’Interpol, envoyée aux principales polices du monde entier, précise que les monnaies du trésor de Lava sont invendables car elles appartiennent à l’État français.

    Finalement, après neuf ans d'investigation et plus de 500 personnes interrogées, l’enquête est bouclée : la justice condamne alors, le 15 novembre 1995, lors du procès en appel, les frères Ange et Félix Biancamaria, ainsi que leur ami Marc Cotoni (qui mourra assassiné en 2004 à Ajaccio) à 18 mois de prison avec sursis et 100 000 francs d'amende (15 200 euros environ). Des sommes dérisoires par rapport à ce qu’ont touché, en espèces, les trois inventeurs du trésor !

    Les 73 aurei et multiples, saisis par la Gendarmerie à la fin de 1986, ont été déposés après jugement au Cabinet des Médailles, par la Sous-Direction de l'Archéologie au Ministère de la Culture : sur les 73 monnaies, la Bibliothèque nationale de France en conserve 40. Les 33 autres exemplaires ont été rétrocédés au musée de Sartène (Corse du Sud).

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    L’État français, après avoir exercé son droit de propriété sur l’épave maritime (mais aucune épave n’a été retrouvée !), a fait confisquer 73 monnaies qu’il a ensuite confiées au Cabinet des Médailles à Paris et au musée de Sartène (Corse du Sud).

    Réapparition d’un rarissime plat en or

    Malgré le jugement de novembre 1995 condamnant les trois plongeurs, les policiers poursuivent leurs investigations, comme le confie l’un d’eux, sous couvert d’anonymat : « En dépit des saisies de l'époque, une partie du trésor manquait néanmoins à l'appel. Nous recherchions notamment d'autres monnaies, mais aussi un rarissime plat en or qui était susceptible d'être écoulé sur des marchés clandestins ». Ce plat en or avait été trouvé sous l’eau en octobre 1986, mais son existence n’a été révélée qu’en juillet 1992, grâce à un croquis saisi chez un antiquaire d'Ajaccio.

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    À gauche : croquis du plat en or à l’effigie de l'empereur Gallien, saisi chez un antiquaire d'Ajaccio en juillet 1992. À cette date, le plat est toujours recherché : il ne sera retrouvé qu’en 2010. À droite : photo du plat, découvert tordu sur lui-même. Cette pièce unique d'orfèvrerie, de 25 cm de diamètre et de 3 mm d’épaisseur, pèse 918 g. Il comporte, en son centre, un rarissime médaillon de Gallien.

    Les recherches conjointes de la Douane judiciaire, de l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels et du Groupe d'intervention régional (GIR) d'Ajaccio vont finalement permettre de récupérer l’objet à la gare du Nord à Paris, le 21 octobre 2010, dans un bagage de Félix Biancamaria !

    Ce dernier revient sur l’affaire : « Un jour, sous un énorme rocher à 5 ou 6 mètres de profondeur, je vois une sorte d'assiette tordue sur elle-même, de la forme d’un ballon de rugby avec, au centre, un gros médaillon représentant la tête de l’empereur Gallien et, à l’arrière, un anneau mobile servant certainement à accrocher le plat à un mur. Peu de temps après, ce plat en or est vendu par un de mes amis. Pendant près de vingt-cinq ans, je n'en entends plus parler. Puis, un jour, j'ai été contacté par un autre ami, qui m'explique qu'il a récupéré le plat et me demande si je connais un acheteur potentiel. J’ai alors trouvé un acheteur en Belgique et j’ai sauté dans un TGV. Arrivé sur place, l'acheteur m'a dit qu'il n'était plus intéressé par cette pièce. Je pense qu'il avait dû se renseigner auprès d'experts qui l’ont alerté sur le caractère rarissime de l'objet. Au retour sur Paris, j'étais tranquillement installé à ma place lorsqu'une quinzaine de policiers ont débarqué dans mon compartiment au moment où le TGV entrait en gare du Nord. Ils m'ont fouillé, menotté et confisqué le plat en or. Puis, ils m'ont escorté au commissariat de Nanterre. Là, je suis resté en garde à vue 48 heures. C'est une expérience douloureuse à vivre. J'ai été concerné par sept chefs d'inculpation, dont vol d'objets appartenant à l'État et recel en bande organisée, puis soumis à un contrôle judiciaire quatre fois par mois ».

    Grâce à cette saisie policière, on en sait un peu plus sur ce plat en or : il fait 25 cm de diamètre, 3 mm d’épaisseur, pèse 918 g et possédait, d’après Félix Biancamaria, un grand médaillon de l'empereur Gallien incrusté en son centre que le plongeur s’était empressé de revendre ! Les spécialistes pensent que cet exceptionnel objet d’orfèvrerie a été fabriqué spécialement pour les festivités célébrant les « Décennales » (dix années de règne) de Gallien, qui se sont déroulées à l’automne 262.

    Sans être aussi richement travaillé que la patère en or massif, trouvée en 1774 à Rennes et datant du même IIIe siècle après J.-C. (elle se trouve au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale à Paris), le plat en or de Gallien est quand même une pièce rare, estimée à un ou deux millions d'euros !

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    La patère trouvée en 1774 à Rennes est un plat en or utilisé pour des cérémonies religieuses : on y voit Bacchus et Hercule en train de boire. Cette scène est entourée de 16 aurei d’empereurs. Poids : 1 375 g. Diamètre : 25 cm.

    Où se trouvent toutes les monnaies découvertes à Lava ?

    Aujourd’hui, la police est loin d’avoir récupéré tous les objets du trésor de Lava, car ils ont été vendus sous le manteau : seuls le plat en or et 73 monnaies, sur un total d’environ 600, d’après les confessions de Félix Biancamaria, ont pu être saisis par l’État.

    Sylviane Estiot, directrice de recherches au CNRS, a effectué en 2008 un important travail documentaire dans les archives : elle a finit par recenser 450 monnaies du trésor de Lava, parmi lesquelles 3 médaillons de Gallien avec le revers « CONCORD. P.R. ET MILIT. » (on n’en connaissait aucun exemplaire jusque-là) et 41 médaillons de Claude II (on n’en connaissait qu’un seul, conservé au musée de Vienne en Autriche). Elle estime que le trésor devait comporter, à l’origine, entre 1 200 et 1 400 monnaies d’or.

    Hormis ces 73 pièces récupérées, la quasi totalité des monnaies du trésor de Lava sont, d’après la rumeur, passées dans les mains de nombreux marchands professionnels, collectionneurs et même… de dentistes qui ont fondu des pièces pour en faire de l’or dentaire servant à réaliser des couronnes ! On dit aussi que certains membres du milieu corse, ayant servi d’intermédiaires pour la vente, auraient profité de cette occasion pour faire des surmoulages des médaillons et commercialiser ces faux comme étant de véritables originaux !

    Compte tenu de la vigilance d’Interpol, il est quasiment certain qu’aucune monnaie ne réapparaîtra sur le marché avant des dizaines d’années : leurs possesseurs se les feraient, en effet, confisquer !

    Par ailleurs, je suis persuadé qu’il reste d’autres pièces d’or sous l’eau. En effet, à la fin du XIXe siècle, on sait qu’un effondrement de la falaise a eu lieu en face du rocher de Pietra Piumbata… précisément là où ont été trouvées les monnaies et le plat ! C’est pourquoi je pense qu’il y a encore des objets précieux sous les éboulis. Il serait donc judicieux de faire enlever, par des plongeurs du DRASSM, les gros blocs de pierre qui tapissent le fond de la crique, à seulement quelques mètres de profondeur. On mettrait ainsi au jour le reste du trésor de Lava !

    Diffusion d’un reportage sur Arte

    Le 22 août 2015, la chaîne télévisée Arte a présenté un documentaire signé Karel Prokop, qui révèle trois informations inédites.

    D’une part, les recherches sous-marines du DRASSM, réalisées jusqu’à 50 mètres de profondeur, n’ont pas permis de détecter le moindre élément indiquant la présence d’une épave : clous, morceaux d’amphores, objets de la vie quotidienne…

    D’autre part, certains protagonistes de l’affaire (refusant de dévoiler leur identité devant la caméra) affirment qu’une statuette a été aussi découverte dans l’eau : elle serait en or, pèserait dans les 20 kg, ferait une trentaine de centimètres de hauteur et représenterait un jeune éphèbe tenant une huître dans sa main droite.

    Enfin, des recherches effectuées en Italie dans les archives de l’histoire de l’Empire romain auraient permis de donner un nom à l’éventuel propriétaire du trésor : il s ‘agirait d’un certain Julius Placidianus qui fut préfet du prétoire, puis consul en 273.

    De façon certaine, on peut donc conclure qu’à ce jour l’énigme du trésor de Lava n’est toujours pas résolue, mais que des rebondissements ne sont pas à exclure dans l’avenir !

     

    Un médaillon en or de Claude II vendu 15 000 euros !

    On a vu que plusieurs exemplaires d’un multiple en or de 8 aurei à l’effigie de Claude II le Gothique ont été trouvés dans les eaux du golfe de Lava. Une seule de ces monnaies a échappé à la saisie au profit de l’État : elle est, en effet, passée deux fois en vente publique. La première fois, le 9 juin 1986 lors de la vente sur offres Pesce-Poinsignon : la monnaie a alors été acquise pour 30 000 francs (4 600 euros environ). La seconde fois, le 18 juin 2004 lors de la vente sur offres n°21 de la Compagnie Générale de Bourse (CGB), au cours de laquelle la même monnaie a atteint le prix de 15 000 euros.

    Ce multiple a été frappé à Milan (Mediolanum) en 268 après J.-C. Son diamètre est de 35,5 mm et son poids de 39,2 g. Son état de conservation est très moyen (TB), à cause d’une usure marquée. D’autres multiples de Claude II, confiés au Cabinet des Médailles à Paris, dont la qualité est superbe, sont estimés à plus de 50 000 euros l’exemplaire !

    Sur l’avers figure le buste lauré et cuirassé à droite, l’égide (bouclier de Zeus) posée sur l’épaule. On lit : IMP. C. M. AVRL. CLAVDIVS. P. F. AVG. (Imperator Caesar Claudius Augustus, Empereur César Claude Auguste). Sur le revers apparaît la Concorde drapée, debout de face, regardant à droite et tenant une enseigne militaire dans chaque main. On lit : CONCORDIA EXERCITUS (L’entente de l’armée).

    Ce médaillon est considéré par les spécialistes comme une émission dite de donativum, c’est-à-dire qu'il a été offert en cadeau par l'empereur Claude II à de hauts dignitaires, civils ou militaires.

    Avant la découverte du trésor de Lava, le seul exemplaire connu de ce type était celui possédé par le musée de Vienne (Autriche), mais sa valeur est seulement de six aurei et non de huit.

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    Ce multiple en or de huit aurei, à l’effigie de Claude II le Gothique, a été confié au Cabinet des Médailles à Paris, après saisie au profit de l’État. Compte tenu de son état superbe, sa valeur est estimée à plus de 50 000 euros.

    Rebondissement dans l'affaire du trésor de Lava (Corse) !

    Samedi 11 mars 2017 : la presse fait état de l'arrestation de 4 personnes habitant la Corse et impliquées dans un trafic d'armes semi-automatiques, destinées à être transformées en armes de guerre !

    Lors d'une perquisition au domicile de l'un de ces trafiquants, dans le village de Casamaccioli, les enquêteurs découvrent 16 monnaies romaines en or : elles proviennent du trésor de Lava et allaient être revendues sur le marché asiatique.

    Jusqu'à présent, 73 monnaies seulement avaient été retrouvées sur les 1 200 à 1 400 qui devait composer cet exceptionnel trésor romain !

  • DÉCOUVERTE DE TRÉSORS

    Rebondissement dans l'affaire du trésor de Lava (Corse) !

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    Samedi 11 mars 2017 : la presse fait état de l'arrestation de 4 personnes habitant la Corse et impliquées dans un trafic d'armes semi-automatiques, destinées à être transformées en armes de guerre !

    Lors d'une perquisition au domicile de l'un de ces trafiquants, dans le village de Casamaccioli, les enquêteurs découvrent 16 monnaies romaines en or : elles proviennent du trésor de Lava et allaient être revendues sur le marché asiatique.

    Jusqu'à présent, 73 monnaies seulement avaient été retrouvées sur les 1 200 à 1 400 qui devait composer cet exceptionnel trésor romain !

    Pour tout savoir sur la découverte de ce trésor, lire sur ce blog l'article que nous avons consacré à cette affaire et intitulé "L'invraisemblable histoire du trésor corse de Lava" en cliquant sur ce lien :

    http://www.blogspirit.com/admin/posts/post.php?post_id=3087937&evnt=editPost&signature=7c98fd1338c563cfe97f5b0a4907f1debd2f28e4